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Carrefour : Carrefour recule en bourse, scepticisme sur la scission

Carrefour recule en bourse, scepticisme sur la scissionCarrefour recule en bourse, scepticisme sur la scission

PARIS (Reuters) - L'action Carrefour reculait mercredi en Bourse de Paris, l'annonce anticipée de la scission de son "hard discount" Dia et de 25% de sa filiale immobilière Carrefour Property ayant été accueillie avec un certain scepticisme par les analystes financiers.

Cette décision a conduit l'agence de notation Fitch à placer sous surveillance négative les notes de Carrefour, dont la note de sa dette long terme "A-".

Les analystes sont dubitatifs vis-à-vis de ces opérations, estimant que seul un rétablissement des éléments fondamentaux du groupe et notamment le succès de son nouveau concept "Carrefour Planet" peuvent assurer une revalorisation durable du groupe, qui souffre d'une décote par rapport à ses grands concurrents.

"Dans l'immédiat, nous voyons difficilement comment cette décision pourra être significativement créatrice de valeur", commente Justin Scarborough, analyste chez RBS, qui fait également remarquer que le groupe a décidé dans le même temps de suspendre son programme de rachats d'actions.

Vers 16H30, le titre recule de 2,52% à 34,09 euros tandis que le CAC 40 cède 0,79% et l'indice Stoxx sectoriel en Europe perd 1,03%. Carrefour affiche encore un gain de plus de 12% depuis le début de l'année, la scission ayant été largement anticipée par le marché, notent les analystes.

"Le titre ayant bien performé en relatif (surperformance de 15 à 20% par rapport a Casino, Tesco et Metro depuis le début de l'année). Le "fast money" a pris ses profits", estime Hervé Mangin, gérant du fonds Axa Europe Opportunities, qui juge la scission positive pour Carrefour et pour ses actionnaires.

Toutefois, la baisse du titre du géant de la distribution est limitée par des achats d'arbitrage, notamment de la part de gérants de fonds spécialisés qui pensent pouvoir dégager des plus-values de ce "spin-off", rapportent des intervenants.

LOGIQUE FINANCIÈRE

Carrefour prévoit de distribuer la totalité de ses titres Dia sous forme de dividende exceptionnel, à raison d'une action Dia pour une action Carrefour. Pour la cession des 25% de Carrefour Property, la distribution d'actions sera d'une pour quatre.

Auteur de deux "profit warnings" successifs, le numéro deux mondial de la distribution est depuis plusieurs mois sous la pression de ses principaux actionnaires, le fonds Colony et le groupe Arnault, principal actionnaire de LVMH, pour améliorer la performance opérationnelle du groupe et la valorisation de ses actifs.

"La logique qui sous-tend cette annonce est avant tout financière: il s'agit de montrer la sous-valorisation actuelle de Carrefour et de retourner de la valeur à l'actionnaire, via des dividendes exceptionnels en titres", écrivent les analystes de Natixis Securities dans une note obtenue sur le marché.

En attendant d'obtenir des détails sur le montage de ces opérations lors de la présentation des résultats annuels jeudi matin, certains analystes financiers contestent notamment la décision de céder la totalité du capital de Dia et s'interrogent sur la stratégie à mener pour Carrefour Property.

"Nous étions favorables à un spin-off partiel (avec une part majoritaire conservée par Carrefour) car nous pensons que, étant plus indépendant, Dia peut être mieux géré et peut accélérer son expansion", écrit Arnaud Joly, analyste chez CA Cheuvreux.

"Mais il est difficile de comprendre un spin-off total. Dia offre de fortes perspectives de croissance et une alternative permettant de répondre davantage à la demande des clients dans un environnement changeant (habitudes des clients, inflation, régulation)", poursuit-il dans une note obtenue sur le marché.

De plus une bonne part de la valeur crée par la scission, estimée à environ 20%, a probablement déjà été intégrée, dit-il.

A contre-courant, les analystes de JP Morgan saluent la suppression de "la décote de conglomérat" qui devrait résulter de cette scission, faisant de Carrefour un "pure player".

Laurence Hofmann, analyste d'Oddo Securities, qui valorise Dia à 3,6 milliards d'euros, estime de son côté que ces opérations pourraient engendrer un surcroît de valorisation de quatre à six euros par actions par rapport au cours actuel.

Juliette Rouillon, édité par Gwénaelle Barzic

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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