(BFM Bourse) - Sur fond de détente des rendements obligataires d’État, le marché parisien a repris une petite respiration hier (+0,83% pour le CAC40, à 6 560 points), au lendemain d'une séance marquée par des dégagements nourris. Quoiqu'il en soit, le questionnement, l'interrogation, le suspense dont on pourrait bien se passer s'intensifient sur le marché, sur une possible faillite du chinois Evergrande, sur le risque pas encore écarté à ce stade d'un nouveau shutdown administratif aux États-Unis, sur les répercussions des pénuries d'électricité, en particulier en Chine.
Un marché obligataire qui sera donc surveillé comme le lait sur le feu sur toute la seconde partie de la semaine. Semaine dont le niveau de clôture sera déterminant. A 0,1190 mercredi, l'OAT 10 ans selon les données de la Banque de France publiées mercredi, poursuivait son mouvement ascensionnel.
Au chapitre statistique mercredi, la très forte progression surprise des stocks de brut aux États-Unis aura au moins eu le mérite de faire refluer le baril de WTI, alors en pleine ébullition. Par ailleurs, la dynamique des ventes de logements en cours en septembre aux États-Unis, en hausse mensuelle supérieure à 8%, a explosé les attentes. Pour rappel mardi, cibles toutes manquées pour l'indice S&P Case Schiller des prix immobiliers, l'indice de confiance du consommateur (Conference Board) et l'indice manufacturier de la Fed de Richmond.
Côté valeurs, le luxe a tiré le CAC avec des hausses d'environ 1,20% pour LVMH (625,50 euros) et Hermès (1 209 euros), et de 0,64% pour Kering (616,60 euros). Chahuté la veille, le compartiment aéronautique a de nouveau attiré les acheteurs ce mercredi (+3,5% pour Airbus, +2,6% pour Safran). Extrêmement chahuté depuis son entrée le 13 septembre dernier au CAC 40, le titre Eurofins Scientific a repris jusqu'à 3,3% en début de matinée avant d'effacer l'intégralité de ses gains initiaux pour boucler sa 6e séance consécutive dans le rouge (-0,2%).
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé à des niveaux proches de l'équilibre, incapables de rebondir au lendemain d'une séance de forts dégagements, à l'image du Dow Jones (+0,26% à 34 390 points) ou du Nasdaq Composite (-0,24% à 14 512 points). Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a grignoté 0,16% à 4 359 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1600$. Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 74.70$.
A suivre à l'agenda statistique ce jeudi, à suivre en priorité le taux de chômage en Zone Euro à 11h00, et pour les États-Unis, le PIB trimestriel et les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage à 14h30.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
La mobilisation du camp vendeur s'est construite, dans un niveau de participation important, mardi, tout au long de la séance, validant le passage dans une base de travail inférieure à la moyenne mobile à 100 jours (en orange), dont la pente haussière est de plus en plus faible, et balayant le gap haussier du 22 septembre. Une large bande entre 6 250 et 6 590 points peut désormais accueillir les oscillations hachées du marché. Le très mince corps de la bougie de mercredi est intégralement dessiné dans l'amplitude du corps de la bougie précédente, dans des volumes bien plus faibles, montrant l'absence de reprise en main durable des acheteurs, encore peu motivés à l'idée de reprendre une stratégie d'achats massifs inconditionnellement.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.
On prendra soin de noter qu'un franchissement des 6590.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 6350.00 points relancerait la pression vendeuse.
Le conseil BFM Bourse
Graphique en données horaires

Graphique en données quotidiennes
