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CAC 40

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CAC 40 : Entrée dans une seconde séquence à haut risque

lundi 30 mars 2020 à 08h36

(BFM Bourse) - Alors que le marché prend acte du plan historique de relance de 2 000 Milliards de dollars aux Etats-Unis, pas d'applaudissement forcé en Bourse, sur fond d'extrême nervosité dans les échanges en période post krach. Soit dit en passant, le krach que nous avons subi, avec deux séances d'abdication très rapproché (09 et 12 mars) n'est pas forcément synonyme de purge complète. A savoir qu'aucun signe ne milite clairement pour une atteinte de points bas le 16 mars en séance. Cette question des points bas est au coeur de l'analyse technique du moment.

Dans l'immédiat, et alors que l'épidémie de Covid-19 frappe encore l'Europe, et que l'épicentre se positionne sur les Etats-Unis, plus d'un tiers de la population mondiale est, à des degrés divers, forcé au confinement. Les capacités de production et d'échanges de marchandises et de services tournent au ralenti, pesant de tout son poids sur les projections de croissance pour l'année 2020.

L'OCDE, par l'intermédiaire de son Secrétaire général Angel Gurria, a d'ailleurs froidement insisté en fin de semaine dernière, dans une interview à la BBC, qu'il était irréaliste de penser que l'économie mondiale allait rebondir rapidement une fois la crise sanitaire passée.

Face aux conséquences économiques (ou du moins pour tenter d'en amortir le choc), les parlementaires américains ont validé un plan de relance historique, d'un montant global de 2 000 Milliards de Dollars. Massif et vertigineux, pour des marchés qui ne retrouvent pas pour autant la confiance. La rechute, sur de nouveaux points bas, du brut, laisse peu de doute sur l'état de confiance des salles des marchés dans la demande mondiale pour les mois à venir. Le baril de brut léger américain (WTI) dépassait en effet à peine les 20$ ce matin.

Le bilan du coronavirus Covid19 est désormais, à l'échelle mondiale, de près de 723 000 cas confirmés, et de plus de 34 000 morts, selon les données compilées par l'Université Johns Hopkins. Si le nombre de nouveaux cas quotidiens en Chine chute et que le taux d'utilisation des capacités de production reprend pleinement le chemin de la hausse, la propagation incontrôlable du virus à l'échelle de la planète rend encore indéchiffrable les conséquences sur l'activité économique. Les quatre principales puissances économiques de la Zone Euro (Allemagne, France, Italie, Espagne) sont particulièrement touchées. En particulier, 10 779 décès sont à déplorer en Italie, et 6 803 en Espagne.

Au chapitre économique, coup de tonnerre (attendu, certes, mais pas à ce niveau), pour rappel, jeudi ,sur le front de l'emploi américain, avec les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage pour la semaine du 16 au 22 mars : ce nombre d'inscrits, qui était depuis de nombreux mois autour de la barre des 200 000, ont explosé, 2 fois plus que le consensus ne le laissait augurer, à 3 283 000...

De façon anecdotique vendredi, les revenus des ménages pour le mois de février ont dépassé les attentes (+0,6%) tandis que les dépenses sont ressorties en dynamique conforme aux attentes (+0,2%) sur ce même mois.

Dans ces conditions, c'est avec fébrilité que les opérateurs de marché vont prendre connaissance vendredi (13h30) des conclusions du rapport fédéral sur l'emploi (NFP, Non Farm Payroll) pour le mois de mars. Plus tôt dans la semaine, le cabinet privé en ressources humaines ADP (Automatic Data Processing), donnera un avant-goût. On s'attend à une envolée du taux de chômage (3.5% pour rappel fin février), et à un coup d'arrêt dans la situation de plein emploi dont pouvait se vanter fièrement le locataire de la Maison Blanche.

Seule "bonne nouvelle", avec les guillemets qui s'imposent: Trump abandonne désormais l'idée de relancer la machine productive mi-avril. L'impatient locataire de la Maison Blanche se rend à l'évidence, et se montre disposé à la poursuite des mesures de confinement jusqu'à la fin du mois d'avril.

Côté valeurs vendredi, des dossiers à très fort effet Bêta depuis le début de la crise sanitaire ont lourdement reculé, sur les secteurs (para)pétrolier, équipements automobiles, services aéroportuaires et tourisme, à l'image, sans exhaustivité, de Plastic Omnium (-8,38% à 13,40 euros), ADP (-9,05% à 97,50 euros), Valeo (-9,20% à 15,945 euros), Accor (-9,85% à 26,26 euros), Schlumberger (-10,32% à 12,60 euros), ou CGG (-13,79% à 0,8500 euro).

Biosynex (+31,16% à 9,26 euros) a très vivement amplifié sa hausse vendredi, portant ses gains hebdomadaires à près de 140%. Le spécialiste du diagnostic in vitro a signé deux accords de distribution pour des tests SARS Cov 2 basés sur la biologie moléculaire développés par des sociétés singapourienne et coréenne, et développe par ailleurs son propre test sérologique rapide. Tous les détails ici.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la semaine dans de mauvaises dispositions, à l'image du Dow Jones (-4,06% à 21 636 points) ou du Nasdaq Composite (-3,79% à 7 502 points). Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s'est contracté de 3,37% à 2 541 points.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1.1100$. Le baril de WTI, un baromètre de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 20,70$.

À l'agenda statistique ce lundi, à suivre en priorité les prêts accordés aux particuliers au Royaume-Uni à 10h30, ainsi que les ventes de logements en cours à 16h00.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

La question des points bas, et de leur atteinte éventuelle dès le 16 mars au plus bas de la séance (3 632 points) fait débat.

A ce stade, plusieurs éléments techniques, graphiques et comportementaux militent pour une attitude particulièrement prudente:

- la structure de la bougie hebdomadaire, à ombre haute;

- les gains sur le rebond technique amorcé le 20 mars, puissants en valeur absolue, mais finalement limités, à l'aune des pertes initiales;

- la décroissance globale des volumes met en évidence une divergence depuis le 20 mars;

- l'alimentation du rebond uniquement par les valeurs qui avaient le plus souffert, par un effet Bêta mécanique, redoublé par les rachats de shorts en série (squeeze) sur un certain nombre de dossiers.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.

On prendra soin de noter qu'un franchissement des 4603.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 4117.00 points relancerait la pression vendeuse.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Neutre
Résistance(s) :
4603.00 / 5000.00 / 5509.00
Support(s) :
4117.00 / 3684.00 / 3500.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Entrée dans une seconde séquence à haut risque (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

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