(BFM Bourse) - Le paiement par France Télécom d'une assurance chômage pour ses 66 000 fonctionnaires, tel que décidé par la Commission Européenne (CE), pourrait coûter environ 700 millions d'euros à l'opérateur historique, estime Jefferies dans une note. Le versement de cette assurance pourrait commencer dès le second semestre 2012, et impacter l'action France Télécom à hauteur de 0,3 euro, ajoute l'analyste, toujours à "Conserver" sur la valeur avec un objectif de cours de 13,7 euros.
"Alors que la mission de la Commission est d'assurer une équité concurrentielle sur le marché, elle impose aujourd'hui à France Télécom une décision absurde et fortement pénalisante qui crée un très fort désavantage structurel pour France Télécom par rapport à ses concurrents", déplore le Groupe.
"En effet, France Télécom a dû s'acquitter d'un montant de plus de 5,7 milliards d'euros en 1997 afin de rejoindre le régime de cotisations patronales de droit commun (hors cotisations liées au chômage des fonctionnaires, ces derniers ne pouvant être licenciés)", rappelle l'opérateur.
"Ainsi, le non paiement par France Télécom des cotisations liées à l'assurance chômage se trouve très largement compensé par le paiement de ce montant exceptionnel, auquel aucun de ses concurrents n'a été soumis, tant pour le passé que pour le futur."
Selon une première estimation de France Télécom, cela conduirait alors à une augmentation des cotisations patronales de l'ordre de 150 millions d'euros pour la première année, montant qui diminuera année après année, à mesure du départ à la retraite des fonctionnaires de l'entreprise, jusqu'à extinction en 2042.
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