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SCHNEIDER ELECTRIC

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Schneider electric : Schneider Electric éteint les doutes et signe un record

Aujourd'hui à 10:42
BFM Bourse

(Zonebourse.com) - Schneider Electric n'est pas Nvidia, mais c'est la grosse capitalisation française qui est probablement la plus sensible, actuellement, à l'investissement dans l'écosystème de l'intelligence artificielle. Ses résultats sont donc scrutés de près. Ceux du 4e trimestre 2025 ont tout pour rassurer le marché, alors que le titre sort d'un millésime boursier 2025 raté, après deux années fastes.

L'entreprise a livré un quatrième trimestre solide, au-dessus des attentes, et confirme sans trembler sa trajectoire à moyen terme. Dans un marché obsédé par la dynamique des centres de données et l'onde de choc de l'intelligence artificielle, Schneider coche presque toutes les cases, malgré un effet devises qui viendra rogner la croissance en 2026.

Les chiffres d'abord. Sur le dernier trimestre 2025, le chiffre d'affaires atteint 11,1 milliards d'euros, en croissance organique de 10,7%, au-dessus des attentes (le consensus tablait sur 10,90 MdsEUR). Sur l'année, les revenus 2025 ressortent à 40,2 milliards d'euros, en hausse de 5,2% en publié.
La performance opérationnelle suit. L'EBITA ajusté annuel s'établit à 7,52 MdsEUR, en progression de 6,2% en publié et de 12,3% en organique, légèrement au-dessus des 7,48 MdsEUR. La marge gagne 10 points de base à 18,7% en publié, et 50 points de base en organique. Le cash-flow libre, à 4,6 MdsEUR, dépasse les attentes d'environ 10%, grâce à un net rattrapage au second semestre. Le dividende proposé s'élève à 4,20 EUR par action, en hausse de 8%, conforme au consensus.

Le moteur de cette dynamique est clairement identifié : les centres de données. La croissance y est qualifiée de triple-digit au quatrième trimestre. La ventilation par métiers confirme la hiérarchie des moteurs. Au quatrième trimestre, les Produits progressent de 4% en organique, les Systèmes bondissent de 19% et les Software & Services de 10%. Les Systèmes, qui incluent les solutions pour centres de données, concentrent la plus forte accélération. Schneider est désormais pleinement perçu comme un acteur stratégique des infrastructures électriques critiques, au même titre que certains champions américains de la chaîne IA.

Reste la question des marges, plus nuancée. Si l'EBITA ajusté du second semestre ressort 0,5% au-dessus du consensus, la performance n'est pas homogène. Delphine Brault (Oddo BHF) confirme que la marge a été "en ligne grâce aux coûts centraux", ces derniers représentant 1,8% du chiffre d'affaires contre 2,2% en 2024. Les marges divisionnelles reculent légèrement : 21,8% en Energy Management (-30 pb) et 14,2% en Industrial Automation (-60 pb). Le groupe a dû absorber un pricing net négatif de 179 millions d'euros sur les matières premières et composants.

Des prévisions sans grande surprise, mais rassurantes

Pour 2026, Schneider vise une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre 7 et 10%, et une hausse de l'EBITA ajusté de 10 à 15% en organique, avec une amélioration de marge de 50 à 80 points de base, en ligne avec les attentes. L'impact négatif des changes est estimé entre 850 et 950 millions d'euros sur le chiffre d'affaires, soit un vent contraire non négligeable, mais intégré. Delphine Brault anticipe de légères révisions haussières du consensus, de l'ordre de 1 à 2%, et sera attentive aux hypothèses sous-jacentes de la prévision, pour s'assurer qu'au-delà de l'euphorie IA, la base industrielle suive.

Kulwinder Rajpal (AlphaValue) salue une "tonalité positive" dans la publication. "Une question se posait quant à la capacité de Schneider Electric à tenir ses marges après un premier semestre faible, mais le groupe a relevé le défi", ajoute l'analyste, qui pense que le titre affiche actuellement une valorisation raisonnable au regard de la qualité de la croissance proposée, et que le groupe "se positionne ainsi comme un créateur de valeur régulier pour les trois à cinq prochaines années."

Dernier point souligné par les bureaux d'études ce matin : le départ de la directrice financière Hilary Maxson le 5 avril. Elle sera remplacée par Nathan Fast, actuel responsable des relations investisseurs, présent dans le groupe depuis 2007. Il s'agit d'une transition interne, donc rassurante sur le papier.

Le titre Schneider gagnait plus de 3% en matinée après ses résultats, avec à la clef un nouveau record boursier à 275,15 EUR en séance.

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