Bourse > Or > Or : l'once corrige sous la barre des 1.400 dollars
OrOr GC - MP00000000GCGC - MP00000000GC
1 254.30 +1.41 %
1 250.70Ouverture : 1 251.10+ Haut : 1 250.50+ Bas :
+0.29 %Perf Ouverture : 1 295.20Clôture veille : 0Volume :

Or : l'once corrige sous la barre des 1.400 dollars

tradingsat

(CercleFinance.com) - Dans le sillage du reflux du risque d'intervention occidentale contre la Syrie, le cours du métal jaune repassait en cette fin de semaine sous la barre symbolique des 1.400 dollars. Au terme du premier fixing de ce vendredi sur le marché de Londres, l'once d'or cotait 1.392,75 dollars (- 15 dollars par rapport au fixing d'hier après-midi) et 1.051,8 euros (- 11,5 euros).

Notons que l'once est bien partie pour terminer son mois d'août sur des hausses de 78 dollars et 60 euros environ.

Les analystes de Saxo Banque expliquent ainsi la baisse récente de l'or, après qu'un plus haut de plusieurs mois ait été touché en début de semaine : “'un apaisement relatif sur le dossier syrien, alors que les parlementaires ne s'accordent pas sur une nécessité d'intervention”.

En effet, la récente vague d'aversion au risque liée à une éventuelle intervention militaire occidentale contre le Syrie, soutenue par la Russie et l'Iran, s'est apaisée. Notamment depuis que la Chambre des communes, la chambre basse du parlement britannique, s'est prononcée contre cette éventualité. Chefs de file, les Etats-Unis donnent de plus l'impression de chercher à constituer une coalition. Or l'Allemagne vient de s'y opposer à son tour, ainsi d'ailleurs que l'Egypte.

'L'ensemble des dirigeants temporisent leurs propos, révisent leurs positions, accordent leurs violons et soutiennent davantage une résolution politique plutôt que militaire avant de connaître le rapport officiel de l'ONU', commente aussi Saxo Banque à ce propos.

Les courtiers de Triland Metals mettent de leur côté la révision en hausse, de 1,7 à 2,5%, de la croissance du PIB des Etats-Unis au 2e trimestre telle qu'elle a été annoncée hier. 'Si la croissance américaine continuait sur cette tendance, la réduction (par la Fed) du montant de ses rachats obligataires devrait plutôt être accélérée que ralentie', commentent les spécialistes.

Et ce alors que le gonflement du bilan de la Fed induit par les fameux QE menés depuis fin 2008 a souvent été cité comme un argument haussier pour l'or, en ce qu'il constitue un facteur de dilution monétaire.

En outre, le retour de la croissance américaine comme la perspective de moindres rachats obligataires tire vers le haut le rendement de l'obligation d'Etat fédérale à 10 ans, actuellement de 2,78%, et en hausse de plus de 110 points de base sur un an. L'or, qui ne procure aucun rendement (0%), est mécaniquement desservi lorsque les taux longs remontent, ce qui creuse l'écart de rémunération entre les deux placements.

Chez MKS, le négociant et fondeur de métaux fins helvétiques, on met cependant en avant les mots d'ordre de grève lancés par des syndicats de mineurs en Afrique du Sud.

Toujours rien de neuf du côté de l'encours du premier ETF aurifère au monde, le SPDR Gold Shares américain, toujours stable jeudi soir à 921 tonnes pour le 3e jour de suite.

D'un point de vue technique, les analystes de ScotiaMocatta estime que l'once connaît actuellement une correction après avoir atteint 1.433 dollars sur le marché au comptant. Le prochain support est identifié à 1.384. 'Le tableau d'ensemble laisse augurer d'une percée en direction des 1.500 dollars. Mais pour l'instant, l'heure est à une correction de court terme', indiquent les spécialistes.


Copyright (c) 2013 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI