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Pétrole Brent

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Pétrole brent : Une nouvelle panne géante d'électricité au Venezuela fait grimper les prix du pétrole

mardi 26 mars 2019 à 16h42
Le pétrole avance et entraîne avec lui les valeurs du secteur

(BFM Bourse) - Les cours de l'or noir remontent alors qu'une nouvelle panne géante d'électricité au Venezuela ravive les craintes liées à la production de ce membre fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Vers 15h15, le baril de Brent de mer du Nord pour livraison en mai s'échange à 68,15 dollars sur l'IntercontinalExchange (ICE) à Londres, en hausse de 1,25% par rapport à la clôture de la veille. Dans le même temps, outre-Atlantique, sur le New York Mercatile Exchange, le baril de "light sweet crude" texan (ou WTI) pour même échange gagne 1,89% à 60,25 dollars, au plus haut depuis début novembre dernier. Depuis le début de l'année 2019, les rebonds des barils de Brent et WTI atteignent respectivement 25,8% et 31,9%.

Coupure de courant à Caracas

Deux semaines après la gigantesque panne du 7 mars qui a paralysé le pays pendant près d'une semaine, une nouvelle coupure d’électricité frappe de vastes régions du Venezuela, dont Caracas la capitale, depuis lundi, à 13h20 heure locale. Le gouvernement de Nicolas Maduro -toujours au pouvoir bien que vivement contesté dans le pays comme à l'international- a dénoncé une nouvelle "attaque" contre la principale centrale électrique du pays à Gurri, pour expliquer la panne qui prive les deux tiers du pays de courant. Si celle-ci n'est pas avérée, toujours est-il que cette panne "ne va pas aider la production du pays à rebondir", a commenté Tamas Varga, analyste chez PVM, interrogé par l'AFP.

Plongé en pleine crise économique et politique, le Venezuela voit également son industrie pétrolière faire face aux sanctions de Washington, qui a interdit aux raffineries américaines d'acheter du brut à la compagnie nationale PDVSA, accusée par le Trésor américain d'être "un véhicule de corruption". Une perturbation de marché qui vient s'ajouter aux sanctions américaines -encore- à l'encontre de l'Iran, ainsi qu'aux limitations volontaires de production du reste de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. L'offre mondiale d'or noir s'en trouve donc restreinte, ce qui pèse à la hausse sur les cours du pétrole depuis le début de l'année.

Une production qui va rester limitée ?

L'Opep et ses partenaires ont d'ailleurs récemment émis l'idée d'annuler leur réunion d'avril, et de décider en juin de maintenir ou non leurs objectifs de production au deuxième semestre. Une communication -de l'Arabie Saoudite et la Russie en tête- perçue par le marché comme une preuve de la solidité de l'accord et de la volonté des pays producteurs de ne pas ajuster leurs objectifs de production à la hausse en avril prochain à Vienne.

Ce point de vue ne fait toutefois pas l'unanimité parmi les spécialistes du secteur. Certains estiment en effet que l'annonce de l'Opep pourrait, au contraire, être un signe de l'absence d'unanimité parmi les pays membres pour continuer à limiter la production jusqu'à la fin de l'année, préviennent les analystes de ING. "Dans ce cas, ce serait probablement la Russie qui n'est pas convaincue de la nécessité de prolonger l'accord", ont déclaré ces experts auprès de l'AFP.

Les valeurs du secteur poursuivent leur rebond

En attendant d'en savoir plus sur les intentions de l'Opep, les valeurs pétrolières et parapétrolières cotées à Paris profitent d'un regain d'intérêt de la part des acheteurs. Le titre du supermajor français Total s'adjuge ainsi 1,04% à 49,76 euros (+7,8% depuis le 1er janvier), tandis que l'action du parapétrolier Technip domine le palmarès du baromètre de la cote parisienne avec une progression de 2,8% à 20,88 euros, vers 16h (+18,3% en 2019). Une nette hausse qui n'est toutefois pas seulement imputable à l'avancée des cours du pétrole puisque le groupe spécialisé dans l'exploration offshore de pétrole et de gaz a indiqué, lundi, avoir remporté auprès du groupe italien Eni un important contrat pour un projet en Indonésie, par une profondeur d'eau d'environ 1.500 mètres. Ce contrat intégré d'ingénierie, de fourniture, de construction, de transport et d'installation (iEPCI) porte sur les équipements sous-marins pour cinq puits, ainsi que leur lien avec l'unité de production flottante existante de Jangkrik.

Quant aux autres parapétrolières hexagonales, Goldman Sachs a annoncé, mardi matin, qu'il reprenait le suivi de CGG et Vallourec avec des recommandations à l'achat et des objectifs de cours laissant entrevoir un important potentiel de hausse (près de +100% pour les deux). Les actions CGG (+2,8% à 1,71 euro) et Vallourec (+3,12% à 2,15 euros) sont donc logiquement recherchées, comme en témoignent les volumes (0,7% du capital pour CGG, plus de 1% du tour de table pour Vallourec). Enfin, Schlumberger profite de la dynamique du secteur pour prendre également 2,9% à 38,6 euros. À noter que Vallourec, CGG et Schlumberger rebondissent respectivement de 32%, 47% et 18% depuis le 1er janvier 2019.

Quentin Soubranne - ©2019 BFM Bourse
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