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Poxel : La volte-face de Metavant sur l'anti-diabétique iméglimine pénalise Poxel en Bourse

vendredi 20 novembre 2020 à 10h53
Metavant abandonne l'anti-diabétique iméglimine de Poxel

(BFM Bourse) - Plus de deux ans après l'acquisition des droits pour commercialiser le traitement de Poxel aux Etats-Unis et en Europe, Metavant invoque un changement de priorités stratégiques pour rompre le partenariat. Si le développement en Asie se poursuit avec Sumitomo, l'annonce plombe le cours de la biotech lyonnaise.

Quelle mouche a donc piqué Metavant ? Le groupe helvético-américain qui devait prendre en charge le développement de la molécule anti-diabétique iméglimine mise au point par la biotech française Poxel et sa commercialisation aux États-Unis, en Europe et certains pays non couverts par le partenariat existant entre Poxel et le japonais Sumitomo Dainippon Pharma (ce dernier couvrant essentiellement l'Asie) a décidé de ne pas poursuivre le projet "pour des raisons stratégiques".

La décision apparaît d'autant plus étonnante que l'iméglimine était à ce jour le seul composé du portefeuille de Metavant, filiale du groupe Roivant spécifiquement créée pour adresser le marché du diabète.

Fondé aux Etats-Unis par l'américain Vivek Ramaswamy, grâce au soutien financier du VisionFund de Softbank, le groupe Roivant, qui a établi son siège en Suisse à Bâle, a pour stratégie de développer des entités spécialisées telles que Myovant (maladies utérines et de la prostate), Axovant (thérapie génique, rebaptisée Sio Gene Therapies), Dermavant (dermatologie), Immunovant (troubles auto-immuns) etc. pour les introduire ensuite en Bourse.

Le dernier produit restant

Metavant est en fait la septième biotech mise sur pied par Roivant, qui l'a doté de deux composés en stade d'essais cliniques : le LGD-6972 (RVT 1502) de Ligand et l'iméglimine de Poxel. Or, le développement du premier produit est a priori abandonné depuis l'an dernier étant donné des exigences réglementaires trop lourdes par rapport à son potentiel de sorte qu'il ne subsistait que l'iméglimine dans les cartons de Metavant. Pour cette molécule, la firme bâloise avait versé comptant 35 millions de dollars à Poxel, et souscrit pour 15 millions de dollars au capital à la biotech tricolore. Il était prévu de démarrer des essais de phase finale en 2019, ce qui n'a pas été le cas.

Poxel souligne que la décision de Metavant n’est pas liée à l’efficacité, la sécurité, ni aucune autre donnée générée sur l'imeglimine au cours de leur collaboration. Le partenariat de la société française avec Sumitomo Dainippon Pharma n'est aucunement affecté. À la suite du succès du programme d'essais menés au Japon, la demande de mise sur le marché est en cours d'examen par l'agence japonaise du médicament, permettant de tabler sur un lancement commercial au cours de l’année fiscale 2021.

Vers une relance des essais cliniques avec un autre partenaire?

"Bien que la poursuite du développement de l'imeglimine ne fasse plus partie à ce jour de nos priorités stratégiques, nous restons convaincus que l'imeglimine dispose d’un profil potentiellement unique avec un mécanisme d’action prometteur. Les résultats positifs obtenus dans le cadre des études menées par Metavant et par Sumitomo Dainippon Pharma sont très encourageants", a expliqué le directeur médical de Metavant, Paul Strumph, dont on se demande quel rôle il va occuper sur le plan opérationnel désormais.

"Nous nous préparons désormais à explorer plusieurs options pour lancer le programme de développement de phase III pour l’Imeglimine aux États-Unis, en Europe et dans les autres pays couverts actuellement par l’accord avec Metavant", a déclaré de son côté Thomas Kuhn, le directeur général de Poxel. Concrètement, Metavant dispose d'un délai de 60 jours pour revendre ses droits sur l'iméglimine et "étudie activement différentes options" en ce sens. Dans ce cas, Poxel se retrouverait de facto avec un nouveau partenaire titulaire des droits en Europe et aux USA, qui lui verserait des redevances sur les ventes éventuelles.

À défaut de parvenir à un accord dans ce délai, Metavant devra restituer l'ensemble des droits à Poxel, sans pouvoir prétendre à aucun paiement de la part de ce dernier.

Quoi qu'il en soit Poxel ne prévoit aucun impact sur sa position de trésorerie prévisionnelle et estime que celle-ci, sur la base de son business plan actuel, suffira à financer ses activités jusqu'à fin 2022. Au 30 septembre 2020, sa trésorerie s’élevait à 41,5 millions d'euros.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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