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Guide Boursier

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Investir en Bourse

Quel montant investir ?

N’investissez que si vous avez les moyens de perdre de l’argent. La règle absolue est en effet de ne consacrer à la bourse que des sommes dont vous n’avez pas besoin. Vous devez donc calculer ce que vous pouvez perdre sans dépasser ce seuil.

En faisant le contraire, non seulement vous risquez de faire tomber vos finances dans le rouge, mais vous réduisez délibérément vos chances de gagner en vous plaçant dans des conditions psychologiques défavorables. Vous resterez difficilement serein en cas de baisse de votre portefeuille. Or savoir gérer ses émotions est l’une des clés pour réussir en bourse.

Au-delà de la question de vos moyens, il n’est pas conseillé non plus d’investir de trop petites sommes, pour la simple raison que vous aurez alors du mal à rentabiliser votre investissement à cause des frais de courtage. Pour un tarif minimum généralement fixé autour de 10€ l’ordre de bourse dans les banques, soit un coût de 20€ par aller-retour, la performance d’un placement de 1000€ sera d’emblée grevée de 2%.

D’où l’intérêt de rechercher les meilleurs tarifs de courtage en ligne sur Internet et de ne pas investir en deçà d’un certain montant. En cherchant bien, en fonction de votre profil d’investisseur, de la fréquence et du montant de vos ordres, vous pourrez abaisser leur coût à moins de 0,5% de votre investissement. Ainsi selon les chiffres de l’Autorité des Marchés Financiers, en moyenne, le passage d’un ordre Internet de 5000 euros coûte 0,28% en frais de courtage.

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Quand investir en bourse ?

Le moment idéal pour investir n’est pas forcément celui où vous souhaitez vous lancer en bourse. Par exemple, un investisseur ayant commencé a constituer son portefeuille en juin 2007, avec un CAC 40 à 6000 points, juste avant la fameuse crise des « subprime », s’est retrouvé fortement désavantagé par rapport à un autre ayant commencé à investir dans les creux de mars 2003 ou mars 2009.

En effet, la date à laquelle vous épargnez en Bourse ne correspond pas nécessairement à un point bas sur le marché, pas plus que celle à laquelle vous souhaitez récupérer votre argent ne correspond à un point haut.

Vous devez donc vous employer à comprendre le contexte macroéconomique dans ses grandes lignes au moment où vous investissez. Il y a ensuite deux façons de procéder. Soit vous n’investissez que lorsqu’une tendance est bien établie, et vous adoptez alors une gestion dite « directionnelle », qui suit la tendance, soit vous préférez à l'opposé investir à contre-courant du marché en adoptant un style de gestion dit « contrarian ». Warren Buffet, le célèbre milliardaire américain a choisi son camp. « Soyez craintif quand les autres sont avides. Soyez avide quand les autres sont craintifs. », conseille-t-il.

Mais si vous n’êtes pas certain de votre expertise en la matière, la solution pour éviter d’acheter au pire moment peut consister à investir progressivement, par exemple une somme fixe tous les mois, ce qui va permettre de lisser dans le temps les fluctuations des marchés.

Diversifier son portefeuille

Toujours selon Warren Buffet, « la diversification est une protection contre l’ignorance. Elle n’a que peu de sens pour ceux qui savent ce qu’ils font ». Certes, mais tout le monde n’est pas aussi avisé que le célèbre milliardaire américain. Et si vos convictions vous amènent à tout investir sur une société de biotechnologie dont le candidat médicament vedette s’avère in fine être un échec, vous aurez malheureusement tout perdu. Aussi, est-il préférable, dans le cadre d’une bonne gestion du risque, de diversifier vos placements, même au sein du même secteur d’activité.

Selon la théorie du portefeuille développée par Markowitz, le marché est par définition le portefeuille le mieux diversifié. Mais par une diversification appropriée, l’investisseur peut réduire sensiblement son risque sans sacrifice de rentabilité espérée. On retrouve le bon sens de l’adage populaire : « Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier ». Il s’avère qu’un portefeuille de 20 titres (voire seulement de 10) choisis dans des secteurs différents est suffisant pour en limiter la volatilité, et donc le risque.

Comment utiliser l’analyse graphique ?

Ne prenez des positions à la hausse ou à la baisse que lorsqu’un signal technique apparaît : cassure franche d’une résistance ou d’un support, configuration technique intéressante. Il est en effet parfois difficile pour un investisseur peu expérimenté (et même pour les autres) de rester à l’écart du marché. La tentation est souvent grande de prendre des positions de manière impulsive, avec peu de chance de réussite. Mieux vaut éviter également de se disperser. Utilisez les indicateurs techniques que vous connaissez : il n’est pas nécessaire que votre écran d’ordinateur ressemble à une multitude de « boîtes » où vous enfermerez des dizaines et des dizaines d’indicateurs techniques. Trois ou quatre suffisent largement si vous les maîtrisez bien.

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L’importance de limiter ses pertes

« Il y a deux règles à respecter en Bourse, assure Warren Buffett : la première est de ne pas perdre, la seconde, de ne jamais oublier la première. » Perdre fait cependant partie du métier. Aussi est-il préconisé de limiter au maximum ses pertes, et de laisser au contraire courir ses bénéfices. En effet, si vous gagnez 10% lorsque vous êtes gagnant, mais que vous perdez 80% lorsque vous êtes perdant, vous ne ferez pas long feu en bourse. En revanche, à supposer que vous ayez une chance sur deux de vous tromper, mais que vous perdez 10% lorsque vous vous trompez, et que vous gagnez 20% à chaque opération positive, alors vous serez en mesure de faire fructifier votre capital.

D’où l’importance de placer des ordres stop : ceux-ci joueront le rôle de filet de sécurité. La valeur que vous avez choisie peut ne pas suivre l’évolution que vous aviez anticipée (en raison par exemple d’événements extérieurs soudains d’ordre non économiques : conflit géopolitique, catastrophe naturelle…). Le simple fait de mettre une barrière vous prémunira contre tout accident de marché imprévisible. Ce type d’ordre se place généralement avec un écart en pourcentage variable : il sera nécessairement plus important sur une valeur très volatile et/ou spéculative, et plus rapproché sur une valeur dite « défensive ».

Idéalement, les niveaux des ordres stop devront suivre l’évolution haussière de la valeur et rester fixes si le cours baisse. Si vous avez placé un ordre stop à 5 % au-dessous de votre cours d’achat, il progressera de 1,23 % si le cours gagne 1,23 %. L’écart de 5 % sera toujours respecté. En revanche, si le cours baisse de 1,23 %, la distance entre le cours de bourse et l’ordre stop sera ramenée à 3,77 %. C’est une stratégie contraignante, mais qui préservera une partie de vos gains en empêchant une situation gagnante de devenir perdante.

Toujours dans l’optique de limiter ses pertes, à moins d’avoir une idée objectivement fiable de la situation et des perspectives de l’entreprise dans laquelle vous avez investi, il peut s’avérer dangereux de renforcer ses positions sur une position perdante. Ainsi, pour Warren Buffet, « si jamais vous vous retrouvez dans un bateau qui coule, l'énergie pour changer de bateau est plus productive que l'énergie pour colmater les trous ». L’esprit humain ayant horreur des pertes, l’investisseur préfère généralement vendre les titres sur lesquels il dégage des plus values et faire des moyennes à la baisse sur ses titres perdants. Une attitude qui peut vous conduire à la ruine, si vous avez par exemple acheté en 2000 des actions Alcatel-Lucent, France Télécom ou Vivendi, et que vous ne les avez jamais revendues…

Quelques proverbes boursiers

« Acheter la rumeur, vendre la nouvelle » : Le cours de bourse intègre toujours une part d’anticipation qui atteint son paroxysme lorsque survient une rumeur. Une fois celle-ci confirmée, l’investisseur, n’ayant plus rien à espérer dans l’immédiat, prendra ses bénéfices pour chercher ailleurs un moyen de faire fructifier son épargne.

« Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier » : Mieux vaut toujours diversifier ses placements pour diminuer le risque inhérent à chacun d’eux.

« Il vaut mieux avoir raison avec tout le monde que tort tout seul » (Keynes) : Une façon de dire que le marché a toujours raison et qu’il n’est jamais prudent d’aller contre la tendance.

« Ne pas rattraper un couteau qui tombe » : Il est toujours difficile de déterminer où se situe le plus bas lorsque les cours chutent ; la confirmation d’un retournement de tendance est préférable pour prendre position.

« Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel » : Ce n’est pas parce qu’une valeur a beaucoup monté qu’elle va continuer à le faire. Un investisseur doit savoir prendre ses gains, ne serait-ce que partiellement.

« Mieux vaut se couper la main qu’un bras » : Prendre ses pertes tant qu’elle sont relativement limitées est sans doute la décision la plus difficile qui soit en bourse, mais elle vous évitera la banqueroute.