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CREDIT AGRICOLE

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Credit agricole : Avec des provisions et des coûts plus élevés qu'attendu, Crédit Agricole SA déçoit la Bourse et perd plus de 3%

Aujourd'hui à 16:10
Crédit Agricole chute en Bourse

(BFM Bourse) - La banque a livré ce mercredi 4 février ses résultats pour le quatrième trimestre 2025, avec un bénéfice avant impôts inférieur aux attentes en raison de coûts et de provisions plus élevés qu'attendu.

Crédit Agricole SA ouvre le bal des résultats annuels. La structure cotée du groupe Crédit Agricole a publié ses comptes, ce mercredi 4 février, devançant BNP Paribas (jeudi) et Société Générale (vendredi).

Comme l'ont illustré les dernières vagues de publications, les banques françaises se doivent de livrer des copies immaculées, sous peine de sanction boursière.

Dans le cas de Crédit Agricole SA, ce ne sera pas pour cette fois. L'action de la banque tricolore perd 2,8% ce mercredi en milieu d'après-midi, accusant l'un des plus forts replis du CAC 40.

"Les résultats du quatrième trimestre ont été moins bons que prévu, avec un bénéfice avant impôts inférieur de 11% au consensus (la prévision moyenne des analystes, NDLR)", résume Jefferies.

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Provisions pour des éléments exceptionnels

Sur le trimestre allant d'octobre à fin décembre, Crédit Agricole SA a, certes, publié un bénéfice net, supérieur aux attentes, à 1,025 milliard d'euros contre 996 millions d'euros attendus par les analystes. Mais cette surperformance s'explique par des charges d'impôts moins élevées qu'anticipées par les bureaux d'études (376 millions d'euros contre 627 millions d'euros).

Comme observé par Jefferies, le résultat avant impôts a manqué le coche, s'établissant à 1,6 milliard d'euros contre 1,78 milliard d'euros attendus.

Cette ligne de compte de résultats a été lestée par des charges d'exploitations plus lourdes qu'anticipées par les analystes (4,1 milliards d'euros contre un consensus logé à 3,94 milliards d'euros).

Surtout, le coût du risque, c'est-à-dire les provisions enregistrées pour faire face aux potentiels défaut sur les crédits bancaires, a été nettement plus élevé qu'attendu, à 629 millions d'euros contre un consensus à 520 millions d'euros.

Crédit Agricole SA a été pénalisé par des provisions juridiques sur une activité de crédit automobile britannique (41 millions d'euros). Ainsi que par une provision liée à la sauvegarde de l'établissement de crédit italien spécialisé dans les PME Banca Progetto, qui avait été soupçonnée par la justice italienne d'avoir financé la mafia calabraise.

Banco BPM, dont Crédit Agricole SA détient plus de 20% du capital a participé à la recapitalisation de cette banque, qui vient d'être validée par les autorités italiennes.

"En excluant ces éléments exceptionnels, les coûts ne seraient que légèrement supérieurs aux attentes au niveau du groupe", estime Jefferies.

Bonne dynamique chez LCL

Les revenus de Crédit Agricole SA ont, eux, dépassé les attentes. Le produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires chez les banques, a atteint 6,97 milliards d'euros, contre 6,79 milliards d'euros pour le consensus.

À noter que la banque de détail en France, c'est-à-dire LCL, a enregistré une assez nette croissance, un élément qualifié de "vraiment positif" par UBS.

La marge nette d'intérêt, c'est-à-dire l'argent que dégagent les banques sur les prêts diminués de la rémunération des livrets et dépôts, a grimpé de 11,2% sur un an. Ce qui a permis aux revenus de LCL de battre de 3% le consensus.

Toutefois le coût du risque a été également plus important que prévu, en raison d'"une augmentation du risque individuel sur les entreprises (secteurs commerce/distribution)", fait valoir l'établissement. Si bien que le bénéfice net a terminé 16% en dessous des attentes, remarque Jefferies.

Crédit Agricole SA a par ailleurs indiqué qu'elle verserait un dividende de 1,13 euro au titre de 2026.

Sur l'ensemble de 2025, la banque a publié des revenus en hausse de 3,3% à 28,08 milliards d'euros, et un résultat net part du groupe stable à 7,074 milliards d'euros.

Même si elle qualifie la publication de la banque de "bruyante", avec donc pas mal d'éléments techniques qui compliquent sa lecture, Jefferies retient les bonnes tendances dans la banque de détail et dans la division "gestion de l'épargne et assurances (gestion d'actifs, gestion de fortune, assurances)".

"Pour nous, le point essentiel à retenir est que l'activité continue d'être - et continuera d'être, selon nous - tirée par la reprise des marges en France, la croissance structurelle des activités de gestion d'actifs (assurance-vie et Amundi en particulier) et la poursuite de l'acquisition de bénéfices dans le cadre de la stratégie de d'acquisitions de petites et moyenne taille mise en place par la banque", conclut de son côté UBS.

"À ces multiples (de valorisation, NDLR), nous pensons que l'action est sous-évaluée par rapport à ce qu'elle offre", conclut la banque suisse.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
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