Bourse > Societe generale > Societe generale : Jérôme kerviel sort de prison contre l'avis du procureur
SOCIETE GENERALESOCIETE GENERALE GLE - FR0000130809 GLE - FR0000130809   SRD PEA PEA-PME
43.195 € -1.89 % Temps réel Euronext Paris
43.995 €Ouverture : -1.82 %Perf Ouverture : 43.995 €+ Haut : 42.805 €+ Bas :
44.025 €Clôture veille : 8 299 710Volume : +1.03 %Capi échangé : 34 898 M€Capi. :

Societe generale : Jérôme kerviel sort de prison contre l'avis du procureur

Jérôme kerviel sort de prison contre l'avis du procureurJérôme kerviel sort de prison contre l'avis du procureur

par Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - Après 38 jours de détention provisoire, Jérôme Kerviel, le trader auquel la Société générale impute une perte record de 4,9 milliards d'euros, est sorti de la prison de la Santé, à Paris, grâce à une décision rendue contre l'avis du parquet général.

La chambre de l'instruction a accepté sa demande de libération moyennant un strict contrôle judiciaire, ont rapporté les avocats du jeune homme.

Jérôme Kerviel est sorti à pied de la prison, mardi, accompagné de son avocate Me Elisabeth Meyer. Il a fait quelques pas le long de la façade de l'établissement pénitentiaire, s'exposant aux photographes et esquissant un timide sourire, avant de monter dans une voiture. Il n'a fait aucune déclaration et entend "se reposer", ont dit ses proches.

Le parquet, qui avait requis son maintien en détention à l'audience vendredi, a annoncé qu'il ne se pourvoirait pas en cassation et la décision de libération est donc définitive.

Jérôme Kerviel, 31 ans, reste mis en examen pour "abus de confiance, faux et usage de faux et introduction dans un système de traitement automatisé de données".

"Nous l'attendions, nous l'espérions, les conditions d'un maintien en détention n'étaient pas réunies, la cour a compris et nous a entendus", a dit à la presse avant sa libération Me Elisabeth Meyer.

Elle juge le contrôle judiciaire "approprié". L'ex-employé de la Société générale devra remettre sa carte d'identité et son passeport, a l'interdiction de quitter l'Ile-de-France sans autorisation des juges d'instruction, devra justifier chaque mois de sa résidence et "pointer" une fois par semaine au commissariat.

Il a en outre interdiction de se rendre dans des salles de marchés, ou une place boursière, de se livrer à toute activité en liaison avec ces lieux, et ne pourra pas rencontrer une série de témoins et protagonistes de l'affaire.

Il avait, en cas de libération, une promesse d'embauche chez un expert en informatique, Jean-Raymond Lemaire, qui l'avait hébergé au début de l'affaire, mais la cour d'appel lui interdit de le rencontrer, estimant qu'il est impliqué dans l'affaire.

LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE SATISFAITE

Me Jean Veil, avocat de la Société générale, qui avait plaidé la semaine dernière pour un maintien en détention, s'est dit satisfait lui aussi du contrôle judiciaire. Il permettra à l'instruction, a-t-il dit à la presse, "de se poursuivre en toute sérénité, en toute sécurité".

"La Société générale est victime, je considère que les victimes ne sont pas là pour crier vengeance mais pour obtenir réparation de leur préjudice", a-t-il ajouté.

Lors de l'audience vendredi dernier, le parquet général avait insisté sur l'importance du préjudice, équivalent à "la disparition de cinq centrales nucléaires".

Le parquet disait vouloir empêcher une fuite à l'étranger, des concertations frauduleuses avec d'éventuels complices ou co-auteurs mais la cour relève que les preuves des manoeuvres litigieuses se trouvent dans l'informatique de la banque, que le jeune homme ne s'est jamais dérobé et que la recherche de complices est jusqu'ici infructueuse.

Dans un rapport interne sur l'affaire, l'inspection de la banque a exclu des complicités. Jérôme Kerviel est la seule personne mise en examen, malgré le placement en garde à vue de deux autres employés de la banque, resté sans suites.

Lors de sa mise en examen le 28 janvier, les juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset l'avaient initialement laissé en liberté. Mais, sur la demande du parquet général, la cour d'appel l'avait envoyé le 8 février à la Santé.

On lui reproche des prises de position à risque à hauteur de 50 milliards d'euros dont la liquidation par la banque du 21 au 23 janvier a généré une perte historique pour la finance de 4,9 milliards d'euros.

Les agissements de Jérôme Kerviel, dissimulés par des faux, duraient depuis plusieurs années et la banque, alertée à 74 reprises en décembre 2006 et janvier 2007, n'a jamais réagi, selon le rapport d'inspection interne. Lors de plusieurs confrontations judiciaires avec ses supérieurs hiérarchiques, ces derniers ont assuré n'avoir rien remarqué. Jérôme Kerviel, le trader auquel la Société générale impute une perte record de 4,9 milliards d'euros, a quitté mardi la prison de la Santé, à Paris. /Photo prise le 31 janvier 2008/REUTERS/Philippe Wojazer

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...