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SOCIETE GENERALE

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Societe generale : La société générale devra renforcer sa banque de détail

mercredi 3 décembre 2008 à 16h46
BFM Bourse

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Dans un paysage bancaire en pleine recomposition du fait de la crise financière, marqué notamment par la chasse aux dépôts bancaires, Société générale devra renforcer ses activités de banque de détail, estiment des experts financiers interrogés par Reuters.

Absente des opérations de rapprochement observés ces derniers mois en Europe, la banque dirigée par Frédéric Oudéa risque de se retrouver isolée d'autant que le marché français de la banque de détail reste dominé par les groupes mutualistes.

L'enjeu est pourtant de taille pour Société générale dont les traditionnels points forts comme les activités de marché sont surveillés de près par les investisseurs, même si la direction assure que l'essentiel de ses revenus provient désormais de la banque de détail.

Touchées comme les autres par la crise financière et ébranlées début 2008 par l'affaire Kerviel, du nom du trader soupçonné d'avoir pris des positions non autorisées ayant coûté 4,9 milliards d'euros à la banque, ces activités sont menacées d'un tour de vis réglementaire, soulignent les analystes.

Régulièrement interrogé sur la participation de la banque à la consolidation bancaire, Frédéric Oudéa, le directeur général de Société générale, a répondu début novembre que son groupe pourrait regarder des acquisitions dès 2009, sans pour autant s'avancer sur les cibles potentielles.

"On constate une pression forte des gouvernements pour des établissements bancaires solides dans la banque de détail", explique Anthony Penel, gérant de portefeuilles chez Edmond de Rothschild Asset Management.

"L'attention se porte aujourd'hui sur les établissements réellement en difficultés. Mais lorsque la situation économique sera assainie, cette tendance à la consolidation se poursuivra avec la bienveillance des gouvernements", ajoute-t-il.

"Si elle en a les moyens, la Société générale pourrait privilégier de petites acquisitions ciblées dans la banque de détail pour renforcer sa base de dépôts et le poids des activités bancaires les moins volatiles", note Benoît de Broissia, analyste chez KBL Richelieu Gestion.

"A court terme, l'attentisme devrait toutefois prévaloir", tempère-t-il.

L'EUROPE, À SON TOUR THÉATRE DE RAPPROCHEMENTS

Après les Etats-Unis où la consolidation bancaire bat son plein, l'Europe est à son tour le théâtre d'opérations de rapprochement.

Déjà présente en Italie avec BNL, BNP Paribas a annoncé début octobre le rachat d'une partie des activités de Fortis, le groupe dirigée par Baudouin Prot devenant ainsi la première banque de dépôts de la zone euro.

En France, les Banques populaires et les Caisses d'épargne ont de leur côté entamé cet automne des négociations de rapprochement pour constituer un puissant numéro deux bancaire en France, derrière le Crédit agricole.

En Allemagne, Commerzbank a racheté Dresdner à l'assureur Allianz, confortant ainsi sa place de numéro deux bancaire outre-Rhin après Deutsche Bank.

Ailleurs, en Europe, la banque espagnole Santander a repris l'américaine Sovereign Bancorp et une partie des activités de la banque britannique Bradford & Bingley.

La banque française a plusieurs fois répété ces derniers mois qu'elle s'estimait suffisamment armée pour continuer à croître par croissance organique.

INQUIÉTUDES DU MARCHÉ SUR LA RUSSIE ET L'EUROPE DE L'EST

Certains de ses choix de développement, notamment en Russie et en Europe de l'Est, où Société générale contrôle la banque russe Rosbank et la roumaine BRD, inquiètent le marché en raison de la contagion de la crise à ces pays.

La direction de Société générale répond qu'elle redoute davantage les conséquences de la crise pour les économies occidentales que pour les pays émergents.

"Il y a un fort décalage entre le discours tenu par la direction de la Société générale et la perception des marchés", fait remarquer Anthony Penel.

"Les dirigeants de la banque se montrent confiants sur le coût du risque malgré la décélération de l'économie que ce soit en France, ou en Russie et en Europe de l'Est", constate-t-il.

A la Bourse de Paris, le titre Société générale a perdu 67% de sa valeur depuis le début de l'année.

La banque a vu du coup sa capitalisation boursière tomber à près de dix-huit milliards d'euros.

Santander et BNP Paribas, les deux plus importantes banques de la zone euro par capitalisation boursière, sont valorisées à respectivement 49 milliards et 35,45 milliards d'euros.

D'après les données Markit, sur le marché des CDS (credit default swap), la prime de risque mesurée par le CDS à 5 ans de Société générale était mardi de 109 points de base tandis que l'indice Markit iTraxx pour l'ensemble des valeurs financières européennes était de 127,6 points de base.

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright (C) 2007-2008 Reuters

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