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Dbv technologies : Pourquoi le rachat d'Aimmune par Nestlé redonne un peu d'élan à DBV Technologies

lundi 31 août 2020 à 11h15

(BFM Bourse) - Le géant helvète va mettre la main sur la biotech américaine à l'origine du Palforzia, le seul traitement homologué de l'allergie aux arachides. Candidat jusqu'ici malheureux au développement d'un tel traitement, DBV Technologies profite marginalement de l'annonce alors que la firme tricolore collabore de son côté avec Nestlé sur le volet diagnostic.

Aimmune Therapeutics, concurrent pendant des années de DBV Technologies pour la mise au point et l'homologation d'un traitement de l'allergie aux arachides, a remporté le match en obtenant début 2020 l'autorisation de mise sur le marché de son produit, Palforzia. Au contraire, DBV Technologies est allé depuis 2017 d'échec en échec, jusqu'au rejet début août de sa (deuxième) demande d'homologation de Viaskin Peanut par l'agence américaine du médicament.

Si le parcours boursier de DBV est sans surprise épouvantable (-95% par rapport au sommet), celui d'Aimmune est loin d'être brillant, puisqu'au Nasdaq son cours a reculé de pratiquement 75% depuis son propre sommet. Les investisseurs ont progressivement relativisé leurs attentes vis-à-vis du traitement, dans la mesure où le Palforzia n'est composé que... d'arachide (Arachis hypogaea). L'idée est d'administrer aux jeunes patients des doses croissantes du produit en milieu surveillé, jusqu'à ce que leur organisme tolère une exposition accidentelle afin d'écarter le risque de choc anaphylactique (il ne faut pas espérer pouvoir se régaler d'un pot de beurre de cacahuète). Le tout pour un prix de plus de 10.000 dollars à l'année.

Pas de bénéfice clair par rapport aux pratiques actuelles

Or, beaucoup d'allergologues pratiquent déjà une forme de désensibilisation équivalente en administrant tout bêtement un peu d'arachide broyée, pour un coût évidemment incomparablement moindre. Une commission spécialisée de l'Institute for Clinical and Economic Review (ICER), un organisme indépendant dédié aux aspects pharmaco-économiques, a jugé à l'unanimité qu'il n'y avait pas d'éléments démontrant que le Palforzia (ex-AR101) apportait un bénéfice clair par rapport aux formes de thérapies orales non commerciales.

En outre, une décision en faveur de producteurs de génériques à l'encontre de la biotech Amarin au sujet d'un médicament composé d'un produit naturel, en l'occurrence une forme d'oméga 3 extraite d'huile de poisson, pourrait amener des génériqueurs à tenter d'imposer un équivalent du Palforzia à partir du moment où les ventes monteraient en puissance. Ce qui est loin d'être le cas puisqu'en raison de la crise sanitaire, seulement 100 allergologues avaient commencé un traitement, dont la moitié chez un patient seulement, selon le point d'activité d'Aimmune à l'issue du premier semestre.

Une aubaine pour les actionnaires

L'OPA à 34,50 dollars par action Aimmune annoncée lundi par Nestlé, représentant une prime de 174% sur le dernier cours, apparaît donc comme une aubaine pour les actionnaires, même si le prix n'égale pas tout à fait le plus haut proche de 42 dollars atteint en 2018 deux ans avant la commercialisation de Palforzia.

Ce rapprochement vise à associer le leadership de Nestlé en science de la nutrition à l’une des entreprises les plus innovantes dans le traitement des allergies alimentaires, a fait valoir Greg Behar, le PDG de Nestlé Health Science. "Ensemble, nous serons en mesure de créer un leader mondial dans la prévention et le traitement des allergies alimentaires et d'offrir une large gamme de solutions susceptibles de transformer la vie des personnes vivant avec des allergies alimentaires dans le monde". Nestlé détenait déjà 25,6% du capital d'Aimmune, dans le cadre d'une collaboration débutée en 2016.

Collaboration de DBV avec Nestlé

En attendant la réaction du titre Aimmune lundi à l'ouverture de Wall Street, le cours de DBV Technologies réagissait positivement à l'annonce, regagnant 5,41% à 3,78 euros (pour une capitalisation totale désormais de 208 millions d'euros). En effet, si Nestlé s'était rapproché d'Aimmune pour le volet traitement de l'allergie aux arachides, le géant suisse collabore depuis 2016 également avec le groupe français pour le développement d'un patch de test, destiné au diagnostic de l'allergie aux protéines de lait de vache cette fois.

Dans le cadre de cet accord, DBV est en charge du développement de ce test et, en cas d'homologation, Nestlé Health Science doit en assurer sa commercialisation mondiale. Pour cela, le groupe de Vevey a procédé à un versement initial de 10 millions d'euros à DBV, qui est en principe éligible à des paiements d'étape représentant jusqu'à 90 millions d'euros supplémentaires (2,5 millions versés à ce stade), plus des redevances assises sur les ventes éventuelles.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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