Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

SOCIETE GENERALE

GLE - FR0000130809 SRD PEA PEA-PME
18.294 € +1.39 % Temps réel Euronext Paris

Societe generale : "la caisse des dépôts et dexia doivent entrer au conseil d'administration"

jeudi 24 avril 2008 à 10h30

(BFM Bourse) - Patrice Leclerc, le Président de l'Association des Salariés et anciens salariés actionnaires de la Société Générale (ASSACT SG) a assigné en référé le conseil d'administration de la banque. Il nous explique pourquoi et nous donne également son avis sur les récents changements intervenus à la tête de l'exécutif de l'établissement.

Pour quelles raisons avez vous assigné le conseil d'administration de la Société Générale en référé ?

Patrice Leclerc : Sur le fond des choses, la source de beaucoup de difficultés réside dans le fait que les actionnaires sont peu ou pas présents au Conseil d'administration de la Société Générale. Actuellement, sur une quinzaine d'administrateurs, deux seulement représentent réellement des actionnaires : M. Azema, Directeur Général de Groupama, et M. Robert Day. Tous les autres administrateurs sont des personnalités qualifiées qui siègent au Conseil parce que Daniel Bouton ou Marc Viénot, son prédécesseur, ont voulu qu'il en soit ainsi. Nous souhaitons que le personnel actif et retraité, premier actionnaire de la banque avec 7% du capital, soit représenté au Conseil d'administration. La Caisse des dépôts et la banque Dexia, qui sont des actionnaires importants, doivent également entrer au conseil d'administration.

En assignant le conseil d'administration, vous considérez que son fonctionnement actuel enfreint la loi.

Patrice Leclerc : C'est au tribunal de le dire. Mais c'est effectivement notre opinion. Nous remplissons les deux conditions exigées par la loi : la Société Générale est cotée en Bourse, et les salariés de la banque détiennent plus de 3% du capital. Le personnel actionnaire est très impliqué dans la bonne marche de l'entreprise et a fermement défendu l'indépendance de l'établissement lorsqu'elle était menacée.

A votre avis, pourquoi Marc Viennot et Daniel Bouton sont-ils restés hermétiques à votre demande ?

Patrice Leclerc : Il est clair que des administrateurs salariés actionnaires, élus, au niveau du groupe, par 100 000 salariés et anciens salariés ayant investi deux années de salaire dans l'entreprise, ont plus de légitimité que des administrateurs élus par quelques milliers de salariés de la maison-mère selon des procédures conçues, il y a 25 ans, à l'époque du gouvernement Mauroy, pour s'appliquer uniquement pour les entreprises nationalisées. Daniel Bouton a reconnu le caractère inéluctable de ce que nous demandons, mais il a sans cesse reculé les échéances.

Comment avez-vous accueilli la dissociation récente du poste de président et de directeur général à la tête du groupe ?

Patrice Leclerc : Ce changement est très positif et va assurément dans le sens d'une bonne gouvernance. C'est une chose que nous souhaitions ardemment depuis longtemps. J'étais moi-même intervenu à l'assemblée générale de la Société Générale, il y a quelques années, pour proposer cette dissociation. A l'époque, Daniel Bouton n'avait pas écarté l'idée, mais il l'avait jugée prématurée…

Que vous inspirent la prise de recul de Daniel Bouton et la montée en grade de Frédéric Oudéa ?

Patrice Leclerc : Cette solution permet de sortir de la crise actuelle de façon assez élégante. Elle permet de se conformer au souhait émis par le Président de la République et facilite le renouvellement des générations. La compétence de Frédéric Oudéa ne fait pas de doute. Mais force est de constater que le mode de désignation du président de la Société générale n'évolue pas. Frédéric Oudéa, comme Daniel Bouton en son temps, ont été choisis avec l'assentiment de l'Elysée et de Bercy, comme si la Société Générale n'avait jamais été privatisée…

Etes-vous d'accord avec Daniel Bouton qui a déclaré à l'Assemblée Nationale que la Société Générale va « très bien », alors qu'à l'inverse, BNP Paribas semble un petit peu moins optimistes sur ses perspectives 2008 ?

Patrice Leclerc : Ceux qui n'ont pas suffisamment provisionné en 2007 devront le faire en 2008! A la Société Générale, toutes les activités de banque de détail, qui constituent son premier métier en terme de revenus, se portent effectivement « très bien ». Bien sûr, les bénéfices des activités de banque de financement et d'investissement vont subir les conséquence d'un retour à une prudence salutaire après plusieurs années fastes, mais pas plus à la Société Générale qu'ailleurs.

D'après le Figaro, Eric Cordelle, ancien supérieur hiérarchique de Jérôme Kerviel souhaite se constituer partie civile dans le dossier pénal pour mieux se défendre ?

Patrice Leclerc : Une enquête est en cours. L'ASSACT SG, elle aussi, a souhaité se constituer partie civile pour avoir accès au dossier, malheureusement notre demande a été rejetée car la Justice estime que les intérêts du personnel actionnaire, dans cette affaire, sont les mêmes que ceux de la Direction de la banque.

Propos recueillis par François Berthon

Propos recueillis par - ©2020 BFM Bourse
Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur SOCIETE GENERALE en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+329.30 % vs +12.83 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat