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Edf : L'etat veut sceller la réconciliation entre edf et areva

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par Benjamin Mallet

CHALON-SUR-SAONE, Saône-et-Loire (Reuters) - Les leaders français du nucléaire Areva et EDF ont signé lundi un accord technique et commercial en préalable à un partenariat plus ambitieux qui sera lancé à la rentrée.

Signé sous l'égide de l'Etat, cet accord porte sur la poursuite de l'optimisation du réacteur de troisième génération EPR, l'amélioration de la maintenance et de l'exploitation du parc nucléaire existant et le cycle du combustible, finalisant des discussions engagées après un conseil de politique nucléaire en février.

Il a été signé à l'occasion d'un déplacement sur l'un des plus grand sites industriels d'Areva, en Bourgogne, du PDG d'EDF Henri Proglio et du président du directoire d'Areva Luc Oursel, avec le ministre de l'Industrie et de l'Energie Eric Besson.

Il s'agit de la première intervention publique de Luc Oursel depuis sa nomination en juin en remplacement d'Anne Lauvergeon, que l'Elysée a choisi de ne pas reconduire en raison notamment de ses relations tendues avec le PDG d'EDF.

Un quatrième accord portant sur la construction du réacteur de moyenne puissance Atmea devrait intervenir d'ici la rentrée, ce qui permettra de boucler le partenariat stratégique demandé par le président Nicolas Sarkozy en juillet 2010.

"L'équipe de France du nucléaire se renforce concrètement et continuera de le faire. EDF et Areva redeviennent durablement, et formellement, des partenaires stratégiques", a déclaré lors d'un discours Eric Besson, qui a parlé d'un accord "historique".

Prié de dire si une montée d'EDF au capital d'Areva pourrait être envisagée dans le cadre de leur partenariat global, Eric Besson a toutefois déclaré à des journalistes : "Pour l'instant, ce n'est pas un sujet d'actualité. Il n'est ni étudié actuellement, ni interdit pour l'avenir."

EDF détient 2,2% d'Areva.

Lors d'une interview sur France Inter, le ministre avait déclaré plus tôt dans la journée ne pas "sentir" chez Henri Proglio une volonté "particulière" d'entrer dans le capital d'Areva.

"UN NOUVEL ÉLAN"

"La filière nucléaire unie et en ordre de marche devra répondre aux défis qui se présentent : le maintien du patrimoine électronucléaire français (...), la conquête de nouveaux marchés à l'international", a de son côté déclaré le PDG d'EDF, cité dans un communiqué.

Luc Oursel a évoqué "un moment fondateur". "Nous sommes animés par la même ambition : travailler plus étroitement ensemble pour travailler plus efficacement", a-t-il dit.

Selon le quotidien La Tribune, "la pression monte (...) sur le PDG d'EDF pour qu'il attribue une part plus large que prévu à Areva dans son appel d'offre pour 44 générateurs de vapeur".

Le gouvernement avait officiellement indiqué en février qu'il n'interviendrait pas auprès de l'électricien public pour qu'il retienne Areva dans le cadre de cet appel d'offres, qui représente, selon le quotidien, un montant de deux milliards d'euros.

Soucieux d'afficher l'unité du camp français dans le contexte de l'après-Fukushima, le ministre de l'Industrie présidait en outre lundi après-midi la première réunion du nouveau comité stratégique de la filière nucléaire - codirigé par le PDG d'EDF - dont l'Etat a annoncé la mise en place en février.

Les divisions entre Areva et EDF avaient éclaté au grand jour avec la perte par le camp français d'un contrat géant pour des réacteurs nucléaires à Abou Dhabi, fin 2009.

Les deux spécialistes de l'atome civil avaient ensuite multiplié les conflits commerciaux et stratégiques, notamment autour de leurs rôles respectifs dans l'organisation de la filière nucléaire française à l'international.

L'Etat avait tenté d'y mettre fin en leur demandant fin juillet 2010 de nouer un partenariat stratégique qui pourrait inclure une montée d'EDF au capital d'Areva.

Mais cette dernière hypothèse a disparu des conclusions du dernier conseil de politique nucléaire, en février, qui a cependant demandé à Areva de transformer en filiale son activité dans les mines d'uranium, en "préalable à l'examen et à la mise en oeuvre des scénarios stratégiques et financiers permettant d'en assurer le développement".

Cette filialisation pourrait être le prélude à l'ouverture du capital de cette activité minière, qui suscite l'intérêt d'EDF et d'investisseurs étrangers comme le Qatar.

Avec Yves Clarisse et Julien Ponthus à Paris, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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