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Airbus group : La reprise de l'économie française marque un coup d'arrêt

Marché : Le PIB du 3e trimestre en baisse de 0,1%Marché : Le PIB du 3e trimestre en baisse de 0,1%

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - La reprise de l'économie française amorcée au printemps a marqué un coup d'arrêt plus prononcé que prévu au troisième trimestre, sous l'effet d'une rechute de l'investissement des entreprises et d'un commerce extérieur en berne.

La baisse de 0,1% du produit intérieur brut annoncée jeudi par l'Insee pour la période, venant après un vif rebond de 0,5% confirmé pour le deuxième trimestre, n'invalide cependant pas le scénario d'une reprise très progressive de l'activité, si ce n'est qu'elle risque d'être soumise à des à-coups.

L'Insee a fait état dans le même temps d'un ralentissement des destructions d'emplois dans le secteur privé entre juillet et septembre et d'une inflation tombée le mois dernier à son rythme le plus faible (0,6% sur un an) depuis fin 2009.

"Nous savions que le troisième trimestre marquerait un creux, ce n'est pas une surprise, ce n'est pas un indicateur de déclin, ce n'est pas une récession", a déclaré le ministre de l'Economie Pierre Moscovici.

"Nous sommes au moment où la machine économique redémarre, où la croissance repart, où les entreprises françaises vont mieux", a-t-il ajouté sur RTL en soulignant que, en dépit du recul du troisième trimestre, l'économie française évolue sur un rythme de croissance de 1% par an.

Vingt-deux économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,1% au troisième trimestre.

L'Insee, dans sa note de conjoncture publiée en octobre, anticipait une stagnation du PIB pour la période, avant une reprise de 0,4% au quatrième trimestre également prévue maintenant par la Banque de France.

RALENTISSEMENT EN ALLEMAGNE

Sur cette base, Pierre Moscovici a maintenu que la France devrait enregistrer une croissance de 0,1% ou 0,2% pour l'ensemble de 2013 avant d'accélérer en 2014.

Au troisième trimestre, le PIB français a été plombé par une contribution nulle de la demande intérieure, alors qu'elle avait été positive de 0,4 point au 2e trimestre, et une contribution négative de 0,7 point du commerce extérieur due à une hausse des importations combinée à une chute des exportations.

Seuls les stocks des entreprises ont eu impact positif, à hauteur de 0,5 point.

"On a beaucoup restocké et la composante importations de ce mouvement est importante", estime Philippe Brossard, responsable des études économique d'AG2R-La Mondiale.

Un creux dans les livraisons d'Airbus de l'été explique sans doute en partie la baisse des exportations (-1,5% après +1,9%) mais Philippe Brossard y voit aussi l'impact de la perte de compétitivité de la France en particulier et de la zone euro en général face à la concurrence de pays comme le Japon.

La performance décevante du commerce extérieur de l'Allemagne est aussi en grande partie responsable du ralentissement de la croissance annoncé jeudi à Berlin.

Sur le front intérieur, l'économie française a bénéficié d'une hausse de la consommation des ménages (+0,2%) un peu plus forte que ne laissaient présager les indicateurs mensuels et ce, malgré l'impact de la fiscalité plus lourde.

L'INVESTISSEMENT MANQUE À L'APPEL

Dans ce contexte, la faiblesse de l'inflation est un élément positif pour la suite, d'autant plus que l'évolution des salaires sur un an (+1,6% au troisième trimestre pour le salaire de base des entreprises de plus de 10 salariés) ne nourrit pas de craintes déflationnistes comme en Espagne.

L'investissement, objet de toutes les attentions du gouvernement pour la relance de l'emploi, reste le principal point noir du tableau.

En baisse depuis sept trimestres, il s'est encore replié de 0,6%. Celui des seules entreprises, qui avait esquissé une timide reprise au deuxième trimestre, avec une évolution corrigée à +0,1%, a rechuté, se contractant aussi de 0,6%.

L'Insee note tout juste que les dépenses des entreprises en produits manufacturés, comme les automobiles, ont renoué avec une franche croissance (+0,9% après -0,3%).

Pour Philippe Brossard, la légère progression du PIB sur un an (+0,2%), ajoutée à la baisse de l'emploi marchand (-0,7% sur la même période), montrent que la productivité des entreprises augmente légèrement.

Mais pour Denis Ferrand, de COE-Rexecode, les conditions d'une reprise de l'investissement ne sont pas réunies, "car il n'y a aucune évolution qui soit porteuse de l'amélioration des marges des entreprises", un préalable nécessaire.

Une demande de crédits qui reste faible, une rechute des tensions de trésorerie signalées après l'embellie du printemps et des intentions d'investissement qui restent en baisse sont autant de signes que leur confiance pour l'avenir n'est toujours pas là, souligne l'économiste.

Avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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