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La crise du pouvoir d'achat fait chuter les actions de la fast fashion à Londres

dimanche 19 juin 2022 à 12h00
Un blouson Nasty Gal, une griffe du groupe Boohoo

(BFM Bourse) - Les spécialistes de la fast fashion Boohoo et Asos ont connu une semaine difficile à la Bourse de Londres. Les deux groupes sont mis sous pression avec la crise du pouvoir d'achat au Royaume-Uni.

Les actions Boohoo et Asos ont connu une semaine difficile à la Bourse de Londres après la publication par ces deux distributeurs en ligne de vêtements qualifiés de "fast fashion" de résultats en baisse et de prévisions mitigées, en pleine crise du pouvoir d'achat au Royaume-Uni. Dans la foulée de leurs publications respectives jeudi, Boohoo a cédé 11,2% tandis qu'Asos a abandonné 32,5%.

Ces groupes de vente de vêtements à petit prix et peu durables exclusivement en ligne ont aussi entraîné dans leur chute des acteurs traditionnels de prêt-à-porter comme Next (-4,6%) et JD Sports Fashion (-7,05%).

Les ventes d'Asos se sont effritées sur un an pour le trimestre terminé fin mai, à 983,4 millions de livres, à cause notamment d'un taux élevé de renvoi de produits et demandes de remboursement, un problème qui touche également son rival Boohoo.

Des problèmes qui s'enchaînent

C'est le reflet "des pressions inflationnistes sur les consommateurs qui nuit à la rentabilité" du groupe, souligne Asos dans un communiqué jeudi, annonçant par ailleurs promouvoir son directeur commercial, José Antonio Ramos Calamonte, au poste de DG à la place de Nick Beighton, qui a démissionné avec effet immédiat.

Les ventes de Boohoo ont pour leur part reculé de 8% sur un an pour les trois mois allant de mars à fin mai, affectées notamment par un effet de comparaison défavorable. En outre, le groupe souffre des problèmes mondiaux de chaîne d'approvisionnement.

Le pire du "scandale des fournisseurs" qui avait touché Boohoo, accusé de salaires très inférieurs aux minimas obligatoires et de conditions de travail déplorables, "semble passé, mais les problèmes semblent s'enchaîner", remarque Sophie Lund-Yates, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Moins de sorties et donc moins de vêtements?

En outre, non seulement les consommateurs retournent davantage dans les magasins plutôt que de commander en ligne depuis la fin des restrictions sanitaires, mais ils réduisent leurs dépenses face à l'inflation galopante.

Les ventes sont certes en hausse de 75% comparé à avant la pandémie, mais "le travail le plus dur commence maintenant", souligne l'analyste.

Elle remarque que la "fast-fashion", à savoir les marques de mode comme les britanniques Boohoo et Asos mais aussi le chinois Shein, à l'offre foisonnante et renouvelée à un rythme étourdissant, devraient souffrir "de la morsure de l'inflation". "Si les robes Boohoo sont abordables, les occasions pour lesquelles elles sont achetées, à savoir des sorties ou des vacances, ne seront plus d'actualité si ce contexte se poursuit", conclut-elle.

(Avec AFP)

©2022 BFM Bourse
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