(BFM Bourse) - Casino est une nouvelle fois sous pression en Bourse alors que Standard & Poor's a dégradé ce week-end la notation de crédit long terme du distributeur stéphanois. L'agence de notation pointe notamment les difficultés de Casino à honorer ses engagements financiers, sur fond d'une détérioration des conditions de refinancement.
L'endettement de Casino reste en tête de gondole des inquiétudes du marché. Dont Standard & Poor's qui a dégradé ce week-end la notation de crédit long terme de "B" à "CCC+" du distributeur stéphanois.
L'agence de notation justifie cette dégradation de la note de Casino par des conditions de marché moins favorables pour l'entreprise. Elle s'attend à un environnement opérationnel plus complexe pour les distributeurs en France dans un contexte économique adverse. Standard" & Poor's ajoute également "la détérioration" des conditions des marchés financiers, ce qui augmentera la pression sur "la liquidité du groupe, sa capacité à céder des actifs et à refinancer ses dettes". Plus simplement: s'endetter et refinancer sa dette vont coûter de plus en plus cher avec la hausse des taux d'intérêt.
Un titre bradé en Bourse
Le titre Casino accuse logiquement le coup et plonge actuellement de plus de 10% à 7,49 euros peu avant 11h00, à un niveau jamais atteint auparavant - du moins dans l'histoire boursière "récente" du distributeur. Depuis janvier, le groupe a perdu plus de deux tiers de sa valeur en Bourse et pèse désormais moins de 1 milliard d'euros. La situation financière de Casino inquiète tant les investisseurs que ses principaux créanciers.
Le groupe, qui connaît des difficultés financières depuis plusieurs années, est engagé depuis 2018 dans un plan de cession d'actifs jugés "non stratégiques" de 4,5 milliards d'euros. Son échéance, initialement fixée en mars 2021, a été repoussée "au plus tard fin 2023", l'exécution de ce plan ayant pris du retard du fait de la pandémie.
Or, la restructuration de Casino ne va pas assez vite aux yeux de ses créanciers, comme le révélait BFM Business la semaine dernière.
Les principales banques appellent désormais à accélérer la cadence avec la vente des filiales en Amérique du Sud. "En janvier 2024 doit être remboursée une dette de 800 millions d’euros et cette fois, les banques ne repousseront pas l’échéance" ajoutait alors BFM Business.
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