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Pétrole Brent

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Pétrole brent : Omicron plombe aussi le marché pétrolier

lundi 20 décembre 2021 à 13h00
Les marchés pétroliers s'inquiètent d'Omicron

(BFM Bourse) - Les cours pétroliers flanchent à un creux de deux semaines ce lundi face au nouveau confinement imposé aux Pays-Bas pour tenter d'endiguer la propagation d'Omicron, les opérateurs craignant que d'autres pays européens annoncent à leur tour des restrictions pour les fêtes.

Omicron effraie de nouveau les marchés. Rassurés début décembre par l'apparente moindre dangerosité du nouveau variant du Covid-19, les investisseurs s'inquiètent de nouveau face à la propagation incontrôlée de celui-ci, et aux mesures sanitaires qui se (re)mettent en place dans plusieurs pays européens.

La circulation accrue de cette nouvelle souche "entraîne des mesures plus strictes" de restrictions aux déplacements, observe Hussein Sayed, d'Exinity, comme aux Pays-Bas où tous les magasins non essentiels, restaurants, bars, cinémas, musées et théâtres ont fermé leurs portes jusqu'au 14 janvier. L'Irlande et le Danemark ont également réimposé la fermeture de nombreux lieux publics. Et les avertissements se multiplient. Aux Etats-Unis, le conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire Anthony Fauci a averti dimanche que le variant "se déchaînait" à travers le monde. Le groupe d'experts conseillant le gouvernement allemand a de son côté tiré la sonnette d'alarme devant la progression du variant et plaidé pour des réductions supplémentaires des contacts au sein de la population "dans les plus brefs délais". À Londres, où le variant Omicron est déjà dominant, le maire Sadiq Khan s'est déclaré "immensément préoccupé" et a déclenché une procédure d'alerte impliquant une réponse coordonnée des services publics. En France, les autorités tentent d'éviter de nouvelles restrictions avec un projet de loi visant à transformer le pass sanitaire en pass vaccinal, que le gouvernement espère faire passer d'ici fin janvier - les Français non-vaccinés se verraient alors refuser l'entrée dans les lieux actuellement soumis au pass sanitaire.

Bref, la menace Omicron est prise très au sérieux et "les investisseurs n'ont donc guère d'autre choix que de vendre leur pétrole", estime Fawad Razaqzada, de ThinkMarkets. Avec la multiplication des cas, "les craintes sur l'évolution de la demande de brut "comptent de nouveau parmi les premières préoccupations des investisseurs" complète Stephen Brennock, analyste de PVM.

D'autant que, comme pour les marchés actions, les opérateurs des marchés pétroliers regrettent la décision du sénateur démocrate américain Joe Manchin de ne pas approuver le vaste plan d'infrastructures à 1.750 milliards de dollars du président Joe Biden, le jugeant trop dispendieux en période d'inflation. qui était susceptible d'apporter un soutien à la demande de brut du premier consommateur mondial. Soutien dont les marchés devront a priori se priver, le refus catégorique du sénateur de Virginie-Occidentale faisant pencher la balance dans le camp des Républicains, le Sénat étant pour rappel parfaitement divisé (50 sièges chacun).

Alors que cela s'ajoute donc aux nouvelles restrictions imposées par plusieurs pays européens, les cours des principales références de brut ont temporairement flanché de plus de 5% en début de matinée ce lundi. Vers 13h, le baril de Brent de mer du Nord cède encore 2,6% à 71,6 dollars, au plus bas depuis deux semaines, quand le "light sweet crude" texan (ou WTI) recule de 3,3% à 68,5 dollars, également à un creux depuis début décembre.

(avec AFP)

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