(BFM Bourse) - On sait déjà à quoi vont servir les bonus auxquels les dirigeants de Renault ont récemment renoncé suite au scandale de l'affaire d'espionnage qui n'en était pas une. L'enquête du renseignement intérieur (DCRI) a en effet établi qu'il s'agissait d'une escroquerie vraisemblablement organisée par un responsable des propres services de sécurité du constructeur automobile.
Il y a deux jours, Carlos Ghosn et Patrick Pélata, les numéros 1 et 2 du groupe, ont annoncé qu'ils renonçaient à la part variable de leur rémunération acquise au titre de 2010 ainsi qu'à tout bénéfice de Stock-Options pour l'exercice 2011. Mais pas sûr que cela suffise toutefois à indemniser et dédommager les cadres licenciés à tort sur des soupçons finalement infondés d'espionnage.
Selon les informations du Parisien en effet, ceux-ci se seraient déjà vu proposer une « base de négociation » de 2 millions d'euros par personne. Le journal croit même savoir que Renault aurait prévu de débloquer jusqu'à 12 millions d'euros. Pour l'avocat d'un des cadres, une indemnisation individuelle « acceptable » se monterait à 5 millions d'euros.
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