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CAC 40

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CAC 40 : L'échauffement sur les rendements obligataires pénalise les actions

vendredi 5 octobre 2018 à 08h35

(BFM Bourse) - L'indice CAC 40 a décroché jeudi, en perdant 1,47% à 5 410 points dans des volumes en accélération, dans un marché tourmenté par le dossier budgétaire italien, et les tensions sur les rendements obligataires de part et d'autre de l'Atlantique.

La tendance était toutefois à l'apaisement sur la seconde partie de la semaine. Le gouvernement transalpin, pour rappel issu d'une coalition inédite, pourrait finalement revoir ses prévisions de déficit à la baisse (de 2,4 en 2019 à 2% en 2021). Encore faut il que la croissance suive. Or le gouvernement italien vient de ramener sa prévision de croissance du PIB pour 20178 de 1,5% à 1,2%.

La crispation avait commencé la semaine passée avec l'annonce par la coalition populiste au pouvoir en Italie d'un accord sur un déficit à 2,4% pour les trois prochaines années, soit largement plus que ce que prévoyait le précédent exécutif. La crainte des gérants et cambistes était celle de voir l'Italie déroger aux règles d'orthodoxie budgétaire européenne. Et de faire un effet "tâche d'huile".

De l'autre côté de l'Atlantique, l'échauffement sur le marché des taux est à mettre en relation directe avec les anticipations d'un durcissement encore plus prononcée de la politique monétaire américaine, notamment au regard des très bons chiffres sur l'emploi. Les inflexions dans les éléments de langage employés la semaine passée par J. Powell, Président de l'Institution, ne sont pas passés inaperçus...

Si la Fed a confirmé qu'elle prévoyait toujours d'augmenter ses taux une nouvelle fois avant la fin de l'année et trois fois en 2019, la banque centrale a surpris en retirant pour la première fois le terme "accommodant" de son communiqué. Une attitude une nouvelle fois plus ferme dans les intentions qu'initialement envisagé. Des éléments corroborés par les différentes interventions de dirigeants de la Fed cette semaine, pointant l'excellente santé de l'emploi, conjuguée à une maîtrise, à ce stade, des prix.

L'emploi justement, sera au programme cette après-midi en point d'orgue statistique de la semaine, avec le rapport mensuel NFP pour le mois de septembre. Le taux de chômage, en particulier, est attendu en baisse à 3,8% de la population active.

Les opérateurs ont déjà eu un avant-goût sur le sujet sur cette seconde partie de la semaine. Mercredi avec la traditionnelle enquête sur l'emploi du cabinet privé en ressources humaines ADP (Automatic Data Processing) et hier avec les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage.

Le cabinet a mis en évidence 230 000 création de postes dans le secteur privé non agricole en septembre, explosant la cible à 185 000. Quant aux inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage pour la semaine du 24 au 30 septembre, elles ont baissé à 207 000, contre une cible à 214 000. De quoi nourrir l'hypothèse d'une contraction du taux de chômage à 3.8% de la population active. C'est en tout cas le sens du consensus que nous venons d'évoquer.

Pour compléter le chapitre macroéconomique, les commandes à l'industrie américaine, publiées hier pour le mois d'août ont comme prévu fortement progressé, de 2,3%.

Côté valeurs, Valeo a chuté de 6,56% à 32,50 euros. En cause, les déclarations du directeur général du groupe, Jacques Aschenbroich, mardi, à l'occasion d'un déjeuner de presse du Mondial de l'automobile à Paris. "Le marché automobile chinois est impacté par la conjoncture, les prochains mois risquent d'être difficiles", a-t-il déclaré. Or, la Chine ne représente pas moins de 30% des 14 milliards d'euros de prises de commandes du groupe au premier semestre 2018.

L'ensemble du secteur automobile (constructeurs et équipementiers) était affecté hier à l'image de Michelin (-2,01% à 102,60 euros), Renault (-1,06% à 72,96 euros), Peugeot (-1,17% à 22,05 euros), Faurecia (-5,25% à 49,25 euros), ou encore Plastic Omnium (-4.00% à 30,47 euros).

Le secteur du luxe était à la peine. Quelques jours avant la publication de leurs chiffre d'affaires et résultats du troisième trimestre, Bryan Garnier a publié une note dans laquelle la banque d'investissement explique anticiper un ralentissement de la croissance des acteurs du luxe, après un premier semestre record (+10% de ventes organiques en moyenne). Les analystes de Bryan Garnier n'anticipent toutefois pas de rupture de tendance et tablent sur une nouvelle croissance des ventes au second semestre, de l'ordre de 8%. Kering a décroché de 5,36% à 437,8 euros, et LVMH de 4,89% à 287,95 euros.

A l'inverse, le secteur banque assurance tirait son épingle du jeu dans ces conditions d'échauffement sur les marchés des taux. Société Générale a gagné 0,67% à 37 euros, Crédit Agricole 2,19% à 12,67 euros, BNP-Paribas 0,31% à 52,30 euros), et Natixis 1,96% à 5,838 euros).

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux marchés d'actions ont significativement reflué, avec l'échauffement marqué des bons du Trésor à 10 ans (Treasuries), dans un contexte d'anticipation de durcissement supplémentaire de la politique monétaire de la Fed. Le Dow Jones a perdu 0,75% à 26 627 points, et le Nasdaq Composite, à forte "coloration" technologique, a perdu 1,81% à 7 879 points. Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s'est déprécié de 0,82% à 2 901 points.

Un point sur les autres classes d’actifs à risque : vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1,1505$. Le baril de WTI, un baromètre de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 74,90$.

Sur le plan macroéconomique ce vendredi, à suivre en priorité le rapport mensuel de septembre sur l'emploi américain par le Département du Travail. Au programme: les salaires, le taux de chômage et les créations / destructions de postes dans le secteur privé non agricole. A suivre également la balance commerciale française à 08h45.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

En rompant le niveau graphique des 5 445 points hier, avec confirmation en donnés de clôture et par les volumes de transactions, l'indice phare tricolore a envoyé un message baissier de court terme. Les oscillations vont désormais s'organiser sous les 5 445 points, et aucun garde-fou graphique n'est identifiable avant les 5 245 points. Dans l'immédiat et à l'échelle de la seule séance à venir en revanche, un rééquilibrage momentané des forces en présence est l'option privilégiée par notre équipes d'analystes.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.

On prendra soin de noter qu'un franchissement des 5445.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 1.15 points relancerait la pression vendeuse.

Idée d'investissement
avec Société Générale
Si vous souhaitez miser sur notre scénario, le Warrant Société Générale F468S est adapté.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Neutre
Résistance(s) :
5445.00 / 5560.00 / 5665.00
Support(s) :
1.15

Graphique en données horaires

CAC 40 : L'échauffement sur les rendements obligataires pénalise les actions (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : L'échauffement sur les rendements obligataires pénalise les actions (©ProRealTime.com)
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