(BFM Bourse) - Le CAC 40 abandonne du terrain à la mi-séance de ce mercredi 28 janvier, lesté par la chute de sa première capitalisation.
Quand LVMH souffre c'est toute la cote parisienne qui vacille. Le CAC 40 abandonne 0,92% à 8.077,97 points à la mi-séance de ce mercredi 28 janvier.
Les investisseurs attendent l'issue de la réunion de deux jours de la Réserve fédérale américaine (Fed), la première de l'année.
Les marchés anticipent clairement un maintien des taux à leurs niveaux actuels avec l'attention cristallisée sur la conférence de presse de Jerome Powell.
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La chute de LVMH fait mal
"Depuis la réunion de décembre, la croissance a continué de surprendre positivement tandis que les données sur l’emploi se sont révélées rassurantes: un taux de chômage en baisse et des demandes d’allocations chômages qui restent contenues", explique Indosuez WM.
"Cela devrait permettre à la Fed de temporiser afin d’attendre des progrès supplémentaires du côté de l’inflation avant de poursuivre la normalisation de sa politique monétaire", explique le gérant de fortune.
La tendance à la Bourse de Paris est surtout tirée par LVMH, première capitalisation boursière de la place.
Le groupe de luxe chute de 6,6%, après avoir livré une activité trop juste dans la mode et maroquinerie au quatrième trimestre aux yeux des investisseurs et des analystes.
LVMH entraîne dans son sillage l'ensemble des titres du secteur, Kering perdant 2,5% tandis qu'Hermès abandonne 0,6%. Jefferies juge que les résultats de LVMH ne constituent pas un "moment eurêka" pour le secteur.
STMicroelectronics s'adjuge 3,4% probablement porté par les bons chiffres publiés la veille par son comparable Texas Instrument, qui bondit de 8% dans les échanges d'avant Bourse à Wall Street.
Sur les autres marchés, l'euro rechute de 0,6% face au billet vert à 1,1968 dollars après avoir dépassé les 1,20 dollar pour la première fois depuis 202. La devise de la zone euro a notamment été aidée par Donald Trump qui a grosso modo déclaré que la baisse du dollar ne le préoccupait pas plus que cela.
La hausse de l'euro "a soulevé des questions quant à la nécessité pour la Banque centrale européenne (BCE) d'envisager une nouvelle baisse des taux d'intérêt, compte tenu de la pression à la baisse que cela exercerait sur l'inflation", écrit Deutsche Bank.
"En effet, le gouverneur de la banque centrale autrichienne, Martin Kocher, a déclaré dans une interview accordée au Financial Times ce matin que la poursuite de l'appréciation de l'euro pourrait obliger la BCE à réagir. L'euro a donc légèrement reculé ce matin après ces commentaires", poursuit la banque allemande.
Le pétrole évolue peu. Le contrat de mars sur le Brent de mer du Nord recule de 0,2% à 66,47 dollars le baril tandis que celui sur le WTI coté à New York est stable à 62,36 dollars le baril.
