(BFM Bourse) - EDF chute de 2,6% à 31,35 euros mardi matin, plombé par les informations des Echos selon lesquelles, Paul Champsaur, l'auteur du rapport qui a donné naissance à la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), devrait préconiser fin février un prix de vente du mégawattheure nucléaire entre 37 et 39 euros.
Or, ce niveau de tarifs se situe très en deçà des exigences d'Henri Proglio, le patron d'EDF, qui milite activement pour un prix de 42 euros le mégawattheure.
A noter que le président de la CRE (Commission de régulation de l'énergie) a pour sa part évoqué le 18 janvier un prix d'enchères entre 38,5 et 42 euros le mégawattheure. L'incertitude reste grande face aux rumeurs et annonces très contradictoires", commente ainsi mardi matin un analyste parisien. L'enjeu boursier est loin d'être anodin, cet analyste évaluant à 0,9 euro par action l'impact de chaque euro inférieur aux attentes.
Pour sa part, Aurel BGC ne cède pas au pessimisme. Le dernier commentaire de Philippe de Ladoucette, le Président de la CRE, l'incite à retenir un scénario de haut de fourchette entre 39€ et 42 €/ MWh. Et même si "Paul Champsaur semble se prononcer pour un tarif en milieu de fourchette compris entre 37€ et 39€", Aurel BGC retient surtout que "la fixation définitive du tarif améliorera la visibilité du titre".
La loi Nome sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité, votée fin 2010, impose à EDF de vendre jusqu'à un quart de sa production nucléaire à ses concurrents. Des négociations sont actuellement en cours pour déterminer à quel prix se fera cette cession. Paul Champsaur rendra son rapport au gouvernement sur la méthode de calcul fin février.
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