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Renault : Pierre Moscovici appelle Carlos Ghosn à faire des efforts sur son salaire

L'Etat demande à Carlos Ghosn de limiter son salaireL'Etat demande à Carlos Ghosn de limiter son salaire

(Tradingsat.com) - Le patron de Renault et de Nissan est dans le collimateur du gouvernement. Alors que la stratégie de Carlos Ghosn commence à susciter de vives interrogations dans le camp des syndicats, c'est la question de la rémunération qui dérange le principal actionnaire du groupe, l'Etat, avec 15% du capital.

Après Arnaud Montebourg, c'est au tour du ministre de l'Economie et des Finances de pointer du doigt le salaire du dirigeant, au moment où l'entreprise demande à ses salariés de faire des efforts afin de regagner en compétitivité.

13 millions d'euros gagnés en 2012

"L'Etat actionnaire aussi est attentif à la rémunération du premier dirigeant, M. Ghosn", a déclaré lundi Pierre Moscovici sur France Info, à la veille de la reprise des négociations sur la compétitivité de Renault en France.

"Quand il a été proposé une certaine rémunération lors du dernier conseil, c'était en décembre, l'Etat actionnaire a voté contre. Quand une entreprise rencontre de telles difficultés, il faut en effet qu'il y ait cet effort de décence qui soit fait, et j'appelle à ce qu'il le soit", a-t-il ajouté.

Carlos Ghosn a touché sur l'exercice écoulé près de 13 millions d'euros - 9,92 millions chez Nissan et 2,79 millions chez Renault. Jeudi, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait estimé qu'il ne serait "pas absurde" de demander un effort à Carlos Ghosn sur ce sujet.

Les négociations se poursuivent avec les syndicats

Renault tiendra demain sa 8ème réunion du cycle de négociation engagé le 6 novembre 2012, en présence des organisations syndicales, sur l'accord de compétitivité. La précédente avait tourné au chantage, le groupe ayant menacé de fermer des sites en l'absence de compromis, notamment de gel des salaires en 2013 et de hausse limitée à 0,5% et 0,75% pour les deux années suivantes.

Des accusations que le constructeur français a vivement contestées dans un démenti. Pourtant, "l'engagement de ne pas fermer de sites ne pourrait être tenu et des fermetures de sites seraient inéluctables", a écrit la direction de Renault dans un document remis aux représentants du personnel et diffusé par l'AFP.


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