PARIS (Reuters) - France Télécom a démenti mardi tout projet de rapprochement de Deutsche Telekom, comme disait le redouter lundi soir un syndicat.
Les craintes de la CFE-CGC/Unsa sont nées d'un communiqué de la Deutsche Bank à l'Autorité des marchés financiers (AMF) indiquant qu'elle avait franchi en hausse le seuil de 5% du capital et des droits de vote de France Télécom.
"Il n'y a pas de projet de rapprochement de France Télécom et de Deutsche Telekom", a déclaré une porte-parole de l'opérateur historique français.
Elle a précisé que les deux opérateurs discutaient "ponctuellement" sur des sujets précis, à l'image de la fusion de leurs filiales britanniques Orange UK et T-Mobile UK fin 2009.
France Télécom, qui compte augmenter d'ici cinq ans de 50% sa base de clients, notamment grâce à des acquisitions, n'a pas caché qu'il comptait se développer en priorité dans les pays émergents à forte croissance.
L'AMF a précisé lundi que Deutsche Bank lui avait indiqué détenir directement et indirectement 134,35 millions d'actions, représentant 5,07% du capital et des droits de vote de l'opérateur télécoms français, à la suite d'acquisitions de titres hors marché.
L'Etat français détient 13,47% de France Télécom et le Fonds stratégique d'investissement (FSI) 13,67%.
Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez
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