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Lexique Boursier

Trackers

Les trackers permettent d’acheter ou de revendre simplement un panier d’actions en une seule transaction boursière. Ce sont en effet des sicav ou des fonds communs de placement (FCP) dont les parts font l’objet d’un marché secondaire : elles sont cotées en Bourse. Autre particularité, leur cours suit à la trace un indice boursier de référence, ni plus ni moins. Cette réplication est extrêmement fidèle, car mécanique. Explication : le portefeuille d’un tracker regroupe en permanence l’ensemble des valeurs entrant dans la composition de son indice de référence, par exemple le CAC 40, selon une pondération identique à celle retenue pour son calcul. Pour l’épargnant, l’avantage est évident : en passant un simple ordre de Bourse sur un titre unique, il se constitue un portefeuille diversifié, qui reproduira la performance boursière d’un pays, d’un ensemble économique comme la zone euro ou encore d’un secteur d’activité spécifique. Les trackers sont appelés à concurrencer les fonds indiciels basiques, mais pas ceux qui offrent une réplication à valeur ajoutée (effet de cliquet, capital garanti). Encore appelés exchange traded funds (ETF), les trackers sont nés aux Etats-Unis en 1993. Contrairement aux fonds indiciels, les trackers sont négociables à tout instant. Inscrits sur un compartiment spécial (NextTrack) , ils sont cotés de 9 h 05 à 17 h 35. La quotité de négociation est d’une unité, soit un centième de l’indice. Outre une valeur liquidative publiée chaque jour, une valeur indicative est diffusée en permanence en fonction de l’évolution en séance du cours des actions sous-jacentes. Les teneurs de marché (deux au minimum) et les arbitragistes empêchent le cours des actions composant l’indice boursier ou le panier de référence. Au pis, le petit écart constaté par rapport à l’indice s’explique principalement par le réinvestissement sur le marché monétaire des dividendes encaissés par le fonds, dans l’attente de leur redistribution aux porteurs (après déduction des frais de gestion). Les trackers sont admis au SRD et peuvent être détenus dans un PEA, à condition d’employer plus de 75 % de leurs actifs en valeurs européennes.