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ORANGE

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Orange : Alors que l'action grimpe de 42% sur un an, Goldman Sachs voit Orange encore prendre 20% grâce à la baisse des investissements et à l'Espagne

Aujourd'hui à 16:06
Orange monte en Bourse

(BFM Bourse) - La banque américaine a relevé son conseil à l'achat sur l'opérateurs télécoms jugeant que l'action en a encore sous la pédale en raison de ses performances organiques, c'est-à-dire en excluant les avantages liés au rachat de SFR.

Orange demeure l'une des grandes sources de satisfaction du CAC 40. Sur un an, le titre de l'opérateur télécoms prend 42% contre une hausse de seulement 3,3% pour l'indice parisien.

L'ex-France Télécom a réussi sa journée dédiée aux investisseurs le 19 février dernier, évènement au cours duquel la société dirigée par Christel Heydemann a livré des perspectives prometteuses en matière de génération de trésorerie et de retour à l'actionnaire.

Orange vise par exemple une hausse moyenne de 12% par an de son flux de trésorerie organique entre 2026 et 2028.

Le groupe compte également faire progresser son bénéfice par action d'environ 10% par an entre 2025 et 2028. "Cela devrait placer Orange dans le top 3 du secteur en termes de croissance des bénéfices", notait alors Oddo BHF.

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Des perspectives organiques

Autre élément qui a propulsé le titre: la perspective d'un retour à trois opérateurs télécoms en France et non plus quatre. Le 17 avril dernier, Bouygues, Iliad (Free) et Orange ont annoncé leur entrée en négociations exclusives avec Altice France pour reprendre (et se partager) les activités de SFR en France.

Cette consolidation du secteur devrait permettre d'importantes synergies pour les trois opérateurs restants. Citi calculait un total de 800 millions d'euros à 1,6 milliard d'euros par an, dont 200 à 400 millions d'euros reviendraient à Orange. Ce sans appliquer les mesures de "réparation de marché", c'est-à-dire des promotions moins élevées et des prix moins bas, expliquait la banque américaine.

Toutefois, c'est pour d'autres raisons que Goldman Sachs a décidé de relever à l'achat son conseil sur Orange ce mardi 5 mai. La banque américaine est passée de "neutre" à "acheter" tout en réhaussant son objectif de cours à 21,60 euros, une cible qui accorde un potentiel d'environ 20% au cours actuel (18 euros environ).

À la Bourse de Paris, le titre Orange s'adjuge 2% vers 16h15 en réaction à ce changement de conseil.

"Ces dernières années, les investisseurs se sont principalement intéressés aux perspectives de consolidation en France concernant Orange. Nous estimons toutefois qu'un potentiel sur ses opération organiques (c'est-à-dire hors opérations de fusions-acquisitions) émerge également", explique la société.

Goldman Sachs met en avant deux points précis. Tout d'abord les "capex", c'est-à-dire les dépenses d'investissements de la société, sont voués à décroître. Le pic, qui était lié aux dépenses nécessaires pour raccorder le réseau à la fibre optique, est déjà passé.

"Désormais, nous voyons une baisse des dépenses de 'capex', sous l'effet de l'optimisation de l'efficacité et de la montée en puissance des logiciels dans les réseaux et notamment sur la fibre optique – un secteur dans lequel Orange est fortement présent en France et en Espagne", souligne la banque américaine.

Selon elle, l'intelligence artificielle et les logiciels permettent par exemple de mieux anticiper les besoins de maintenance du réseau, de gagner en efficacité énergétique ou de gagner du temps sur les requêtes des clients.

En conséquence, Goldman Sachs table sur des niveaux de capex 2028 en France et en Espagne respectivement inférieurs de 5 et 9% au consensus (la prévision moyenne des analystes).

L'Espagne comme moteur

L'autre facteur de croissance des bénéfices distingués par Goldman Sachs reste l'Espagne. Orange est présent dans ce pays via sa filiale MasOrange, un opérateur de téléphonie mobile que le groupe co-détient aux côtés de la société d'investissement britannique Lorca. Le groupe français a signé en décembre un accord pour racheter les 50% qu'il ne possède pas encore et monter à 100% au capital de cette société.

Or Goldman Sachs est plus optimiste que ses pairs sur les perspectives du groupe dans ce pays. La banque américaine estime que le résultat brut d'exploitation hors loyers (Ebitdaal) ajusté de MasOrange augmentera de 3% par an chaque année entre 2027 et 2030, alors que le consensus retient une hausse de 2%.

Ces prévisions reflètent le positionnement enviable de MasOrange (avec des réseaux plus modernes et des systèmes opérationnels plus avancés) dans un marché plus concentré que les autres marchés européens, explique la banque américaine.

Les prévisions de Goldman Sachs s'appuient aussi sur le fait que le marché des infrastructures télécoms, actuellement très fragmenté, pourrait évoluer vers une structure davantage oligopolistique.

MasOrange a notamment lancé une joint-venture (une coentreprise) avec Vodafone Espagne pour partager des lignes et racheter potentiellement d'autres sociétés.

"Cela pourrait permettre de réaliser des gains d'efficacité significatifs tant au niveau de la coentreprise que des charges d'exploitation de MasOrange à moyen terme", explique Goldman Sachs.

La banque américaine juge, in fine, que le marché n'accorde pas suffisamment de crédit à ces deux éléments (la baisse structurelle des 'capex' et les perspectives du marché espagnol). En raison de ces deux vents porteurs, Goldman Sachs a des prévisions de flux de trésorerie organique pour 2026 et 2028 supérieures de respectivement 4% et 8% au consensus.

Sur cette base, "la valorisation d'Orange ne semble pas exagérée, même après la récente surperformance du cours de l'action à la suite des annonces de consolidation en France, et sans tenir compte des perspectives de croissance et des avantages en termes de rendement qu'apporterait la finalisation de l'opération", écrit Goldman Sachs.

La banque américaine pense qu'Orange va dépasser les attentes lors de la publication de ses résultats semestriels en juillet prochain, et relèvera ses prévisions 2026. Ce qui servira de catalyseur à l'action.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
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