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BNP PARIBAS ACT.A

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Bnp paribas act.a : Thales, BNP Paribas, Airbus, Tesla… Ces conférences téléphoniques ont changé la donne durant la dernière saison des résultats

Aujourd'hui à 12:00
BNP Paribas a limité la casse

(BFM Bourse) - La saison des résultats du premier trimestre a une nouvelle fois démontré qu’au-delà des résultats financiers à proprement parler, il convient d’écouter les conférences téléphoniques avec les analystes car ces réunions peuvent s’avérer cruciales au niveau de la réaction boursière. Voici quelques exemples.

Nous l’avons souligné à maintes reprises dans le cadre de précédents articles. Lors d’une saison de résultats, se limiter à la simple lecture des comptes et des objectifs annuels ne suffit souvent pas pour comprendre une réaction de marché.

Aux yeux des investisseurs, la conférence téléphonique organisée par la direction de la société dans la foulée de l'annonce des résultats peut s'avérer autant sinon davantage cruciale.

La saison actuelle qui n’est pas encore totalement achevée sur le CAC 40 (Euronext la clôturera tardivement le 19 mai prochain) l’a démontré une nouvelle fois, avec plusieurs exemples.

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Thales rattrapé par le Moyen-Orient

Thales a mordu la poussière après la publication de ses prises de commandes et de son chiffre d’affaires sur les trois premiers mois de 2026, l’action chutant de 5,92%.

Plus que la publication à proprement parler, ce sont les commentaires du directeur général adjoint et des systèmes d’information, Pascal Bouchiat, durant la conférence téléphonique, qui ont pesé sur le titre.

Le dirigeant avait expliqué que le conflit au Moyen-Orient n’avait pas eu d’impact négatif perceptible sur les activités d’avionique (l’électronique embarquée dans les cockpits des avions) au premier trimestre. Mais "nous devrions voir des impacts dès le deuxième trimestre", avait ajouté le dirigeant.

En raison de l'éclatement de la guerre en Iran, le trafic aérien a baissé et les compagnies aériennes font face à des prix du kérosène bien plus élevés. Ce qui risque de se traduire par de moindres cycles de vols des avions, et par ricochet moins d'activité d'après-vente pour Thales.

Pascal Bouchiat a indiqué que plusieurs compagnies aériennes avaient décidé de stopper des vols qui n'étaient plus rentables en raison de la hausse des prix du kérosène. Mais pour l'heure, il est trop tôt pour quantifier cet impact, a ajouté le directeur financier.

"Comme toujours, il y a un biais de prudence du marché. Les commentaires prudents du directeur financier sur les répercussions du conflit sur la chaîne logistique de la défense, sur l'avionique et sur la partie biométrique masquent clairement le côté plus positif sur la partie prise de commandes dans la défense", expliquait alors un analyste.

La conférence change tout pour Airbus

Dans le cas d’Airbus, la conférence téléphonique a clairement été salutaire au cours de cette dernière saison des résultats.

Le rival de Boeing avait publié des résultats nettement inférieurs aux attentes, notamment au niveau de ses deux indicateurs les plus suivis, à savoir le résultat opérationnel ajusté et la génération de trésorerie. Toutefois, l’action a terminé en nette hausse dans la foulée, prenant 5,13%.

Le bond du titre a été provoqué par des indications cruciales données par la direction de l’entreprise durant la conférence téléphonique.

Airbus a certes brûlé plus de cash qu'attendu, au premier trimestre. Mais ce décaissement de trésorerie s'explique par une "désynchronisation" entre la production et les livraisons. Ce décalage a conduit la société a accumulé beaucoup plus de stocks ce qui a gonflé le besoin en fonds de roulement et pesé sur la trésorerie, avait indiqué le directeur financier, Thomas Toepfert.

L'inadéquation entre la production et les livraisons a pour source des éléments exceptionnels. Le principal, a expliqué le président exécutif Guillaume Faury, provient de problèmes administratifs sur la livraison de près de 20 appareils à des clients chinois. Ces avions ont donc été produits mais le groupe n'a pas pu les expédier à ses propriétaires au premier trimestre, créant de fait une immobilisation de cash.

Guillaume Faury a assuré que "l'origine du problème" était dans le rétroviseur et que les livraisons avaient repris. Autrement dit, Airbus rattrapera son retard au deuxième trimestre sur ce point.

La direction a également donné des informations importantes sur les difficultés d’approvisionnement de moteurs chez son fournisseur Pratt&Whitney. Cette société fournit environ 40% des moteurs des A320 neo, le monocouloir phare d'Airbus, les quelque 60% restants étant équipés des moteurs Leap de CFM International, une coentreprise entre Safran et General Electric.

Guillaume Faury a expliqué que les soucis de montée en cadence chez Pratt&Whitney portaient sur les exercices 2026 et 2027.

Le dialogue est tendu entre Airbus et son fournisseur. Mais le président exécutif a bien précisé que le nombre de moteurs "Pratt&Whitney" livrés à Airbus cette année était "gelé et stable"et intégré dans les prévisions de la société. Ce nombre de moteurs ne constitue pas un point d'achoppement entre les deux sociétés, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Guilllaume Faury a assuré que la montée en cadence de la production d'Airbus se déroulait conformément à son plan pour 2026.

Jefferies avait qualifié les indications des dirigeants d'"utiles", et de nature à soutenir le cours de l'action. Deutsche Bank évoquait "un premier trimestre décevant mais des perspectives de livraisons améliorées".

"La société a fourni des explications utiles concernant le retard pris au premier trimestre en matière de livraisons et le rattrapage prévu au deuxième et au troisième trimestre, rassurant ainsi sur sa capacité à respecter ses prévisions pour l'exercice 2026", appréciait l'établissement d'outre-Rhin.

BNP limite la casse grâce à sa trajectoire sur le capital

BNP Paribas avait, comme l’ensemble des trois banques françaises cotées, été punies pour avoir livré des résultats jugés “mitigés” par les analystes. Arval, sa filiale spécialisée dans les financements automobiles de longue durée (“leasing”), a notamment déçu.

L’action a plongé de 5,2% au plus bas de la séance suivant la présentation de ces résultats. Toutefois, le titre a largement limité la casse (-1,4% à la clôture) dans l’après-midi, après la conférence téléphonique tenue par la direction et organisée à 14h.

Plusieurs analystes expliquent que, durant cette réunion, la direction de la société a donné des indications encourageantes sur sa trajectoire de capital, qui a constitué par le passé une source d’inquiétudes des investisseurs.

“Lors de la conférence téléphonique, la direction a rassuré les investisseurs quant à l'amélioration de la position en capital (laissant entendre qu'un ratio d'environ 13% pourrait être atteint d'ici la fin de l'exercice 2026, et non 2027), ce qui est de bon augure pour le retour” aux actionnaires, explique Citi. “Le ton sur le capital était constructif”, abonde Barclays.

Le ratio CET 1 rapporte le capital d’une banque à l’encours pondéré des risques. BNP Paribas compte parvenir à un taux de 13% à l’horizon 2027 (contre 12,8% au premier trimestre).

Une fois ce taux atteint, la banque redistribuera l’excédent de capital à ses actionnaires (via par exemple des rachats d’actions). Franchir dès 2026 le seuil de 13% permettrait donc d’avancer ce retour de cash aux porteurs de l’établissement.

Tesla lesté par les annonces sur les “capex”

Notons que les groupes français ne sont évidemment pas les seuls à voir leur cours de Bourse être influencés par les commentaires des dirigeants lors de conférences téléphoniques.

Tesla reste un excellent exemple de groupes dont l’évolution en Bourse peut très bien être influencée par les commentaires du directeur général, Elon Musk.

Le constructeur automobile avait publié des résultats supérieurs aux attentes au titre des trois premiers mois de l’année et l’action avait nettement progressé dans un premier temps dans les échanges post-clôture. Le titre s’est toutefois retourné pendant la conférence téléphonique tenue par Elon Musk et par le directeur financier, Vaibhav Taneja, pour finir en baisse de 0,3%.

L'action avait été plombée par les annonces de Musk, qui a indiqué que les "capex" (les dépenses d'investissements) de Tesla s'élèveraient à 25 milliards de dollars en 2026, contre une précédente cible de 20 milliards de dollars.

"Vous devrez vous attendre à voir une augmentation très importante des 'capex' qui, je pense, sont bien justifiées pour un flux de revenus futur substantiellement accru", avait déclaré Elon Musk aux analystes.

"Cela semble beaucoup, et nous allons avoir un effet négatif sur le flux de trésorerie pendant le restant de l'année, mais nous pensons que c'est la bonne stratégie pour positionner l'entreprise pour la prochaine ère", avait abondé Vaibhav Taneja, le directeur financier.

"Étant donné que les 'capex' du premier trimestre n'étaient que de 2,5 milliards de dollars, cela implique une forte augmentation pour le reste de l'année et soulève la possibilité que le total des dépenses annuelles se rapproche de 30 milliards de dollars", calculait Gene Munster, gérant chez Deepwater AM.

Ces investissements massifs doivent permettre de financer l'extension des capacités des usines de la société, la production des futurs robots humanoïdes Optimus, du Cybercab, le véhicule autonome de Tesla, ou encore ses initiatives d'intelligence artificielle (IA).

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
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