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KERING

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Kering : Après avoir hésité, la Bourse salue les bonnes performances 2018 de Kering

mardi 12 février 2019 à 11h06

(BFM Bourse) - Après un accueil initialement négatif, les comptes annuels de Kering, globalement meilleurs qu'estimés par les analystes, finissent par séduire les investisseurs avec un titre qui revient dans le vert en milieu de matinée et inscrit un sommet depuis octobre 2018.

La publication des comptes annuels de l'ex-PPR s'est d'abord traduite par l'une des plus mauvaises performances de tout le SRD mardi matin, en baisse de 4,5%. Cependant vers 10h45, l'action Kering renoue avec la hausse, gagnant 0,71% à 454,20 euros, tandis que le groupe de luxe a fait état avant Bourse d'une "performance 2018 remarquable", caractérisée par une très forte hausse de la marge opérationnelle, passée de 24,9% en 2017 à 28,9% l'an dernier.

Gucci tire les revenus et plus encore les résultats

En 2018, le chiffre d'affaires du groupe a crû de 26,3% (+29,4% en base comparable) à 13,665 milliards d'euros, toujours tiré par les ventes de Gucci qui ont représenté 8,285 milliards d'euros, en progression comparables certes un peu ralentie par rapport à l'an dernier, soit +36,9% contre +44,6%.

De son côté, le résultat opérationnel courant s'est envolé de 46,6% à 3,944 milliards d'euros, matérialisant une marge opérationnelle de 28,9% désormais. Chez Gucci -griffe acquise au nez et à la barbe de LVMH au tournant du siècle dernier- le résultat opérationnel courant a même bondi de 54,2% à 3,275 milliards d'euros. Yves Saint Laurent et les autres maisons du groupe ont connu une croissance toujours soutenue, y compris du côté des pôles joaillerie et horlogerie.

Performance en retrait pour Bottega Veneta, pénalisée par le changement du directeur de la création

Seule véritable ombre à ce tableau, la contre performance de Bottega Veneta dont les ventes ont décliné de 3,4% l'an dernier et le résultat opérationnel fondu de 17,7% sous l'effet des initiatives visant à remettre la marque vénétienne sur le chemin de la croissance. Kering compte cependant sur sa reprise en main par le britannique Daniel Lee (ex-Céline), dont le premier défilé aurai lieu fin février pour la Fasion Week milanaise, et sur la relance de la communication, pour améliorer la tendance cette année.

La plus-value sur Puma dope le bénéfice net

Au bout du compte de résultat, le bénéfice net (part du groupe) de Kering est ressorti à 3,715 milliards d'euros, en hausse de 108%, dopé par une progression sensible du résultat non courant et par la plus-value de cession sur la marque de sportswear allemande Puma. Le bénéfice part du groupe sur base des activités poursuivies hors éléments non courants a tout de même grimpé de 49,3% à 2,817 milliards d'euros.

Par ailleurs le montant du free cash-flow opérationnel, un des principaux objectifs financiers du groupe, a atteint 2,955 milliard contre 2,138 milliards d'euros en 2017, permettant de diviser quasiment par deux l'endettement financier (à 1,711 milliard d'euros, soit 17% des fonds propres).

Hausse de la portion en numéraire du dividende

Sur ces bases, Kering proposera à l'assemblée annuelle des actionnaires le versement d'un dividende de 10,50 euros par action (soit compte tenu de l'acompte déjà versé un solde de 7 euros qui sera détaché le 2 mai avant Bourse), à comparer à 6 euros plus une action Puma pour 12 titres Kering versés au titre du précédent exercice.

"Notre croissance saine, équilibrée et rentable est le fruit de l’exécution rigoureuse de notre stratégie, de notre grande discipline financière, et d’une culture de l’engagement partagée par tous. Ayant travaillé tout au long de l’année au renforcement du Groupe et de nos Maisons, nous avons l’ambition et les moyens de poursuivre cette dynamique de croissance rentable", a fait valoir François-Henri Pinault, le PDG de Kering.

Kering vise une nouvelle amélioration de la performance opérationnelle en 2019

S'il note que l'entreprise évolue dans un environnement qui demeure incertain, "qu’il s’agisse du contexte macroéconomique, des aléas géopolitiques, des décisions relatives à la politique douanière des Etats ou de l’évolution des parités monétaires, avec des événements qui peuvent notamment influencer les tendances de consommation et les flux touristiques", le dirigeant ajoute que "Kering s’astreindra en 2019 à un pilotage et une allocation rigoureuse de ses ressources, en vue d’améliorer à nouveau sa performance opérationnelle, de maintenir une génération de cash-flow élevée et de continuer à faire progresser la rentabilité de ses capitaux employés".

"L'action avait bien performé en vue des résultats annuels au vu des bons résultats annoncés par ses pairs, et avec des résultats globalement conformes nous anticipons peu d'animation aujourd'hui", avait indiqué l'analyste du secteur chez UBS en début de matinée. Depuis le début de l'année, Kering avait presque autant progressé que LVMH (+9,6% contre +11,6%), profitant de l'élan impulsé par son concurrent tricolore ayant publié ses résultats annuels il y a près de deux semaines, le 29 janvier dernier. Néanmoins, la sérénité du discours du groupe pour l'année à venir, sur la base de priorités très clairement établies -et la perspective de tirer profit des efforts consentis jusqu'à présent pour repositionner Bottega Veneta- permettent au titre d'accélérer de nouveau en fin de matinée, touchant un plus haut depuis début octobre.

Guillaume Bayre - ©2019 BFM Bourse
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