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CAC 40 : Pouvons-nous parler de bear market ?

(Tradingsat.com) - La nervosité reste fortement palpable sur les marchés financiers, et devrait le rester fortement pendant plusieurs séances, sur fond de craintes de durcissement de la politique monétaire américaine. Hier dans le sillage de Wall Street, l'indice CAC 40 a accéléré ses pertes en dernière partie de séance, pour au final terminer la journée en forte baisse de 1,98% à 5 151 points. A ceci va s'ajouter ce vendredi la clôture de Wall Street (perte de plus de 1 000 points du Dow Jones hier), ainsi que l'ouverture d'un nouvel épisode de shutdown.

Pour rappel, le décrochage a commencé vendredi 02/02, et s'est puissamment accéléré lundi 05/02 outre Atlantique, dans le sillage de la publication du dernier rapport mensuel fédéral sur l'emploi américain, qui a montré une accélération de la hausse des salaires, interprété comme les prémices d'un réchauffement des prix (l'inflation), critère de base qui ouvre la voie à une normalisation de la politique monétaire américaine.

Dans ces conditions, la Banque centrale américaine, la Fed, n’a plus de raison de poursuivre sa politique de maintien de taux faibles mise en place depuis plusieurs années. En augmentant ses taux d’intérêt, elle va durcir les conditions d’accès au crédit. C’est la fin de la quasi-gratuité de l’argent à laquelle les investisseurs s’étaient habitués. D’où l’affolement soudain de ces derniers. Clairement, le scénario de trois relèvements des taux directeurs fédéraux sur l'année 2018 laisse désormais place à l'hypothèse de trois relèvements minimum.

La remontée des taux longs, qui s'est accentué hier avec le ton employé par la Banque d'Angleterre, prête à remonter les taux directeurs plus tôt que prévu, pèse sur les actifs à risque, au premier rang desquelles les actions figurent.

A ceci vient s'ajouter une problématique politique. Faute d'accord au Congrès sur le vote d'une loi de budget, une nouvelle période de shutdown (arrêt d'une grande partie des services publics fédéraux) s'ouvre, avec la perspective d'un bras de fer politique entre Républicains et Démocrates, avec un nouveau test d'envergure pour la Maison Blanche.

Après la question de la qualification en krach, à laquelle nous avons répondu négativement en début de semaine, se pose celle de l'entrée ou non dans un "bear market", à savoir la formation d'un consensus vendeur. Aucune figure construire de retournement baissier n'est à relever à ce stade sur les principaux indices d'actions de part et d'autre de l'Atlantique, et nous restons dans le cadre d'un réajustement majeur, qui vient contester dans une forte volatilité l'avancée imperturbable et linéaire des derniers mois.

Au chapitre macroéconomique, aucun écart significatif par rapport à la cible n'était à signaler jeudi sur les chiffres du commerce extérieur allemand, pour le mois de décembre. La balance commerciale de la première économie de la Zone Euro reste fortement excédentaire, et la dynamique de fond de cette excédent demeure vivement haussière depuis mars 2009.

Les opérateurs ont par ailleurs dû composer une nouvelle contraction des inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage, publié ce jeudi pour la semaine du 29/01 au 04/02.

Côté valeurs, contre la tendance, Publicis a bondi de 3,95% à 57,94 euros en tête du CAC 40, dans de puissants volumes de transactions. à la suite de la publication de ses résultats annuels 2017. Si le groupe publicitaire a vu ses revenus légèrement décliner l'an dernier sous l'effet d'un impact de change négatif, la croissance organique est ressortie positive à +0,8% pour l’ensemble de 2017.

Société Générale (+1,95% à 45,13 euros) est parvenu à se hisser sur le podium des plus fortes hausses du CAC 40 (seules cinq titres ont terminé la journée dans le vert !), en réaction à la publication de ses résultats du quatrième trimestre 2017. La banque rouge et noire a dévoilé un bénéfice net de 69 millions d'euros, nettement supérieur aux attentes, le consensus des analystes tablant sur une perte de -237 millions d'euros. De même, le résultat d'exploitation dépasse largement les anticipations à 830 millions d'euros, contre 489 millions d'euros prévus par le consensus.

Pernod-Ricard (+2,13% à 127,30 euros) complète ce podium grâce à un bond de son bénéfice sur le premier semestre de son exercice décalé.

Air France a chuté de 5,89% à 10,87 euros après le point sur son trafic aérien.

Akka Technologies a bondi de 5,51% sur un accueil chaleureux de sa publication annuelle.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont connu un second épisode baissier d'envergure jeudi, le Dow Jones (-4,15% à 23 860 points) lâchant plus de 1000 points en séance, et le Nasdaq Composite fondant de 3,90% à 6 777 points. Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 3,75% à 2 581 points.

Un point sur les autres classes d’actifs à risque : vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,2260$. Le baril de WTI, autre baromètre classique de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 60.60$.

Sur le plan macroéconomique ce vendredi, à suivre la production industrielle française à 08h45, la production industrielle au Royaume-Uni à 10h30, le taux de chômage canadien à 14h30, ainsi que les données finales des stocks des grossistes américains à 16h30.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

En dépit de la très grande nervosité encore palpable sur le marché français à ce stade, le consensus de fond ne s'inverse pas. Les prises de profits se sont certes accélérées, sur des craintes de voir diminuer les "plus-values" latentes accumulées depuis des mois, mais le marché n'a aucunement basculé dans un mouvement baissier de fond. La qualification de bear market n'est pas justifiée. Néanmoins, la poursuite de mouvements saccadés, dans une volatilité importantes pour les séances à venir, est inévitable.

Dans tous les cas, et en dehors de ces considérations de court terme, indispensables pour l'affinement des points d'entrée graphiques et pour la stratégie d'exposition, l'opinion de fond sur le marché français reste fortement haussière. En particulier, le seuil hautement psychologique des 6 000 points reste à moyen terme en ligne de mire, pour le coeur de l'été 2018.

Une fois le niveau des 5 540 points franchi, avec des indices tangibles de breakout (gap, volume, bougie remarquable), l'énergie accumulée pourra être libérée, et le CAC renouera avec une dynamique de momentum haussier. Nous n'y sommes pas encore, et l'indice phare tricolore a encore beaucoup de niveau graphique à reconquérir.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 5267.00 points.

Société Générale Idée d'investissement : si vous souhaitez miser sur notre scénario, le Warrant Société Générale H198S est adapté.
Le conseil CAC 40
Négatif
  • Résistances & Supports
  • Résistance(s) : 5267.00 / 5426.00 / 5536.00
  • Support(s) : 5081.00 / 5038.00 / 4980.00
  • Ecarts résistances / supports
  • Ecart(s) résistance : -0 % / 3 % / 5 %
  • Ecart(s) support : -4 % / -5 % / -6 %

Graphique en données horaires

CAC 40 : Pouvons-nous parler de bear market ? (©ProRealTime.com)
Graphique réalisé à partir du logiciel Prorealtime

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Pouvons-nous parler de bear market ? (©ProRealTime.com)
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