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Renault : La rupture des fiançailles avec Fiat pousse l'Etat français à son aggiornamento sur Renault

mardi 11 juin 2019 à 11h40
Renault rebondit pour la troisième séance d'affilée

(BFM Bourse) - Renault poursuit son rebond mardi en Bourse alors que le principe d'un mariage avec Fiat n'apparaît pas définitivement abandonné. En outre, le gouvernement français semble avoir reçu un électrochoc et n'exclut pas de se retirer du capital de Renault pour faciliter un rapprochement.

L'action Renault grimpe de 1,7% à 56,01 euros mardi vers 11h40, accumulant ainsi en l'espace de trois séances 6,6% de gains pour se rapprocher du niveau atteint le 27 mai (le titre avait ce jour là fluctué entre 56 et 58 euros après la présentation du projet de fusion par Fiat Chrysler).

Certes, le projet initial a rapidement pris du plomb dans l'aile lorsque le groupe italo-américain avait indiqué qu'il refusait d'en discuter les modalités financières (alors que l'offre intervenait peu après que la capitalisation de FCA ait dépassé celle de Renault pour la première fois depuis plus de dix ans, défavorisant les intérêts français) avant d'être formellement retiré par le camp italien la semaine dernière. Mais diverses parties prenantes ne semblent pas prêtes à renoncer définitivement à un tel rapprochement.

Tout en défendant le fait de ne pas céder à la précipitation en vue d'une opération aussi structurante pour le constructeur tricolore, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher a souligné que le retrait de l'offre était strictement un choix de Fiat, à qui rien n'interdit de revenir à la table des négociations.

La ministre des Transports Elisabeth Borne, invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC mardi matin, a renchéri en signalant que si le dossier n'avait pas immédiatement débouché, il n'était pas clos pour autant.

"De toutes façons, je pense que les constructeurs sont face à des défis considérables -la transition énergétique, la révolution des véhicules connectés et des véhicules autonomes- et ces alliances, ou ces fusions, doivent permettre de relever ces défis considérables", a souligné la ministre. Un nouveau signal en provenance du gouvernement quant au fait que l'avenir de Renault devrait, d'une façon ou d'une autre, s'écrire en commun avec un autre constructeur.

Et pour faciliter les choses, l'Etat français dont l'interventionnisme a été clairement mis en cause dans l'échec de l'approche initiale de Fiat, pourrait diminuer encore sa participation dans le groupe, qui s'élève actuellement à 15%. En répondant à l'AFP au sujet de l'alliance avec Nissan le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a affirmé pouvoir envisager "réduire la part de l'Etat dans le capital" de Renault. Même entourée de précautions, la déclaration de principe ne manque pas de résonner favorablement à l'oreille du marché.

Guillaume Bayre - ©2019 BFM Bourse
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