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Cac 40 : «Un message rassurant» pour le marché… Renault confirme ses objectifs en amont de ses résultats et remonte un peu la pente en Bourse (+3%)

Aujourd'hui à 12:36
Renault grimpe en Bourse

(BFM Bourse) - Le constructeur automobile progresse à la Bourse de Paris après avoir tenu une conférence pré-résultats semestriels avec des analystes, au cours de laquelle il a réitéré ses cibles pour 2026. Des objectifs sur lesquels les analystes s'avèrent prudents.

Renault peine encore à la Bourse de Paris, cette année. L'action du constructeur automobile au losange chute de 27% depuis le 1er janvier, la quatrième plus forte baisse au sein de l'indice CAC 40.

Renault, dont 60% des ventes environ, sont réalisées sur le Vieux continent, a plus particulièrement souffert des inquiétudes liées aux groupes chinois, qui grignotent des parts de marché dans l'Union européenne. En mai, leurs ventes dans l'Union européenne représentaient 12% du total, un plus haut historique.

"Nous pensons que les inquiétudes des investisseurs (sur l'action Renault, NDLR) portent principalement sur l'intensification de la concurrence et des pressions commerciales en Europe, notamment de la part de Stellantis et des constructeurs automobiles chinois", soulignait ainsi Barclays, dans une récente note.

Ce statut de victime (trop?) évidente de la concurrence chinoise a tendance à trop éclipser les fondamentaux de la société.

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"Tout semble en bonne voie"

Ce mercredi 1er juillet, l'action Renault regagne 3% vers 12h40, la plus forte hausse du CAC 40. Cette progression survient après que le groupe a tenu une conférence téléphonique avec des analystes, en amont de la publication de ses comptes semestriels, programmée le 30 juillet prochain.

Lors de cette réunion avec les bureaux d'études, la société a fait le point, donnant quelques indications.

"L'entreprise a transmis un message rassurant", apprécie Bernstein. "Les indications préliminaires du groupe Renault, communiquées exclusivement aux analystes, ont déjoué les attentes (…) Le cours de l'action devrait s'en trouver quelque peu soulagé", abonde Jefferies. "Tout semble en bonne voie", écrit de son côté Barclays.

Dans le détail, les analystes rapportent que la direction a indiqué que les volumes auraient un impact neutre sur la variation des revenus au premier semestre. Le 'mix géographique' (la répartition des revenus en termes de zones) sera négatif, en raison de davantage de ventes à l'international, où les prix sont plus bas. Le "mix produit" devrait être positif grâce à la transition de la Clio 5 vers Clio 6 et d'une bonne dynamique des récents lancements.

Les ventes aux partenaires devraient entraîner un impact fortement positif sur la croissance grâce à la consolidation des opérations indiennes (où la société produit des modèles localement pour Nissan), et de la construction de Micra pour Nissan.

"Renault a déclaré que la réduction des coûts restait une priorité essentielle en 2026 et au-delà", note Barclays. Ces réductions sont coûts seront particulièrement importantes dans la mesure où les volumes s'avèrent "ternes", poursuit la banque britannique.

Bernstein écrit par ailleurs que la société a attribué les importantes prises de commandes sur ses modèles électriques au deuxième trimestre au "lancement de nouveaux modèles comme la Twingo ainsi qu'à la bonne tenue des modèles existants tels que les Renault 5 et 4".

Objectifs confirmés

Mais le groupe "a également reconnu que les prix élevés du pétrole ont rendu les véhicules électriques plus attractifs du point de vue du TCO ("total cost of ownership", qui inclut l'ensemble du coût d'un véhicule, y compris l'entretien, l'alimentation énergétique et la revente, NDLR)" ajoute l'intermédiaire financier.

Surtout, Renault a confirmé ses objectifs pour l'exercice 2026, à savoir une marge opérationnelle de 5,5%, avec une marge plus élevée au second semestre qu'au premier, et un flux de trésorerie d'environ 1 milliard d'euros.

Jefferies souligne que ses perspectives s'avèrent supérieures au consensus, c'est-à-dire la prévision moyenne des analystes. La banque redoute toutefois des risques sur les objectifs du groupe car Renault mise sur le second semestre, alors que la concurrence fait actuellement rage sur ses marchés.

Barclays pense, de son côté, que le groupe reste sur le bon chemin pour atteindre ses cibles. "Nous estimons que, dans un contexte très difficile, Renault surpasse largement les attentes (déjà modestes) en matière de nouveaux modèles et d'exécution notamment par rapport à son principal concurrent français (Stellantis, que la banque ne nomme pas, NDLR)" tranche Citi.

L'établissement américain explique que les investisseurs semblent sous-estimer la capacité de Renault à rivaliser directement avec les constructeurs chinois en Europe, mais "ne partage pas cet avis".

À fortiori si l’Union européenne contribue à instaurer des conditions de concurrence équitables, ajoute la banque. Ce par le biais de l’IAA ("Industrial Accelerator Act"), un texte devant proposer un certain pourcentage de "contenu local" (c'est-à-dire made in Europe) dans les véhicules automobiles, "ou de normes d’émissions de CO₂ plus strictes pour les flottes", poursuit Citi.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
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