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Or : l'once s'effrite sous les 1.600 dollars

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(CercleFinance.com) - Au terme du premier fixing du jour sur le marché de référence de Londres, l'once de métal fin cotait 1.597,25 dollars (- 2 dollars par rapport au fixing d'hier après-midi) et 1.241,3 euros (- 0,2 euro).

Pour le 2ème fixing de suite, le prix de l'once selon le cours de Londres s'est donc établi sous la barre symbolique des 1.600 dollars, qui avait été reprise de haute lutte le 18 mars dernier.

Les cours sur le marché au comptant, qui depuis ce matin évoluent entre 1.604 et 1.595 dollars environ, dénotent d'une certaine indécision autour des 1.600 dollars.

Chez Triland Metals, courtier en métaux de Mitsubishi basé à Londres, on évoque avec humour sinon humeur “la nervosité induite par la cirque européen actuellement en tournée”.

En effet, les propos tenus hier au Financial Times et l'agence Reuters par le nouveau président de l'Eurogroupe des ministres européens des Finances, Jeroen Dijsselbloem, ont suscité une inquiétude qui persiste ce midi.

Les analystes d'Aurel BGC résumaient ainsi sa déclaration ce matin : M. Dijsselbloem 'indique que le plan de sauvetage élaboré pour Chypre constituait un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires dans la zone euro et que d'autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire. Les dépôts au-dessus de 100.000 euros pourraient être amenés à participer au financement de la restructuration des banques, permettant au Mécanisme européen de stabilité d'intervenir véritablement en dernier ressors, lorsque toutes les autres solutions auront été utilisées. L'argent des contribuables épargnants européens serait sauvegardé, mais les créanciers des banques et leurs déposants pourraient subir d'importantes pertes.'

Et Aurel BGC de commenter : 'le président de l'Eurogroupe vient de briser la confiance que pouvaient avoir les européens dans leur système bancaire : en cas, même de rumeur, de difficulté d'une banque, ses problèmes seront aggravés par un risque de 'bank run'' (course aux guichets bancaires).

Après cette interview, l'Eurogroupe avait, via un communiqué laconique, rectifié que 'Chypre était un cas exceptionnel comportant des difficultés exceptionnelles qui nécessitaient les mesures spécifiques qui ont été adoptées'. 'Les programmes d'ajustement macro-économiques sont conçus 'sur mesure' en fonction de la situation du pays concerné et aucun modèle n'est utilisé', indique encore le communiqué de l'Eurogroupe.

Ce matin sur Europe 1, Benoît Coeuré, qui compte au nombre des six membres du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a exclu le risque de contagion du risque chypriote car 'la situation de Chypre est tout à fait unique. Il a ajouté sans ambages : 'je pense que M. Dijsselbloem a eu tort de dire ce qu'il a dit. L'expérience de Chypre n'est pas un modèle pour le reste de la zone euro', a-t-il affirmé au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

'Ce rétropédalage n'est toutefois guère susceptible de rassurer des épargnants nerveux, qui resteront attentifs à tout propos suggérant qu'ils pourraient avoir à passer à la caisse pour de prochains renflouements', prévient toutefois un analyste d'IG.

En tout cas, la valeur refuge qu'est l'or n'en profite guère.

De plus, le renforcement relatif du dollar, devise refuge, continue de peser sur les cours de l'or quand la demande physique asiatique, si elle est toujours présente selon le négociant MKS, peine cependant à contenir la tendance baissière des cours.

'La consolidation est susceptible de se poursuivre à court terme, alors que les participants prennent du recul et attendent des signaux plus clairs”, pronostique la branche asiatique de MKS.

L'encours de métal constituant la contrepartie des ETF aurifères donne des signes de stabilisation, sans pour autant que l'on puisse parler de rebond après la chute de ces dernières semaines. Le premier d'entre eux, le SPDR Gold Shares américain, pointait hier soir à 1.221,3 tonnes, chiffre à compter avec les 1.350 tonnes en date du 2 janvier. Mais il était passé sous la barre des 1.220 tonnes le 18 mars.

D'un point de vue technique, les analystes de ScotiaMocatta notent que l'once n'a pas été en mesure de franchir la résistance des 1.617 dollars. Une résistance constituant le sommet du canal baissier toujours d'actualité est identifiée à 1.640 dollars. Support à 1.590.


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