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Airbus group : Airbus veut éviter à son A350 les déboires du 787 de Boeing

Airbus veut éviter à son A350 les déboires du 787 de BoeingAirbus veut éviter à son A350 les déboires du 787 de Boeing

par Cyril Altmeyer et Tim Hepher

TOULOUSE (Reuters) - Airbus a bien l'intention de faire voler pour la première fois dans les prochains jours son dernier-né l'A350, mais sans se presser afin d'éviter de lancer un appareil qui pourrait se retrouver cloué au sol, a déclaré son président exécutif Fabrice Brégier, faisant allusion aux déboires du 787 de Boeing.

Le futur long-courrier d'Airbus pourrait effectuer son tout premier vol à la fin de la semaine prochaine, selon des sources proches du dossier, juste avant l'ouverture du salon aéronautique du Bourget le lundi suivant.

Pour sa part, le B787 que l'A350 est destiné à concurrencer frontalement vient à peine de reprendre ses vols après une interruption de plus de quatre mois.

Airbus souligne que les choix technologiques effectués pour l'A350, moins ambitieux mais jugés plus raisonnables que ceux de Boeing pour le 787, pourraient lui éviter de connaître des mésaventures aussi gênantes que celles de l'américain, dont les 50 exemplaires en exploitation avaient dû cesser de voler en janvier à la suite d'inquiétants problèmes liés à leurs batteries.

"Je n'ai pas envie de lancer un avion cloué au sol", a déclaré Fabrice Brégier lors d'un séminaire de deux jours sur l'innovation à Toulouse, soulignant que les retours des pilotes ayant participé aux simulations au sol étaient excellents.

Ainsi, la principale menace pour le baptême de l'air de l'A350 n'est pas a priori d'ordre technologique mais réside principalement dans une série de préavis de grève déposés par plusieurs syndicats de contrôleurs aériens français à partir du milieu de la semaine, ce qui pourrait empêcher le tout premier exemplaire de l'avion de décoller de Toulouse, siège de la filiale d'EADS où il a été assemblé.

Un temps orageux pourrait également décourager Airbus de procéder au premier vol, un exercice où l'avion doit absolument éviter d'être touché par la foudre, même s'il sera à même d'y résister lors des vols suivants et évidemment à partir de son entrée en service prévue au second semestre 2014.

Le "printemps pourri" qui a tant déprimé les Français aura au moins eu un mérite : faciliter les tests auxquels Airbus a soumis son futur long-courrier.

"La mauvaise météo qu'on a eue en avril et en mai nous a permis de trouver facilement des conditions suffisamment froides auxquelles exposer les moteurs de notre A350", a expliqué Didier Evrard, le responsable du programme de l'A350.

Les moteurs fournis par le britannique Rolls Royce ont été testés en vol sur le très gros porteur d'Airbus, l'A380.

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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