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Le gendarme financier allemand enquête sur le bilan du minier K+S, qui plonge en bourse

jeudi 18 février 2021 à 15h30
K+S est soupçonné de fraude par le régulateur allemand

(BFM Bourse) - Soupçonné par le régulateur allemand d'avoir surévalué certains biens dans ses bilans, le groupe minier K+S dévisse à la Bourse de Francfort.

Après le scandale Wirecard et alors qu'un autre groupe de la cote allemande, le spécialiste du financement locatif Grenke, est également accusé de bidonner son bilan par un célèbre vendeur à découvert, de nouveaux soupçons de fraude pèsent sur la place allemande.

En réaction à l'annonce de l'ouverture d'une enquête de l'autorité de régulation des marchés, la Bafin, sur la véracité de ses bilans financiers, le titre du minier K + S lâche 13,7% vers 15h30, ce qui fait chuter sa valorisation à 1,62 milliard d'euros. Le gendarme de la Bourse allemande a annoncé mercredi soir avoir commandé "un examen" des comptes du groupe spécialisé dans la fabrication d'engrais à partir de potasse. Il soupçonne notamment l'entreprise d'avoir "surévalué" certains biens, notamment des actifs immobilisés dans ses bilans consolidés au 31 décembre 2019, et au 30 juin 2020, précise K+S.

D'autres éléments des bilans financiers pourraient être examinés ultérieurement par les régulateurs si des indices de comptabilité inexacte sont mises en évidence, ajoute l'entreprise, basée à Kassel (dans le centre de l'Allemagne). L'industriel, qui compte 14.600 salariés à travers 22 pays, affirme qu'il "sera en mesure de réfuter" ces accusations, et souligne "sa volonté de coopérer pleinement à l'enquête, et de fournir tous les documents nécessaires".

Les autorités de régulation allemandes essaient d'apparaître sur le qui-vive depuis l'affaire Wirecard, qui a mis en lumière leurs manquements et conduit au départ du patron de la Bafin, Felix Hufeld, en janvier. Le spécialiste du paiement en ligne, membre de l'indice boursier Dax des plus grandes entreprises allemandes, avait avoué en juin que 1,9 milliard d'euros inscrits dans ses comptes n'existaient pas. Pendant longtemps, ce sont les vendeurs à découvert dénonçant les éléments troublants dans l'histoire que Wirecard avait vendue aux marchés qui avaient été stigmatisés par la Bafin.

Dans un projet de loi présenté en février, le gouvernement d'Angela Merkel prévoit de renforcer les attributions de la Bafin, et d'instaurer une meilleure collaboration avec les investisseurs, les journalistes et les lanceurs d'alerte pour mieux déceler les fraudes.

(avec AFP)

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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