Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

SOCIETE GENERALE

GLE - FR0000130809 SRD PEA PEA-PME
17.190 € -1.21 % Temps réel Euronext Paris

Societe generale : La socgen soutenue par la spéculation, la direction ciblée

vendredi 1 février 2008 à 18h30
BFM Bourse

PARIS (Reuters) - Société générale a clôturé en nette hausse vendredi à la Bourse de Paris sur fond de spéculation sur une éventuelle OPA, tandis que l'enquête sur la fraude attribuée au trader Jérôme Kerviel semble s'orienter sur le rôle de l'encadrement, notamment du P-DG Daniel Bouton.

Le titre gagné 5,53% à 87,80 euros dans plus de 12 millions de pièces, soit 2,6% du capital et 1,75 fois le volume quotidien moyen des 30 dernières séances, alors que le DJ Stoxx des bancaires a fini sur un gain de 1,45%.

Un article des Echos rapportant que Crédit Agricole a mandaté sa filiale Calyon et Lazard pour examiner une éventuelle offre a conforté ceux qui pensent que les grands groupes bancaires européens lorgnent Société générale.

La "banque verte" s'est refusé à tout commentaire mais cette information a été confirmée de source proche du dossier.

BNP Paribas, qui avait déjà tenté de s'emparer de sa rivale en 1999, a confirmé jeudi étudier le dossier. Selon des sources proches du dossier, le groupe travaille avec Goldman Sachs et Lehman Brothers mais sans les avoir formellement mandatées.

La Société générale est fragilisée par l'annonce d'une perte de 4,9 milliards d'euros liée à des prises de positions de 50 milliards de Jérôme Kerviel. Les dirigeants de la banque ont assuré que la banque pouvait rester indépendante.

Selon une source proche du dossier, la banque étudie les moyens d'éviter de subir une OPA au rabais. L'objectif est de convaincre les investisseurs que le cours de bourse, qui a été pratiquement divisé par deux en moins d'un an, ne reflète pas la valeur réelle de l'entreprise.

Société générale a choisi comme banques conseil Rothschild, JP Morgan et Morgan Stanley, a-t-on dit de sources proches du dossier. Selon un responsable, Merrill Lynch pourrait se joindre à cette équipe. Les banques se sont refusé à tout commentaire.

La perspective d'une prise de contrôle ne semble pas effrayer une partie des salariés. Tout en se disant hostile à "une offensive opportuniste", l'amicale des cadres de la Société générale, qui revendique 3.000 adhérents et des "milliers" de sympathisants, affirme dans un communiqué qu'un "rapprochement éventuel, initié ou subi, par la Société générale, pourrait éventuellement avoir un sens, s'il contribue à mieux satisfaire nos clients, préserver les intérêts des salariés et créer ainsi de la valeur pour les actionnaires".

"LE GOUVERNEMENT N'A PAS DE PREFERENCE"

Coté politique, le Premier ministre François Fillon a déclaré vendredi a jugé "pas totalement anormal" que le gouvernement soit attentif à l'évolution du dossier.

"Le gouvernement n'a donné de veto à rien. Il n'en a pas la possibilité. Il indique seulement son intérêt et sa détermination à veiller à ce que les intérêts des salariés, les intérêts économiques de notre pays soient préservés. Nous regardons toutes les solutions avec ce souci-là mais le gouvernement n'a pas de préférence", a-t-il dit à la presse.

S'agissant de l'enquête judiciaire, le chef de la section financière du parquet de Paris, Jean-Michel Aldebert, a déclaré qu'une audition du P-DG de la banque était attendue.

"Il y aura forcément, je pense, des questions à poser (à Daniel Bouton) mais ça, je laisse l'initiative aux magistrats", a-t-il déclaré lors d'une intervention exceptionnelle sur LCI.

Il a précisé que les allégations de Jérôme Kerviel imputant à sa hiérarchie une autorisation tacite de procéder à ses actes seraient vérifiées mais a jugé qu'il serait difficile de poursuivre pénalement cet aspect des faits. "En l'état, on ne peut pas poursuivre pénalement la folie du système".

Quant au trader de 31 ans, mis en examen pour "faux, usage de faux, abus de confiance, introduction dans un système de traitement automatisé de données", on a appris de source judiciaire que l'appel du parquet de Paris contre sa remise en liberté de Jérôme Kerviel serait examinée le 8 février. La chambre de l'instruction, instance de trois magistrats, devrait mettre sa décision en délibéré et la rendre quelques jours après.

Le procureur avait requis son placement en détention en avançant des risques de fuite, de concertation frauduleuse entre Jérôme Kerviel et les autres protagonistes de l'affaire. Il évoquait aussi des risques de pression de la banque sur le jeune homme et disait craindre un acte de désespoir du trader.

William Emmanuel

Copyright (C) 2007-2008 Reuters

Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur SOCIETE GENERALE en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+328.90 % vs +11.98 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat