(BFM Bourse) - L'indice parisien a ouvert en hausse de plus de 1% ce lundi 26 mai alors que le président américain a décidé de reporter au 9 juillet l'application des surtaxes douanières frappant les importations européennes.
Petit "ouf" de soulagement à la Bourse de Paris ce lundi 26 mai. Le CAC 40 s'adjuge 1,37% en début de séance à 7.831,01 points après que Donald Trump a finalement reporté au 9 juillet l'application des surtaxes douanières aux produits européens.
Ces surtaxes avaient initialement été décalées jusqu'au 1er juin, dans un premier temps. La semaine dernière, le locataire de la Maison Blanche avait menacé d'appliquer ces droits de douanes additionnels de 50% à compter de dimanche, évoquant alors des négociations commerciales "très difficiles" avec l'Union européenne. Ce qui avait fait perdre environ 1,7% au CAC 40, vendredi.
In fine, dans la nuit de dimanche à lundi, le président américain a annoncé prolonger ce sursis d'un peu plus d'un mois, à la suite d'une "très bonne conversation" avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
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Un marché toujours fragile
"L'Europe est prête à faire avancer les négociations de manière rapide et décisive. Pour parvenir à un bon accord, nous aurons besoin de temps jusqu'au 9 juillet", a de son coté déclaré la présidente de l'exécutif européen sur X.
Cette décision permet "d'atténuer temporairement l'escalade des tensions commerciales", observe Naeem Aslam de Zaye Capital. Le spécialiste des marchés considère également que les déclarations de Donald Trump et Ursula von der Leyen soutiennent l'optimisme de marché car elles signalent "une volonté de s'engager dans des négociations sérieuses".
"Toutefois, le sentiment des investisseurs reste prudent en raison de la nature imprévisible des politiques commerciales et du risque de volatilité future", ajoute-t-il.
"En résumé, bien que le report des droits de douane à l'encontre de l'Union européenne a donné un coup de pouce à court terme aux marchés à terme, les inquiétudes sous-jacentes concernant les relations commerciales et les indicateurs économiques à venir continuent de peser sur le sentiment des investisseurs", conclut Naeem Aslam.
"Avec l’annonce hier (dimanche, NDLR) de Donald Trump qu’il laisserait plus de temps aux négociations, avec une hausse des tarifs prévue maintenant pour le 9 juillet, il montre de nouveau qu’il bat en retraite devant l’impact négatif sur les marchés de ses décisions", observe Sebastian Paris Horvitz de LBPAM.
"Il est difficile à ce stade de déterminer avec certitude où finira cette confrontation. Néanmoins, le plus probable est que ces taux de 50% ne seront pas appliqués. Donald Trump devrait reculer. En même temps, il est possible que les taux puissent s’établir plus haut que les 10% actuels", poursuit-il.
"Nous gardons cependant l’hypothèse du statu quo dans notre scénario central. Mais, évidemment ce nouvel épisode ne fait qu’amplifier l’incertitude déjà distillée par les décisions erratiques du nouveau gouvernement américain", conclut l'économiste.