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AIR FRANCE -KLM

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Air france -klm : La promesse d'un focus sur la rentabilité d'Air France permet un rebond du titre

mercredi 20 février 2019 à 16h20
Le titre Air France-KLM remonte fortement après les comptes 2018

(BFM Bourse) - Après avoir corrigé de plus de 10% depuis début février et initialement hésité mercredi en Bourse, l'action du transporteur aérien reprend plus de 5% dans l'après-midi. Si la facture carburant pourrait grimper en 2019, le marché apprécie l'accent mis par Ben Smith sur l'amélioration de la rentabilité de l'enseigne française du groupe.

Le cours d'Air France-KLM a effectué une belle ressource, pour piocher dans le vocabulaire de l'aéronautique. Après avoir perdu jusqu'à 5,1% en tout début de séance à l'annonce des résultats 2018, marqués par un résultat opérationnel légèrement sous les attentes au quatrième trimestre en raison d'un petit déclin de la recette unitaire, le titre s'est redressé jusqu'à gagner 5,16% vers 15h30 à 10,91 euros.

L'attention des investisseurs, mercredi matin, s'est d'abord portée sur le bilan 2018 présenté par le groupe franco-néerlandais. L'an dernier, le chiffre d'affaires d'Air France-KLM a progressé de 2,5% (+5% à changes constants) à 26,515 milliards d'euros, grâce à une augmentation de 3,9% dans l'activité passagers hors Transavia (à 20,65 milliards), de 6,4% dans le fret (à 2,288 milliards), tandis que le chiffre d'affaires de la maintenance a bondi de 4,7% à 4,349 milliards d'euros et celui de Transavia de 12,1% à 1,16 milliards.

Sur l'ensemble de l'année, la recette unitaire en équivalent par siège kilomètre offert (ESKO), indicateur clef du secteur, a progressé de 1,5% à taux de changes constants, mais le dernier trimestre a été moins bon que le reste de l'année (-0,2%). Qui plus est, la recette unitaire pourrait à nouveau afficher un repli au cours du premier trimestre 2019 sur un an glissant, en partie il est vrai à cause de l'effet calendaire de la date des vacances de Pâques, plus tardive. Le résultat d’exploitation 2018 s’est établi à 1,332 milliards d’euros, en recul de 591 millions d’euros comparé à 2017, du fait notamment de l’impact des grèves chez Air France au premier semestre évalué à 335 millions d’euros.

Le résultat net a parallèlement plus que doublé pour atteindre 409 millions d'euros, une variation peu significative sachant que le résultat net 2017 avait pâtit d'une charge exceptionnelle de de 1,429 milliard d'euros lié au changement de régime du fonds de pension des pilotes de KLM.

Au chapitre du bilan, le groupe a réduit sa dette nette à 6,164 milliards d'euros, représentant 1,5 fois son Ebitda.

Relevant que le niveau de coût unitaire, qui a donc pesé sur la performance opérationnelle au quatrième trimestre, reste difficilement acceptable, Bernstein note que les perspectives sont plus encourageantes puisque le groupe entend cette année diminuer ces coûts unitaires de 1% (0% à change et carburant constants). Le bureau d'études souligne surtout que l'accord conclu mardi soir avec les syndicats de pilotes laisse enfin les mains libres à la direction pour se concentrer sur l'amélioration de la performance sous-jacente de l'entreprise.

En ce sens, l'annonce intervenue également mardi soir d'une simplification de la gouvernance, avec la création d'une équipe restreinte (CEO Committee) autour de Benjamin Smith, comprenant Pieter Elbers (le président de KLM, renouvelé dans ses fonctions), Anne Rigail (la directrice générale d'Air France) et Frédéric Gagey (directeur financier du groupe). En outre, Ben Smith a obtenu de siéger directement au conseil d'administration de la compagnie néerlandaise, du jamais-vu depuis la fusion.

L'objectif affiché par le nouveau patron canadien du groupe est de porter progressivement la rentabilité d'Air France (qui aurait été d'environ 4% sans les grèves, à comparer à 9,8% chez KLM) à un niveau au moins conforme à la moyenne de son secteur, sans cacher qu'il restait "beaucoup à faire" pour cela.

L'un des principaux leviers sera de mieux exploiter les synergies entre les deux grandes compagnies constituant le groupe et d'améliorer son efficacité en simplifiant une organisation "très complexe". La flotte sera également passée au crible, avec l'élimination des appareils les plus gourmands en carburant (A340 et B747) et la réduction de la flotte d'A380.

Guillaume Bayre - ©2019 BFM Bourse
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