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Marché : Ces secteurs qui risquent de souffrir le plus en Bourse d'un éventuel reconfinement

mercredi 28 octobre 2020 à 12h20
Quels secteurs ont le plus à craindre d'un reconfinement?

(BFM Bourse) - Le président de la République Emmanuel Macron pourrait annoncer mercredi soir un arsenal de mesures plus restrictives, et probablement un nouveau reconfinement, pour tenter d'endiguer la pandémie. Et si ces sombres perspectives font dévisser certains secteurs, d'autres pourraient au contraire tirer leur épingle du jeu, comme nous l'a appris le premier confinement.

Deux semaines après l'instauration d'un couvre-feu dans plusieurs grandes villes, la France se prépare à un nouveau durcissement des mesures de restriction de circulation, qui pourraient aller jusqu'à un reconfinement du pays. il s'agit pour l'exécutif de tenter de freiner la propagation du virus, alors qu'une augmentation exponentielle du nombre de cas d'infection est actuellement constatée. Le président de la République doit dévoiler ces nouvelles mesures ce mercredi à 20h. Et si les conséquences sanitaires, sociales et économiques sont pour l'heure impossibles à évaluer, ne sachant même pas la teneur exacte de ces mesures, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a d'ores et déjà prévenu que "la croissance sera négative au quatrième trimestre", tout en maintenant sa prévision d'une contraction du PIB de 10% sur l'année.

Sur les marchés, "tous les voyants sont au rouge: la présidentielle américaine induit son regain d'aversion au risque habituel, les chiffres économiques sont pour la plupart mauvais, à part en Asie, et surtout le reconfinement à l'œuvre en Europe" fait craindre pour la reprise économique, observe Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. Conséquence directe de cette menace qui se précise, les principales places boursières dévissent mercredi matin (-2,35% pour le CAC, -1,8% pour le FTSE 100 et -3,3% pour le Dax à 11h15).

Ce qui n'est pas sans rappeler le krach de mi-mars dernier, quand l'OMS avait officiellement qualifié la Covid-19 de "pandémie" et que plusieurs États (européens, mais pas que) commençaient à imposer des mesures restrictives. Le coronavirus confirmait alors son statut de "cygne noir" pour les marchés. Au lendemain de la mise en place du premier confinement, qui a duré du 17 mars au 11 mai, le CAC tombait d'ailleurs à un creux depuis juin 2013 avec une lourde rechute de près de 6%.

La tech et la santé devraient bien résister

Au cœur de cette dégringolade et dans les deux mois de confinement qui ont suivi, certains secteur s'en sont toutefois bien mieux sortis que d'autres, essorés par la chute drastique de leur activité. On pense notamment aux valeurs des compartiments technologique, sanitaire, biotechnologique (notamment certains titres dits "corona-compatibles") ou encore à des secteurs défensifs comme la grande distribution ou les télécoms.

De l'autre côté, les valeurs liées aux loisirs, aux transports, au tourisme, à l'aéronautique et à l'automobile avaient été particulièrement affectées. Sans oublier le secteur bancaire, qui subit de plein fouet les craintes de voir la crise sanitaire se transformer en crise financière.

Gérant senior et responsable de l'allocation d'actifs chez WeSave, Vincent Lequertier estime que "les secteurs gagnants ou perdants devraient effectivement être les mêmes que ceux déjà identifiés depuis 6 mois", avec quelques nuances toutefois.

Une fragilisation des obligations

Il avance ainsi que "les secteurs réputés défensifs (cf. GAFAM) sont très chers en relatif et ne pourront pas durablement fonctionner en perdant des clients industriels faisant faillite ou limitant leurs dépenses (logiciel, publicité, etc.), ou des particuliers désormais chômeurs ou inquiets de le devenir". Le spécialiste envisage également le scénario d'une "rotation sectorielle en faveur des titres délaissés malgré l'actuel confinement si un vaccin, une amélioration des tests ou des soins intervenaient, ce qui ne peut être exclu à assez brève échéance".

Vincent Lequertier estime que "les arbitrages se feront aussi au sein des classes d'actifs, les obligations d'entreprises "High Yield" redevenant dangereuses avec l'intensification du risque de défauts ou de faillites, de même que les émeutes en Italie ne peuvent qu'inquiéter quant à la dette souveraine du pays". Note d'espoir toutefois pour les marchés, "les capitaux injectés par les États et banques centrales ne pourront pas être employés faute de confiance ou en raison du confinement. Ce sera de l'épargne forcée pour les entreprises et les ménages, qui devrait vite revenir soutenir la Bourse, l'effet "mémoire" récent jouant en faveur des acheteurs sur fort repli" conclut-il.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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