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Lvmh : Quand il s'agit d'acquérir des pépites du luxe, LVMH tient la dragée haute à Kering

samedi 22 mai 2021 à 07h00
Une montre de la marque Hublot

(BFM Bourse) - Le succès des géants du luxe repose notamment sur leur capacité à cultiver leur portefeuille de marques, et à l'agrandir en rachetant de belles maisons qui ne demandent qu'à prospérer au sein d'un grand groupe qui leur apporte encore plus de moyens. Mais tous n'ont pas la même capacité d'initiative et le leader semble là aussi bénéficier d'une prime.

Les grandes manœuvres ne s'arrêtent vraiment jamais dans le secteur du luxe. Avec une constante : les géants du secteur sont aussi les acquéreurs les plus actifs. Et le premier d'entre eux, LVMH, semble avoir davantage de cartes dans son jeu que son challenger immédiat Kering. C'est du moins ce que suggèrent les évènements de la semaine écoulée.

Pour le moment, l'heure de la vente de Tod's n'est pas venue. Toutefois, Diego Della Valle, le fondateur de la marque -issue d'une petite fabrique familiale de souliers- a reconnu que dans cette éventualité, un rapprochement avec LVMH apparaissait le plus naturel. Le géant tricolore a d'ailleurs augmenté en avril à 10% sa participation au capital de Tod's, depuis 3,2%. "Si un jour je décide [de vendre], je crois en des gens comme Bernard [Arnault]", a-t-il déclaré mercredi au Financial Times Luxury Summit, selon des propos rapportés par Reuters.

Rien ne presse pour Tod's

La décision reste bien sûr entièrement à la main de Diego Della Valle. Ce dernier contrôle 70,44% des parts, ne laissant disponible en Bourse qu'un flottant réduit. Mais ces propos marquent clairement une inflexion du discours du fondateur, âgé de 67 ans, et qui se déclarait jusqu'alors davantage acheteur que vendeur.

En somme, LVMH peut raisonnablement tabler sur le fait que Tod's n'ira pas à un concurrent dans les années qui viennent, sans que le temps presse pour racheter le fabricant des mocassins Gommino . Dans l'immédiat, les équipes de Bernard Arnault peuvent donc se consacrer à l'intégration de Tiffany.

Moncler à l'offensive

De son côté, la pioche de Kering semble moins favorable. Fin 2019, la rumeur avait couru d'un intérêt de Kering pour Moncler. Son patron Remo Ruffini n'avait pas complètement fermé la porte, rappelant maintenir des échanges réguliers avec des investisseurs et d'autres acteurs du secteur, mais indiqué qu'aucune offre sérieuse n'était à l'étude. En fait, c'est plutôt le fabricant de blousons matelassés qui est passé à l'offensive. Fin décembre, Moncler a conclu le rachat de son concurrent Stone Island à Carlo Rivetti. L'opération, d'un montant de tout de même 1,15 milliard d'euros, devrait aboutir prochainement.

Or, aucune autre maison ne semble pour l'instant se rapprocher de l'escarcelle de Kering. Les tentatives passées du groupe contrôlé par la famille Pinault n'ont d'ailleurs pas forcément été couronnées de succès. Acquéreur d'un Puma en pleine ascension en 2007, l'ex-PPR n'a pas réussi son pari d'en faire le fer de lance d'un pôle "sport & lifestyle" suffisamment performant, et a préféré in fine restituer le capital de l'équipementier sportif allemand à ses propres actionnaires pour se concentrer sur le luxe pur et dur.

Vers une méga-fusion ?

Côté horlogerie, si PPR s'était lui aussi intéressé à Hublot, c'est LVMH qui avait emporté le morceau en 2008. Kering s'était d'une certaine façon rabattu sur Sowind Group, acquérant en 2011 la majorité du capital de cette entreprise horlogère, maison-mère de Girard-Perregaux, et surtout Ulysse Nardin en 2014. L'envergure de ce pôle horloger demeure cependant limitée par rapport à ses concurrents LVMH (TAG Heuer, Zenith, Hublot), Richemont (Cartier) et Swatch (Omega, Breguet...). De sorte que le marché a commencé à spéculer que le groupe pourrait choisir là aussi de mettre fin à son chemin de croix horloger, en revendant les actifs issus de Sowind. Mais coupant court à la spéculation, Swatch Group a dit mardi ne pas être intéressé par un rachat des marques horlogères de Kering, soulignant en creux le peu d'attrait des marques en question.

Le game changer pourrait donc venir d'une méga-fusion : un mariage de Kering avec Richemont. Le scénario circule depuis des années, l'idée étant qu'en conjuguant leur marques phares Gucci et Cartier, ils pourraient espérer résister à l'expansion de LVMH. Las, aux dernières nouvelles (selon le site souvent bien informé Miss Tweed), Johann Rupert aurait lui aussi pris de haut François-Henri Pinault, lequel l'aurait approché de manière informelle en janvier. Jugeant l'offre indicative que lui aurait faite Kering bien trop insuffisante, le milliardaire sud-africain qui contrôle la majorité du capital de Richemont n'aurait même pas pris la peine d'évoquer cette piste avec ses administrateurs.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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