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Vallourec : "le pétrole peut revenir à 100 dollars, à terme"

lundi 15 mars 2010 à 10h59

(BFM Bourse) - Les publications de résultats d'entreprises ont largement contribué au rebond de près de 10% du Cac 40 sur un mois glissant. Mais l'indice semble à présent manquer de catalyseurs. Dans le même temps, des éléments tels que le niveau du chômage ou l'endettement des Etats, génèrent de l'incertitude. Le marché n'en recèle pas moins des opportunités, comme nous l'explique Xavier Gandrille, l'un des gérants vedettes d'Amplegest.

Tradingsat.com : Le gros de la saison de publication des résultats est passé. Quelle est votre impression ?

Xavier Gandrille : Positive. Les Etats-Unis avaient déjà ouvert la voie. Dans l'ensemble, les publications ont plutôt donné lieu à de bonnes surprises. Les marges des entreprises ont bien résisté, elles s'établissent à des niveaux de milieu de cycle alors que 2009 a marqué un vrai bas de cycle, plus bas que les précédents d'ailleurs ! Cela s'explique par des gains de productivité, aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe. Evidemment, la conjoncture européenne est un peu moins vigoureuse, mais les multinationales ouvertes sur le monde s'en sont bien sorties, malgré le handicap d'un euro fort.

Tradingsat.com : Quelles sociétés vous ont favorablement surpris par exemple ?

Xavier Gandrille : Les performances de groupes comme Essilor, Saint-Gobain, Valeo, Safran, Seb, Rhodia, se situent au-delà de ce que l'on espérait. Ce sont surtout des valeurs cycliques, des entreprises multinationales qui ont bénéficié d'une dynamique globale.

Tradingsat.com : Les difficultés budgétaires de la Grèce, les craintes sur le Portugal, l'Espagne, vous inquiètent-elles ?

Xavier Gandrille : Le contexte est préoccupant depuis déjà un certain nombre d'années, mais il s'est aggravé avec la crise. Ce qu'il faut bien voir, c'est que l'endettement des Etats est le pendant du désendettement des agents privés. Tout est relatif. Globalement, le monde n'est pas plus endetté aujourd'hui qu'il ne l'était hier, simplement la dette s'est transférée des agents privés vers les Etats, ce qui a certaines implications. En particulier, les marchés reprennent en compte le risque pays. Jusqu'à très récemment, les marchés exigeaient à peu près la même rémunération pour souscrire à des emprunts de tous les Etats de la zone Euro. Ce n'est plus le cas.

Tradingsat.com : Quelles sont les conséquences de cette évolution ?

Xavier Gandrille : D'abord, cela renforce le coût de l'argent. Les Etats les plus vulnérables voient le coût de leur dette augmenter, et comme on le sait, les entreprises d'un Etat donné peuvent difficilement être mieux notées que l'Etat lui-même. Deuxièmement, il va bien falloir réduire cet endettement galopant, ce qui suppose la mise en place de plans de rigueur qui vont peser sur la dynamique économique.

Tradingsat.com : Les hedge funds spéculeraient sur la baisse de l'Euro et les CDS grecs. Y voyez vous un danger ?

Xavier Gandrille : Les hedge funds ne créent pas les problèmes, ils les révèlent. Ce sont des investisseurs qui apportent de la liquidité et qui gagnent leur vie en exploitant les dysfonctionnements. En accélérant leur révélation, ils permettent de les résoudre plus vite…

Tradingsat.com : L'avenir ne serait donc pas si sombre ?

Xavier Gandrille : La situation comporte des éléments positifs. Elle ne va pas inciter les banques centrales à remonter rapidement leur taux d'intérêt. Celles-ci ne sont pas pressées de retirer leurs mesures non conventionnelles de politique monétaire. Au vu de la fragilité du contexte de reprise, Jean-Claude Trichet [le président de la BCE, ndlr] vient ainsi de confirmer l'essentiel des mesures de soutien à la liquidité bancaire… Et puis le deuxième atout pour l'Europe, c'est la faiblesse de l'Euro ! Car si les entreprises ont su tirer leur épingle du jeu avec un euro à 1,5 dollar, elles gagnent logiquement mieux leur vie à 1,35. La parité de change est aujourd'hui bien meilleure pour les exportations.

Tradingsat.com : Faut-il donc privilégier les valeurs exportatrices dans les portefeuilles ?

Xavier Gandrille : Les entreprises qui bénéficient de la hausse du dollar sont en effet celles qui exportent. A l'inverse, les petites valeurs, peu internationalisées, ou sinon les utilities, qui sont plutôt des valeurs domestiques et sensibles aux taux longs, sont plutôt à éviter. Les valeurs dollars sont souvent de grandes entreprises cycliques, telles que Schneider Electric ou Saint-Gobain, mais on en trouve aussi dans le secteur du luxe, et surtout beaucoup parmi les technos ! Après avoir pâti du sous investissement pendant la crise, ce secteur profite à plein aujourd'hui d'un effet de rattrapage. Les technos ont tous les charmes !

Tradingsat.com : Sur lesquelles misez-vous ?

Xavier Gandrille : STMicroelectronics, Alcatel-Lucent, Capgemini. Soitec également, depuis plusieurs mois d'ailleurs, même si c'est une valeur plus spéculative, mais qui doit profiter de la reprise du marché des PC. Ses récentes diversifications permettent aussi de jouer l'essor du photovoltaïque, de la téléphonie mobile et du Wi-Fi.

Tradingsat.com : Les banques ont publié des résultats mitigés. Regardez-vous ce secteur ?

Xavier Gandrille : Il m'arrive de faire un peu de trading sur certains titres, comme sur Crédit Agricole récemment. Mais c'est un secteur compliqué non pas tellement à cause des actifs toxiques résiduels mais surtout du fait que l'on se situe encore dans une phase où les taux de défaut des crédits augmentent. Tant que le chômage monte, le taux de défaut des ménages va monter. C'est un indicateur retardé. Il y a aussi toujours des inquiétudes sur l'immobilier commercial aux Etats-Unis. Et puis les nouvelles réglementations visant à renforcer les fonds propres vont faire diminuer le muliplicateur du crédit. Les banques ne prêteront plus autant qu'auparavant. Elles gagneront forcément moins d'argent. Sans oublier que les banques européennes sont très investies dans des Etats dont les finances se sont révélées un peu douteuses…

Tradingsat.com : Un mot sur le pétrole. Détenez-vous toujours des titres Vallourec en portefeuille ?

Xavier Gandrille : Effectivement. C'est une valeur dollar solide. C'est aussi une entreprise qui dispose d'un bon pricing power. Et je suis de ceux qui pensent que le pétrole peut revenir à 100 dollars, à terme, ce qui ne pourra que profiter à Vallourec.

Propos recueillis par François Berthon

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