Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

RENAULT

RNO - FR0000131906 SRD PEA PEA-PME
28.835 € +0.35 % Temps réel Euronext Paris

Renault : Les marges de Nissan s'effondrent, l'action Renault plonge à son plus bas depuis 2013

mardi 12 novembre 2019 à 11h17
Le titre Renault au plus bas depuis avril 2013

(BFM Bourse) - Le constructeur automobile nippon, partenaire de Renault au sein de l'alliance anciennement dirigée par Carlos Ghosn, a abaissé ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfice annuel après un premier semestre en-deçà des attentes. En réaction à cet avertissement, le titre du constructeur tricolore au losange recule nettement à la Bourse de Paris.

Sortie de route pour Nissan, qui abaisse mardi matin ses prévisions de bénéfice ainsi que de chiffre d'affaires annuels après un plongeon de 70% de son bénéfice au deuxième trimestre de son exercice décalé clos fin septembre. Fragilisé par le scandale Carlos Ghosn et par la contraction de ses ventes, le partenaire nippon de Renault a fait état d'un bénéfice d'exploitation de 30 milliards de yen (environ 250 million d'euros) pour le compte de son deuxième trimestre clos fin septembre, contre 101,2 milliards de yens un an plus tôt et alors que les analystes interrogés par Refinitiv tablaient en moyenne sur 47,5 milliards de yens.

La marge d'exploitation de Nissan s'affiche ainsi à seulement 1,1% du chiffre d'affaires au deuxième trimestre (et à 0,6% sur les six premiers mois de son exercice décalé, contre 3,8% il y a un an). Pour l'ensemble de l'exercice 2019-2020, Nissan vise une marge opérationnelle à 1,4% (contre 2,0% prévu jusqu'ici).

Toujours au deuxième trimestre, le constructeur nippon enregistre un bénéfice net de 59 milliard de yens (environ 490 millions de yens, en recul de 54,3% sur un an), tandis que ses ventes ont baissé de 6,6% à 2.630,7 milliards de yens (21,8 milliards d'euros). Sur le trimestre écoulé, les ventes de Nissan en Chine "ont été supérieures à celles du marché", mais ses ventes dans les autres principales zones, comprenant les Etats-Unis, l'Europe et le Japon, "ont sous-performé ces marchés", a déclaré le futur directeur financier Stephen Ma lors d'une conférence de presse au siège du groupe à Yokohama (banlieue ouest de Tokyo). La Chine représente actuellement près de 50% des ventes du groupe.

Virage stratégique à 180 degrés

À noter que le nouveau directeur général du groupe, Makoto Uchida -qui succède à Hiroto Saikawa, rattrapé par le passé et poussé vers la sortie comme son mentor Carlos Ghosn après avoir reconnu avoir perçu une prime indue il y a plusieurs années- doit prendre les commandes de Nissan à compter du 1er décembre prochain.

Depuis l'éviction il y a près d'un an du patriarche de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, interpellé puis inculpé au Japon pour malversations financières présumées, Nissan a effectué un virage à 180 degrés en décidant de rompre avec la course aux volumes et de normaliser ses ventes en réduisant les mesures incitatives et campagnes de promotion. Ces décisions "commencent à porter leurs fruits", a assuré Stephen Ma, en citant notamment un bénéfice d'exploitation en Amérique du Nord "proche de son niveau d'il y a un an" au deuxième trimestre. "Nous sommes concentrés en priorité sur une croissance de long terme, durable", ainsi que sur le redressement de Nissan aux Etats-Unis, a-t-il rappelé.

Le groupe a entamé cette année une vaste restructuration de ses capacités de production, devant passer par la suppression de 12.500 emplois dans le monde d'ici à 2023.

Perspectives annuelles nettement révisées à la baisse

Dans le sillage de ses résultats semestriels décevants, le partenaire d'alliance de Renault -qui détient 43,4% du capital du groupe basé à Yokohama- a sabré ses objectifs annuels et table désormais sur un bénéfice net de 110 milliards de yens (environ 910 millions d'euros), contre une prévision précédente de 170 milliards de yens. Nissan a également revu à la baisse son objectif de bénéfice d'exploitation, de 230 à 150 milliards de yens, ainsi que son objectif de chiffre d'affaires, de 11.300 milliards à 10.600 milliards de yens pour le compte de son exercice clos fin mars 2020.

En réaction à cet avertissement, Renault accuse le repli le plus important parmi les valeurs du CAC 40 mardi matin, le titre du constructeur au losange cédant 1,7% à 45,39 euros, au plus bas depuis mi-avril 2013, il y a plus de six ans et demi. Ce nouveau recul porte la chute de l'action Renault à plus de 15% sur un mois, le constructeur ayant notamment accusé le coup à la suite de l'officialisation du projet de fusion entre PSA et Fiat Chrysler, constructeur italo-américain avec qui Renault envisageait encore de se marier en août dernier.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur RENAULT en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+293.90 % vs +12.48 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat