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Fdj : En rachetant Zeturf, FDJ entre dans la course des paris hippiques en ligne

mardi 20 septembre 2022 à 12h23
La FDJ renforce son offre

(BFM Bourse) - L’opérateur de jeux d’argent entre de plein pied dans le pari hippique en ligne en rachetant le numéro 2 du secteur en France, ce qui lui permet désormais de compléter son offre dans le digital.

Au grand galop, La Française des Jeux (FDJ) fait son entrée dans l’univers des paris hippiques en ligne. Le groupe dirigé par Stéphane Pallez a annoncé lundi soir son entrée en négociations exclusives en vue de l’acquisition de Zeturf, le deuxième opérateur français dans ce secteur.

Pour rappel, FDJ possède dans l'Hexagone le monopole de la loterie physique et en ligne ainsi que du pari sportif physique, tandis que le Pari Mutuel Urbain (PMU) le détient pour les paris hippiques en points de vente. Mais sur internet, aussi bien les paris sportifs et hippiques que le poker sont ouverts à la concurrence, du moment que l’opérateur est agréé.

Absent jusqu’à présent du pari hippique en ligne, FDJ s’offre directement une part de marché en France d’environ 20% via l’acquisition de Zeturf, qui reste soumise à l’autorisation des autorités compétentes.

Un marché de 1,5 milliard d'euros de mises

Fondé en 2001 , le groupe Zeturf est également présent sur les paris sportifs en ligne sous la marque Zebet et a enregistré en 2021 des mises de près de 800 millions d’euros, ce qui représente environ 4% de celles de FDJ, d'environ 19 milliards d’euros l’an passé, souligne Invest Securities. Zeturf est aussi présent sur les marchés néerlandais, belge et espagnol. Le montant de l’acquisition n’a pas été communiqué par FDJ, mais le quotidien Les Echos évoque un prix qui se situerait autour de 200 millions d’euros. Contacté, le groupe n’a pas fait de commentaire sur ce prix.

Quoiqu’il en soit, FDJ s’arme pour capter un marché des paris hippiques en ligne qui a représenté 1,5 milliard d’euros de mises en 2020 et un produit brut des jeux – les mises auxquelles sont soustraits les gains reversés aux joueurs mais pas les prélèvements publics - de 354 millions d’euros, en croissance de 31% sur un an, selon le dernier rapport de l’ANJ (l’Autorité nationale des jeux).

"Il s’agit d’une très bonne opération pour FDJ qui permet au groupe de compléter son offre de paris en ligne. Dans la mesure où ils devraient bientôt lancer leur offre de poker en ligne, ils pourraient alors proposer une gamme complète avec l’ensemble des trois verticales (sport, hippisme et poker) comme le font la plupart des opérateurs. Cela leur permettra de faire du cross-selling, d’opérer des ventes croisées", estime un analyste financier. FDJ souhaite en effet développer son offre de poker en ligne mais n’a pas donné d’horizon précis sur cet objectif.

"Il existait des interrogations sur la façon dont FDJ comptait utiliser son cash disponible. Réaliser une telle opération, simple et complémentaire de l’offre du groupe est certainement bien vu du marché", juge l’intermédiaire financier.

La Commission européenne comme épée de Damoclès

A la Bourse de Paris, l’action FDJ s’adjuge près de 2% à 31,93 euros en fin de matinée, alors que le CAC 40 perd 0,5%. Porté par des excellents résultats et une stratégie de numérisation pertinente, le titre a bien progressé depuis son introduction en Bourse, au cours de 19,9 euros pour les investisseurs institutionnels.

Toutefois, l’action a subi un coup d’arrêt notable depuis l’ouverture de la Commission européenne en juillet 2021 d’une enquête portant sur la soulte consentie par le groupe en échange de ses droits exclusifs.

Dans le cadre de sa privatisation, FDJ a versé en 2020 une soulte de 380 millions d'euros à l'Etat Français afin de conserver ses droits exclusifs sur la loterie physique et en ligne, ainsi que sur les paris sportifs en point de vente pendant une période de 25 ans. La société détenait auparavant ces droits, qui représentent environ 95% de ses mises, pour une durée illimitée.

Dans une lettre rendue publique en décembre 2021, la Commission a considéré provisoirement que ce montant "semblait substantiellement inférieur à un prix qui pourrait être considéré comme un prix de marché".

Début juillet, la banque Citi a estimé que FDJ pourrait être amenée à payer plus de 1 milliard d’euros de complément de prix.

La Commission européenne n’a pas fourni de calendrier sur sa décision finale. FDJ de son côté a plusieurs fois assuré qu’elle apporterait, aux côtés de l’Etat, aux autorités européennes tous les éléments nécessaires "démontrant que les droits européens et nationaux ont été respectés".

Julien Marion - ©2022 BFM Bourse
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