(BFM Bourse) - Les prix du pétrole ont terminé en net recul mardi après des signaux d'apaisement entre les États-Unis et l'Iran, Donald Trump ayant assuré qu'il ne poussait pas à un "changement de régime" en Iran. Téhéran a répondu en se déclarant ouvert à des négociations, si Washington lève les sanctions économiques à son égard. Les valeurs du secteur souffrent à la Bourse de Paris.
Les prix du pétrole ont terminé en forte baisse mardi, reculant après des signaux d'apaisement entre les Etats-Unis et l'Iran. Le baril de Brent de mer du nord pour livraison en septembre a ainsi terminé à 64,38 dollars, en baisse de 2,8% par rapport à la clôture la veille, après avoir déjà cédé 1,2% lundi. À New-York, sur le Nymex, le baril de WTI pour livraison en août a de son côté lâché 2,9% à 57,53 dollars, au lendemain d'un repli de 1,9%. Mercredi matin, les deux références mondiales de pétrole brut tentent un timide rebond, s'adjugeant respectivement 0,31% à 64,60 dollars pour le Brent et 0,33% à 57,72 dollars pour le WTI texan.
La raison de ce brusque repli est une nouvelle fois à chercher du côté de la Maison Blanche, où Donald Trump a assuré mardi qu'il ne poussait pas à un "changement de régime" en Iran, quand bien même Washington ne cesse pourtant de dénoncer son influence "déstabilisatrice" au Moyen-Orient. Le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif a pour sa part affirmé que son pays serait ouvert à des négociations si les Etats-Unis acceptaient de lever les sanctions économiques.
Relance de la production dans le Golfe du Mexique
Les tensions entre Washington et Téhéran, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, sont particulièrement vives ces derniers temps à la suite d'une série d'incidents dans le Golfe, puis de la destruction en juin d'un drone américain par un missile iranien. Si elles ont largement participé à la récente montée des cours de l'or noir, l'espoir d'une baisse des tensions entre les deux pays entraîne donc logiquement les prix vers le bas.
Par ailleurs, la relance progressive de la production de pétrole sur les plateformes en mer dans le Golfe du Mexique et dans les raffineries le long des côtes après le passage de la tempête tropicale Barry en fin de semaine dernière a continué à peser sur les prix. Selon le dernier décompte de l'agence américaine BSEE, environ 58% de la production de pétrole dans le Golfe du Mexique étaient encore en suspens mardi, soit moins que la veille (69%) et que dimanche (73%). "Barry s'est révélé être un non-événement. La hausse des prix que cette tempête avait suscitée s'est dissipée aussi rapidement que la tempête elle-même", a indiqué à l'AFP John Kilduff, spécialiste du courtage en énergie chez Again Capital.
Le secteur pétrolier lâche du lest
Les deux nets replis journaliers consécutifs des cours de l'or noir se répercutent sur les valeurs du compartiment pétrolier à la Bourse de Paris. Ainsi, vers 10h mercredi matin, les deux moins bonnes performances du CAC 40 sont à mettre à l'actif de TechnipFMC (-1,55%) et Total (-1,4%). Sur le SRD, les titres des groupes parapétroliers affichent également des reculs parmi les plus prononcés de la cote parisienne, à l'image de Bourbon (-6,1%), CGG (-3%), Schlumberger (-1,9%) ou encore Vallourec (-3,8%) et Maurel et Prom (-1,4%). En effet avec des prix en baisse, les investisseurs estiment que les grands groupes pétroliers vont moins faire appel aux services des sociétés parapétrolières, qui reculent donc en Bourse.(avec AFP)