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Pétrole Brent

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Pétrole brent : L'Opep+ opte sans surprise pour le statu quo, les cours refluent sous les menaces des Etats-Unis

jeudi 4 novembre 2021 à 16h30
L'Opep+ opte pour le statu quo

(BFM Bourse) - Les pays membres de l'Opep et leurs alliés ont convenu jeudi de s'en tenir à l'accord actuel et de relever leur production de 400.000 barils par jour en décembre, ignorant les appels de Joe Biden qui réclamait un geste plus important pour freiner la hausse des cours.

Les pays producteurs de pétrole ont fait fi de l'insistance des pays consommateurs, Etats-Unis en tête, qui appelaient à une hausse de l'offre plus prononcée que ce que prévoyait l'accord conclu le 18 juillet dernier, à savoir une augmentation de leur production de 400.000 barils par jour, chaque mois, entre août 2021 et septembre 2022.

Les membres de l'Opep+ (alliance réunissant l'Opep+ et leurs alliés parmi lesquels la Russie) ont donc décidé jeudi de s'en tenir à cette feuille de route malgré les appels du pied répétés du président américain. "Si vous jetez un œil aux prix de l'essence, aux prix du brut, c'est la conséquence du refus de la Russie ou des pays de l'Opep d'extraire plus de pétrole", avait ainsi déclaré Joe Biden mardi en marge de la COP26 sur le climat à Glasgow.

La production mensuelle de l'alliance "sera ajustée à la hausse de 400.000 barils par jour pour le mois de décembre", a annoncé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans un communiqué publié à l'issue d'un sommet réunissant ses treize membres et leurs dix alliés par visioconférence.

Les 23 ministres réunis par visioconférence ont donc opté pour la continuité, stratégie favorable aux caisses des producteurs qui laissent à l'heure actuelle une réserve de plus de 4 millions de barils chaque jour sous terre par rapport au niveau de production d'avant avril 2020 - date à laquelle un accord historique sur une coupe de 10 millions de barils par jour avait été trouvée.

Si le doute subsistait encore çà et là parmi les observateurs du marché, les membres de l'Opep+ avaient distillé plusieurs indices en ce sens ces derniers jours. "La crise est contenue, mais elle n'est pas encore terminée, nous devons faire attention à ne pas prendre les choses pour acquises", affirmait ainsi fin octobre le ministre saoudien de l'Energie Abdelaziz ben Salmane, chef de file de l'Opep.

Le marché, très nerveux depuis le début de la semaine avec les annonces de hausse plus marquée que prévu des stocks de brut américains, repart à la baisse après cette décision : le baril de WTI cède 0,7% à 80,3 dollars et celui de Brent, en hausse dans la matinée, revient à l'équilibre vers 16h40 (-0,1% à 81,9 dollars).

Ce reflux apparaît néanmoins contre-intuitif, l'Opep+ ayant opté pour le statut quo quand l'autre option était une augmentation plus forte que prévu de l'offre qui aurait, elle, mécaniquement provoquer un repli des cours. Le recul observé après les annonces du cartel élargi est possiblement lié à la réaction vigoureuse des Etats-Unis. "Les grands producteurs devraient stabiliser les prix mais l'Opep+ ne semble pas disposé à utiliser ses capacités à un moment clé" a affirmé un responsable américain en réaction à cette décision, ajoutant que les Etats-Unis "envisageront toute la gamme d'outils en matière d'énergie" afin de limiter la hausse des cours pétroliers. Pour tenter d'équilibrer le marché, l'administration Biden pourrait ainsi être tentée de puiser dans ses stocks stratégiques - même si les experts préviennent que cela n'offrirait probablement qu'une courte respiration aux cours.

La prochaine réunion a été fixée au 2 décembre.

(avec AFP)

Quentin Soubranne - ©2022 BFM Bourse
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