(BFM Bourse) - La banque américaine a rehaussé de deux crans son conseil sur le spécialiste des gaz industriels. L'établissement explique que la division "électronique" qui embarque les gaz "ultra-purs" pour les semi-conducteurs et donc l'intelligence artificielle affichera une croissance de 14%.
Air Liquide, la valeur de portefeuille prisée des petits actionnaires – le groupe compte 900.000 porteurs qui représentent un tiers de son capital – s'est distinguée, ce mercredi 1er juillet. Le spécialiste des gaz industriels s'est adjugé 1,7%, l'une des plus fortes hausses d'un CAC 40 un peu à la peine, l'indice ayant reculé de 0,8%.
L'action a été portée par Bank of America qui a relevé de deux crans son conseil sur le titre, passant de sous-performance (équivalent de "vendre") à "acheter". L'établissement a également rehaussé son objectif de cours à 200 euros, ce qui accorde un potentiel d'environ 15% au titre. L'essentiel de la thèse de la banque américaine repose sur la dynamique de la division "électronique" de l'entreprise.
Dans cette division, l'entreprise fournit des gaz "ultra-purs", c'est-à-dire avec une très forte concentration du gaz-cible et la quasi-absence d'autres substances (comme l'oxygène) pour l'industrie des semi-conducteurs.
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Une croissance deux fois supérieure à celle du consensus
Ces gaz sont vitaux pour la fabrication de semi-conducteurs, car ils permettent par exemple d'inerter (et donc sécuriser) les outils de production de puces. Un procédé essentiel donc pour permettre le développement des centres de données et donc de l'IA.
Si ce segment "électronique" reste encore modeste à l'échelle de la société (10% des revenus), l'essor de l'intelligence artificielle et par ricochet de la demande de semi-conducteurs sont porteurs de belles promesses pour cette division.
Bank of America explique que les investissements liés à l'intelligence artificielle (IA) représentent environ 40% du carnet de commandes.
Si bien que la banque américaine estime que cette division "électronique" affichera une croissance de 14% de ses revenus entre 2026 et 2030, des prévisions deux fois supérieures à celle du consensus (les estimations moyennes des analystes).
La banque s'attend ainsi à ce que la division représente l'équivalent de 40% de la croissance de 2027, prévue à 4,5% en données comparables, tout en améliorant les marges de la société. Ce alors que les investissements des groupes de semi-conducteurs sont en plein essor, Bank of America estimant qu'ils passeront de 190 milliards de dollars en 2025 à 370 milliards de dollars en 2030.
"À court terme, la deuxième usine de Micron dans l'Idaho offre également des opportunités potentielles, et nous estimons qu'Air Liquide est bien positionnée dans ce domaine", écrit la banque.
Plus généralement, étant donné que les projets d'Air Liquide dans les usines de semi-conducteurs s'apprécient sur plusieurs années "les retombées positives liées au carnet de commandes du secteur de l'électronique se feront davantage sentir dans les années à venir", avance Bank of America.
"Nous estimons néanmoins que le marché devrait accorder de plus en plus d'importance à la meilleure visibilité, à la nature contractuelle et aux marges qui devraient à terme être supérieures à la moyenne", conclut la banque.
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