(BFM Bourse) - Le groupe de luxe a dégagé une croissance de 5% en données comparables au deuxième trimestre, pile en ligne avec le consensus. Ce qui ne suffit pas à contenter des investisseurs qui espéraient vraisemblablement plus, après la copie époustouflante de Richemont.
Burberry incarne bien l'histoire d'un redressement (une "recovery") réussi. Arrivé il, y a pile deux ans à la tête du groupe en provenance du maroquinier Coach, Joshua Schulman a su redonner un second souffle opérationnel et boursier à la société de luxe britannique.
En deux ans, le dirigeant a relancé la croissance après deux années de baisse, et "réparer les erreurs de la précédente direction", remarque HSBC.
"Nous voyons un chemin très précis vers un rebond pour Burberry, avec la direction qui effectue un repositionnement attentif et réfléchi, auquel nous faisons confiance pour prendre du temps mais continuer à offrir des résultats supérieurs", ajoutait la banque en mars. L'action a repris 46% par rapport à ses plus bas de septembre 2024.
Reste que le marché se montre plus exigeant avec des attentes évidemment renforcées. Ce vendredi 17 juillet, l'action Burberry plonge de 7%, vers 16h50 à la Bourse de Londres après que l'entreprise d'outre-Manche a simplement répondu aux attentes sur sa croissance.
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Une nouvelle amélioration de la croissance
Sur le trimestre clos fin juin, la société a dégagé 455 millions de livres en hausse de 5%, en données comparables, un chiffre pile en ligne avec le consensus (la prévision moyenne des analystes).
"Burberry a enregistré un autre trimestre de progrès constants, avec des ventes au détail comparables en hausse de 5 %, marquant un quatrième trimestre consécutif d'amélioration progressive", note le bureau d'études indépendant Alphavalue.
"Une forte demande locale en Amériques et en Chine a aidé à compenser la baisse des dépenses touristiques au Japon et en Europe", ajoute l'intermédiaire financier.
Toutefois atteindre les attentes peut ne pas suffire, quand les autres groupes du secteur les dépassent allègrement. Mercredi, le suisse Richemont (Cartier, Van Cleef & Arpels) les avaient atomisées, avec une croissance de 20% en données comparables sur son dernier trimestre, près de deux fois supérieure à la prévision des analystes de 11%. Le titre avait pris 6,7%.
Par ailleurs le marché semble s'interroger sur la nouvelle étape du redressement du groupe. Les principaux leviers pour récupérer les bénéfices, y compris la révision des coûts, sont maintenant derrière Burberry, ont jugé les analystes de Jefferies, dont James Grzinic, dans une note, cités par Bloomberg. Cela laisse le "redressement futur des marges largement dépendant de la surperformance des ventes comparables en magasin", ont-ils ajouté.
"La demande touristique en Europe reste faible malgré les premiers signes d'amélioration des voyageurs américains, tandis que le conflit au Moyen-Orient continue d'affecter à la fois la demande régionale et le tourisme international. Par conséquent, bien que la confiance dans le redressement continue de croître, une reprise complète nécessitera probablement encore de la patience", note Alphavalue.
"Burberry a réussi à traverser son premier chapitre de relance de marque. La balle est maintenant dans le camp de la direction pour maintenir la reprise, en y ajoutant du piquant et du punch", écrit pour sa part Bernstein.
