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Fdj : Un an après son introduction en Bourse, la FDJ comble ses actionnaires

vendredi 20 novembre 2020 à 09h55
FDJ comble ses actionnaires après un an de cotation

(BFM Bourse) - Porté par un modèle économique imperméable à la crise sanitaire et par l'appétit des investisseurs particuliers, le titre FDJ délivre l'une des toutes meilleures performances du SBF 120 sur sa première année de cotation.

Une crise? Quelle crise? Un an après son arrivée remarquée à la Bourse de Paris le 21 novembre 2019, le titre FDJ affiche une performance spectaculaire de +75%, au sein d'un SBF qui cède toujours près de 8% sur la période, malgré le vigoureux rebond observé depuis 3 semaines.

"Le titre s'est même payé le luxe d’inscrire un plus haut historique à 35,81 euros le 15 octobre dernier, après avoir touché un creux à 18,3 euros le 17 mars", ce qui représente un rebond de 95% sur la période, souligne Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse de marchés chez eToro. Peu après l'ouverture ce vendredi 20 novembre, le titre revient à proximité de son plafond à la faveur d'un gain de 1,1% à 34,88 euros.

Plus importante cotation en France depuis Natixis en 2006, les premiers pas de l'héritière de la loterie nationale ne sont pas passés inaperçus, en attirant un demi-million de particuliers. Pour convaincre les petits porteurs que la crise de 2008 avait éloigné des marchés, la FDJ et son principal actionnaire, l'État, n'avaient pas lésiné sur les moyens, en leur accordant une décote de 2% par rapport au prix d'introduction (ramené de 19,90 à 19,50 euros) ainsi que l'octroi d'une action gratuite pour dix achetées, s'ils conservent celles-ci 18 mois, soit jusqu'au 21 mai prochain.

450.000 particuliers au capital

"Nous avons observé un retour significatif des investisseurs particuliers à l'occasion de cette introduction", souligne Stéphane Boujnah, le patron d'Euronext, gestionnaire de la Bourse de Paris. "Au final, pour la FDJ, la part allouée aux particuliers s'est élevée à 45%, contre 20 à 25% en général", précise Camille Leca, responsable des activités de cotation pour la France à Euronext.

Un an plus tard, la FDJ a donc gagné ses lettres de noblesse boursière en enregistrant la 8e meilleure performance du SBF 120. "C'est vraiment une belle histoire qui a permis de réconcilier les Français avec l'épargne un peu risquée, car les performances sont dignes des valeurs américaines de la tech" qui crèvent le plafond à Wall Street, souligne Florence Barjou, directrice des investissements à Lyxor AM.

Le succès auprès des investisseurs particuliers, dont le nombre est aujourd'hui estimé à 450.000 par Stéphane Pallez, ne s'est en outre pas démenti. "Force est de constater que le mouvement initié avec la FDJ a marqué le début d'une tendance plus profonde de retour des petites actionnaires", observe Stéphane Boujnah. "Et beaucoup de jeunes ont ouvert pour la première fois des comptes titres dans un univers jusqu'ici dominé par les retraités". Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF), "plus de 150.000 nouveaux investisseurs ont acheté des actions du SBF 120 au mois de mars 2020".

"Le Covid-19 a aussi joué un rôle, car lorsque les gens ont peur, ils épargnent. Or sans prise de risque cette épargne actuellement ne rapporte rien", note Jean-Pierre Pinatton, membre du conseil de surveillance du courtier Oddo BHF. Sur l'ensemble des places d'Euronext, à savoir Paris, Bruxelles, Lisbonne, Oslo, Dublin et Amsterdam, "fin octobre 2020 les particuliers représentaient 5,4% des volumes d'échanges, contre 3,8% en 2019", détaille Camille Leca.

Valeur anti-crise par excellence

De fait, "malgré une crise sanitaire sans précédent et une période de confinement qui s’est traduite par la fermeture de nombreux points de vente et l’annulation de la quasi-totalité d’évènements sportifs pendant quatre mois, la FDJ a réussi à traverser la crise" constate Antoine Fraysse-Soulier. "Les résultats du troisième trimestre le prouvent (...) avec une croissance des mises des joueurs de 6% allant à 4,4 milliards d’euros" ajoute-t-il, précisant que le groupe a entre autres profité du report de nombreux évènements sportifs qui ont dopé les paris en ligne. "Ces bons chiffres tiennent aussi à la qualité de sa gestion, le plan d’économies de 80 millions d’euros ayant fait progresser sa marge brute d’exploitation (+0,4% à 21%, NDLR)" précise-t-il.

Antoine Fraysse-Soulier rappelle en outre que le groupe jouit d'une "situation -très rare dans le monde économique- de monopole" et qu'il se situe "dans un secteur structurellement porteur car les mises de joueurs enregistrent une croissance moyenne de 5% en moyenne sur les 25 dernières années, ce qui est assez impressionnant". "Le groupe jouit d'une énorme visibilité et il est assez rare d'avoir autant de sécurité sur un titre" affirme-t-il encore.

Valorisation élevée

Dans un contexte toujours très incertain, la prudence n'a toutefois pas disparu: "Nous avons clairement une échéance en mai prochain" avec les particuliers qui ont gardé 18 mois leurs titres, explique Stéphane Pallez. "Mais ce qui s'est passé depuis un an apporte des preuves de notre solidité". Pour Jean-Pierre Pinatton, il y a également des raisons de rester positif, car "ceux qui n'ont pas besoin d'argent ne toucheront pas à leurs actions et ceux qui en ont besoin vendent généralement les titres qui les ont déçus, ce qui n'est pas du tout le cas de la FDJ".

"Il pourrait y avoir une prise de bénéfices mais je n'imagine pas une fuite massive des petits porteurs car le titre est vu comme une valeur de bon père de famille, mais est également une valeur de rendement avec un dividende annuel -qui, "seul bémol", a été réduit de 30% au titre de l'exercice 2019- assez intéressant" estime également Antoine Fraysse-Soulier.

Le titre ne va toutefois "pas rééditer sa performance de 2020 en 2021" avance-t-il, "sinon il y aurait une grosse déconnexion". De fait, la Française des Jeux jouit déjà d'une "valorisation élevée" (à près de 6,6 milliards d'euros en clôture jeudi, NDLR) et son action se paye actuellement 33 fois les bénéfices estimés pour 2021, contre 22 fois lors de son introduction en Bourse". "À titre de comparaison, William Hill (un concurrent anglais spécialisé dans les jeux et paris en ligne mais qui n'est pas opérateur de loteries, NDLR) affiche un PER (ratio cours sur bénéfices, NDLR) de 15" note Antoine Fraysse-Soulier.

Le responsable de la recherche marchés chez eToro souligne enfin que la rotation sectorielle à l'œuvre sur le marché parisien profite au thème "value", au détriment des valeurs de croissance comme FDJ qui pourrait donc "moins bien performer en 2021".

(Avec AFP)

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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Votre avis

Ils ont donné leur avis

08h20 par AdrienCo 0
Moi je garde sur du long terme. Avec les actions gratuites, les dividendes estimés et le fait que FdJ a le monopole, c’est une valeur sur.
Hier par jaubert 0
Moi je garde pour profiter de la distribution en mai
21/11/2020 par Bouriscot 1
Moi je vends
21/11/2020 par Bouriscot 0
Moi je vends
20/11/2020 par Lyonnais2020 0
Bonjour,

Faisant parti d'un des particuliers ayant ouvert un PEA avec l'entrée en bourse de FDJ, je me pose justement une question au sujet de FDJ. ne vaudrait-il pas mieux vendre maintenant pour réinvestir sur une action qui aura plus de potentiel en 2021 et faire une croix sur les actions cadeaux en Juin?
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