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Schneider electric : La reprise inachevée justifie l'action de la Fed, selon Yellen

Pour Yellen, la politique accommodante de la Fed reste justifiéePour Yellen, la politique accommodante de la Fed reste justifiée

par Howard Schneider et Michael Flaherty

WASHINGTON (Reuters) - La reprise économique américaine reste inachevée et la fragilité du marché comme la stagnation des salaires justifient pour l'instant le maintien d'une politique monétaire accommodante, a déclaré mardi Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale au Sénat.

Dans un plaidoyer en faveur de la position actuelle de la Fed, elle a expliqué que les tout premiers signes de redressement de l'inflation n'étaient pas suffisants pour accélérer le calendrier prévisionnel de relèvement des taux d'intérêt, un mouvement que les marchés s'attendent pour l'instant à voir s'amorcer au milieu de l'année prochaine.

Ce jugement pourrait être remis en cause, avec pour conséquence une hausse de taux plus tôt et plus rapide, si le marché du travail montrait une amélioration plus marquée qu'attendu, a-t-elle ajouté.

Mais aujourd'hui, "même si l'économie continue de s'améliorer, la reprise n'est pas encore complète", a-t-elle dit lors de son audition semestrielle par la commission bancaire du Sénat.

Elle a une nouvelle fois mis en avant la faiblesse du taux de participation sur le marché du travail (la part de la population en âge de travailler qui occupe ou recherche activement un emploi) et celle de la croissance des salaires.

"Trop d'Américains restent sans emploi", a-t-elle souligné.

CERTAINES VALORISATIONS "TENDUES" À WALL STREET

Wall Street a cédé du terrain après les propos de Janet Yellen et la publication d'un rapport dans lequel la présidente de la banque centrale stigmatise les valorisations "tendues" des actions de sociétés de biotechnologie et de réseaux sociaux.

"Ce sont les sous-secteurs qui ont conduit un certain nombre d'observateurs de longue date des marchés actions à se poser des questions. Ces sociétés font relativement peu de bénéfices, notamment dans le domaine des biotechnologies", a commenté Kim Forrest, analyste senior de Fort Pitt Capital.

"J'espère qu'elle (Yellen) n'est pas surprise par la réaction du marché. Je dirais qu'elle souhaite dégonfler ces bulles en parlant un peu des actions."

Plus généralement, le rapport de la Fed conclut que les cours actuels des actifs et des titres restent conformes aux "normes historiques".

Le Nasdaq, sur lequel sont cotées de nombreuses valeurs des secteurs des biotechnologies et des réseaux sociaux, perdait 0,9% vers 16h25 GMT alors que le Dow Jones limitait son repli à 0,2%.

Le tableau de la situation économique aux Etats-Unis dressé par Janet Yellen est celui d'une transition encore en cours après la crise économique de 2007-2009.

Dans le rapport qui accompagne son audition, la Fed précise que son bilan, gonflé au fil des mois par les achats d'actifs réalisés dans le cadre de sa politique d'assouplissement quantitatif, devrait dépasser 4.500 milliards de dollars lorsque ces achats s'arrêteront, en octobre.

En y ajoutant les 2.600 milliards de réserves des banques, le rapport conclut que la banque centrale ne pourra pas compter sur le marché des "fed funds", les fonds fédéraux, pour encadrer l'évolution des taux d'intérêt, un jugement qui transparaissait déjà de ses déclarations antérieures sur la nécessité de nouveaux instruments de pilotage des taux.

DES CRITÈRES TROP STRICTS SERAIENT UNE "ERREUR"

Janet Yellen a précisé que la Fed prévoyait pour l'instant une inflation en rythme annuel située entre 1,5% et 1,75% cette année, donc encore en dessous de l'objectif de 2% qu'elle s'est fixé.

Le marché immobilier reste affaibli et l'investissement des entreprises moins soutenu qu'espéré, a-t-elle poursuivi.

Les indicateurs conjoncturels publiés ces derniers mois suggèrent que l'économie va progressivement atteindre les objectifs fixés par la banque centrale. Mais cela n'empêche pas totalement les divisions au sein même de l'institution.

Certains de ses responsables craignent en effet qu'elle finisse par être dépassée par l'évolution des taux et que l'approche privilégiée par Janet Yellen laisse trop de place à l'improvisation en la matière.

Dans son allocution au Sénat mardi, elle a réaffirmé que la faiblesse du taux de participation et d'autres indicateurs du marché du travail reflétaient des capacités inemployées qui devaient encore être résorbées par la création d'emploi, et non la seule évolution démographique.

Pour l'instant, une majorité des responsables de la Fed se disent prêts à tolérer une inflation supérieure à 2% le temps d'assurer que la croissance est bien établie, que les salaires augmentent et que le marché du travail attire de nouveau à lui une partie de la population.

Répondant aux question des sénateurs, Janet Yellen a déclaré que ce serait une "erreur" d'adopter des règles plus strictes conduisant à un relèvement des taux, une thèse défendue par certains membres du Congrès et plusieurs responsables de la Fed.

(avec Rodrigo Campos; Marc Angrand pour le service français)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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