(BFM Bourse) - Les opérateurs ont cédé à l'appel des congés estivaux alors que la saison des résultats est pour l'essentiel terminée. Le CAC 40 s'offre pour autant une hausse de 0,8% toujours bien campé sur les 6500 points lundi soir. Les échanges se font dans le calme dans l'attente de la publication des chiffres de l'inflation de juillet aux Etats-Unis mercredi.
Un beau rebond pour commencer cette semaine traditionnellement la plus pauvre en actualités pour les sociétés cotées. Le CAC 40 termine sur une variation loin d'être anecdotique, avec une hausse de 0,80% à 6.524,44 points, après avoir progressé de 1,41% à 6564,24 points au plus haut de la séance. Les volumes sont toutefois restés très réduits, avec 2,3 milliards d'euros échangés lundi. Une torpeur plus que classique en cette deuxième semaine d’août, faute d'intervenants sur les places boursières.
L'ambiance est donc plutôt à l'optimisme. La Bourse de Paris vient de connaître cinq semaines consécutives de progression, dont celle écoulée (+0,37%). A Wall Street, l'heure est également au rebond à la clôture des Bourses européennes après une fin de semaine mi-figue mi-raisin.
Après les données sur l'emploi américain publiés vendredi dernier, ce sont les chiffres de l'inflation aux Etats-Unis prévus mercredi qui vont rythmer la semaine boursière. Attendue comme le lait sur le feu, cette statistique va donner des indications sur l'orientation de la future politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.
En attendant ce grand rendez-vous de la semaine, la cote américaine profite de l'adoption dimanche par le Sénat américain du projet de loi de "réduction de l'inflation" de l'administration Biden. Le texte prévoit des mesures visant à faire baisser les prix des médicaments et des aides à l'achat de voitures électriques. Les constructeurs de voitures électriques étaient encore bien orientés à l'image de Tesla (5,1%), Rivian Automotive (9%) ou Lordstown Motors (5%) .
L'inflation reste au cœur des débats boursiers. Les derniers chiffres de l'emploi américain révèlent en effet une hausse de 5,2% du salaire horaire moyen sur un an en raison de la pénurie de main d’œuvre. Un état des lieux qui devrait pousser la Fed à poursuivre son mouvement de normalisation monétaire faute de voir l'inflation se calmer. A ce sujet, la déclaration de Loretta Mester de l'antenne de la Réserve fédérale de Cleveland ne laisse aucun doute sur la posture privilégiée par les responsables de la Fed. Elle indique qu'une pause dans les hausses des taux pourrait n'intervenir qu'en deuxième partie de 2023. Samedi, Michelle Bowman, une gouverneure de la Fed a plaidé pour que l'institution monétaire continue à relever fortement ses taux directeurs jusqu'à ce que l'inflation diminue réellement. La probabilité d'une nouvelle hausse des taux de 0,75% en septembre est estimée à près de 70% contre 34% jeudi, avant la publication des chiffres de l'emploi américain.
Une actualité rare du côté des entreprises
Sur le front des entreprises, l'animation était faible voire quasi inexistante en cette période de trêve estivale. Parmi les rares sociétés à avoir communiqué ce lundi, on peut citer Veolia Environnement qui annonce la cession des activités de déchets de Suez au Royaume-Uni à Macquarie pour 2,4 milliards d'euros, pour "répondre aux principales obligations de l'autorité de la concurrence britannique". Le titre du spécialiste français de la gestion de l'eau, des déchets et de l'énergie termine en hausse de 2%.
Hors ténors de la cote, Navya (-1,2%) annonce un nouveau partenariat aux Etats-Unis avec le Minnesota Department of Transportation, AECOM, et la ville de White Bear Lake (Minnesota), pour le déploiement d'une navette Navya Autonom Arma dans le cadre d'un projet pilote d'une durée d'un an.
Néovacs (-20,6%) veut investir dans Pharnext (-6,1% après +34% à la mi-journée ) sous forme de prêts en actions avec BSA afin d'accompagner la société biopharmaceutique à un stade clinique avancé développant de nouvelles thérapies pour des maladies neurodégénératives sans solution thérapeutique satisfaisante.
Parmi les autres classes d'actifs, les deux références majeures reprenaient du terrain après une semaine marquée par de lourdes pertes. Le Brent reprenait 1,6% à 95,96 dollars, le WTI gagnait 1,9%, de retour sur les 90 dollars que l'euro grappillait 0,3% à 1,0209 dollar.